Assemblée nationale : Cavaye Yeguie prépare aussi sa succession

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Face au lynchage sur les réseaux sociaux du président de l’Assemblée nationale (Pan) après la création de cette antenne, la représentation nationale parle de la dynamique d’une institution en pleine mutation.

Cavaye Yeguie Djibril a fêté ses 82 ans le jour du Nouvel An. Le chef traditionnel de Mada a de nouveau fait l’objet de la presse après la fameuse allégation d’infection au Covid-19 en mars 2020 à son retour de soins médicaux en Europe.

Cette nouvelle polémique, qui a surgi ces derniers jours après la création d’une antenne de l’Assemblée nationale à Maroua, place une nouvelle fois celui qui est hissé au sommet depuis 30 ans sous le feu des projecteurs de toutes les spéculations concernant son âge et son patrimoine à détenir. le levier de l’appareil parlementaire.

Contactées l’institution pour en savoir plus, nos sources expriment leur ahurissement devant cette « levée de gros mots pour stigmatiser maladroitement et en vain le Très Honorable Cavaye Yeguie Djibril. Vous qui avez parlé sans savoir de quoi il s’agissait, rendez-vous à l’ambassade du Cameroun à Paris. , où vous trouverez une branche de l’Assemblée nationale.

Un décret présidentiel lui donne une marge de manœuvre pour créer des succursales de (« Institution où il faut. Il t’a fait à Maroua et c’est parfaitement légal », s’insurge notre source avant de demander un cessez-le-feu d’injures répugnantes. Plus loin, une autre source parle de « nuire aux volontaires ». volonté » à la lumière des exploits de Pan depuis la 10e législature.

« Vous avez vu tous les changements qu’il a apportés en vue d’une Assemblée nationale de 2e génération, comme il le dit. Parcourez le nouvel organigramme et observez la nouvelle vie en salle de conférence pour comprendre la honte des attentats qui visent à ternir la dynamique en marche », clame-t-il avant d’ajouter qu’ils ne céderont pas à la provocation !

« Le chantier est immense et rien ne peut nous distraire ! Il a créé une antenne à Maroua pour des besoins de service, demain ce sera peut-être la même chose ailleurs. » autre.

« Le président doit pouvoir travailler efficacement, même s’il est en dehors de la salle. Vous ne le saviez peut-être pas, le Pan passe régulièrement des vacances dans le pays depuis 10 ans. Vous cherchez le ciel et la terre pour créer de l’imaginaire », conclut notre source, l’air agacé, ici tous s’accordent à l’unanimité pour dire que la nouvelle structure de la maison et son fonctionnement optimal prédisent une entrée en douceur dans le nouveau siège en construction.

Des changements complets
En effet, depuis l’arrivée de la 10e législature après les élections du 9 février 2020, l’institution a connu une métamorphose sans précédent par rapport aux législatures précédentes. La première pause, c’est la vie à l’Assemblée. Une session de l’Assemblée vaut désormais 30 jours d’intense activité, où même les dimanches sont parfois bondés.

La seconde rupture est qu’à cette plénitude de l’horaire de travail s’ajoute la volonté indéniable de favoriser la synergie entre le gouvernement et l’institution qu’il préside. En maintenant sa mission première de voter les lois et de contrôler l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale a créé de nouveaux mécanismes qui lui permettent d’être au plus près de ce que fait le gouvernement.

Il y a donc au moins deux nouveaux textes que la Représentation Nationale a adopté pour être plus efficace et plus proche de la Nation, tout d’abord cette obligation est désormais donnée à toutes les Commissions de l’Assemblée Nationale d »’au moins une séance de travail par séance, intitulé « Séances d’information et d’échange avec les commissions ».

La chambre sélectionne des sujets d’actualité d’importance nationale et, dans un cadre restreint, sollicite des entretiens avec le ministre ou une personne bien informée sur la question. Avec le recul, on se souvient qu’il y a quelque temps, tous les invités ont répondu à l’appel en dehors de l’horaire avec le ministre des Affaires étrangères.

Entre autres, on pourra retenir durant l’année législative 2020-2021 : la rencontre entre la Commission de défense et de sécurité avec le ministre de la Défense nationale, Joseph Beti Assomo sur la justice militaire, le 16 juin 2021 ainsi que le 22 novembre sur le statut et la contribution des ingénieurs militaires aux objectifs de développement.

Le ministre du Travail, pour sa part, a été reçu par la Commission des affaires culturelles le 17 juin 2021, et ils ont discuté des questions de prévoyance et de sécurité sociale ; Le 5 juillet de l’année dernière, le ministre de la Justice s’est présenté devant la Commission du droit constitutionnel pour discuter des cadres juridiques de la promotion et de la protection des droits de l’homme au Cameroun.

Le 22 juillet 2021 a eu lieu une séance d’information et d’échange entre les députés membres de la Commission du droit constitutionnel et de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés. Le 18 novembre 2021, la même Commission a discuté des tenants et aboutissants de l’Accord-cadre pour l’organisation de Can 2021 TotalEnergjes avec le ministre des Sports et de l’Éducation physique.

Devant le comité de l’éducation, les ministres de l’enseignement primaire et son homologue de l’enseignement secondaire ont été invités à discuter du statut, du fonctionnement et du contrôle des associations de parents d’élèves.

Pour conclure ce chapitre, la Commission de la production et des échanges a tenu une séance d’information et d’échange le 24 novembre sur le cadre législatif et réglementaire des normes liées à l’environnement contemporain et leurs applications avec le ministre des Mines et du Développement technologique.

Séances plénières spéciales Ce sont bien sûr les moments les plus redoutés des ministres et contribuent néanmoins à créer un climat apaisé de bon fonctionnement ou d’entente entre l’exécutif et le législatif. Ils sont particuliers car le débat ou les échanges portent sur des sujets précis, les questions étant posées directement aux ministres.

Elles diffèrent des questions orales traditionnelles en ce que les membres du gouvernement ne connaissent pas les questions posées. C’est instantané.

En 2021, séance plénière spéciale du 23 novembre sur le Plan présidentiel de reconstruction et de développement du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, du ministre délégué de l’Économie, de l’Aménagement du territoire et de l’Aménagement du territoire, l’impact de telles séances sera meilleur que quiconque.

Au menu, plus de 50 questions que les députés lui posent en trois heures. Puis il y a eu une réponse. Cela signifie qu’en recourant à ce mécanisme d’austérité, l’Assemblée nationale recueille les doléances de la population et les présente au gouvernement pour discussion.

Dans un tel contexte, parce qu’il n’y a pas de vote, donc la discipline des partis politiques est reléguée au second plan, les députés parlent au nom du peuple et non du parti qui a la priorité. De même, le 5 juillet 2021, la session plénière spéciale sur l’Aménagement du territoire et la réforme : aspects juridiques, économiques, sociaux et politiques a fait couler beaucoup d’encre et de salive, indiquant qu’il s’agit « d’un point central sur lequel le gouvernement est appelé » à légiférer. . . .

L’autre particularité des séances plénières spéciales est qu’elles se terminent toujours par des recommandations. En plus des deux mentionnées, l’Assemblée nationale a eu 6 sessions extraordinaires entre 2020-2021.

Notons entre autres les séances plénières spéciales sur les points suivants : la promotion et la contribution de la médecine traditionnelle à l’offre de soins (25 juin 3020) ; Cérémonie officielle de présentation de l’Anthologie des discours de Pan (9 décembre 2020); sécurité et prévention routières au Cameroun (23 mars 2021) ; présentation des avancées de la lutte contre la corruption au Cameroun et des attentes de la Conac aux délégués (6 avril 2021) ; le projet de couverture sanitaire universelle et vaccination contre le Covid-19 (23 juin 2021).

On le voit, Cavaye Yeguie Djibril a surpris beaucoup de monde depuis le début de la 10e législature. Lui qui est bloqué depuis 1992, c’est-à-dire 30 ans sans interruption, a donné un nouveau souffle à la vie de l’Assemblée nationale. L’institution parlementaire fonctionne si bien que certains parlent d’une Assemblée nationale de 2e génération en rupture totale avec l’esprit de la « Chambre d’enregistrement » traditionnelle.

Tout cela, le Pan n’y est pas étranger, car l’homme puise dans son expérience inépuisable pour créer quelque chose de nouveau, en réalité il convient de parler de l’expérience ancrée dans le patriotisme, l’amour pour son pays. Depuis plus de 10 ans, Cavaye Yeguie Djibril ne passe pas ses vacances hors du pays, mais à Mada dans son village natal où il est également chef de tribu traditionnel.

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