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Dans les régions anglophones du Cameroun, les exécutions, tortures et viols sont « récurrents » des deux côtés.

Atrocités récurrentes dans les régions anglophones du Cameroun

Les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont le théâtre d’atrocités récurrentes commises à la fois par les forces armées et les séparatistes armés. Amnesty International a récemment alerté sur ces violences, qui incluent des exécutions, des tortures et des viols. Depuis 2016, les manifestations pacifiques des anglophones ont été violemment réprimées par le régime du président Paul Biya, ce qui a conduit à la montée en puissance de groupes armés séparatistes. Ces derniers ont déclaré l’indépendance de la région, baptisée « Ambazonie », en 2017. Le rapport d’Amnesty se base sur les témoignages de plus de 100 victimes ainsi que sur ceux d’ONG locales et de journalistes.

Des enlèvements et des violences ciblées

Les séparatistes anglophones ciblent principalement les civils, notamment l’ethnie peule Mbororo, qu’ils accusent de collaborer avec le gouvernement de Yaoundé. Ils procèdent également à des enlèvements contre rançon de manière quasi quotidienne. De leur côté, l’armée et la police sont accusées d’attaquer et de détruire des villages soupçonnés de soutenir les séparatistes, commettant ainsi des bavures et des crimes. Amnesty pointe également du doigt les « milices Mbororo » qui soutiennent les militaires dans ces attaques.

Une absence de réponse internationale

Amnesty s’inquiète du fait que les partenaires internationaux du Cameroun continuent de coopérer avec les militaires en fournissant des armes et du matériel militaire. Ces armes risquent d’être utilisées par les forces armées, les milices ou les séparatistes armés pour commettre des exactions. L’ONG appelle ces partenaires internationaux à condamner ces violations des droits fondamentaux et demande au gouvernement camerounais de mener des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales. Malheureusement, les demandes de rencontres avec des ministres formulées dans le cadre de ce rapport sont restées sans réponse.

Mots clés : Cameroun, régions anglophones, violences, séparatistes, exécutions, tortures, viols, forces armées, Amnesty International, enquêtes, partenaires internationaux.

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