Bibou Nissack et Alain Fogue: Voici comment comprendre la décision de l’ONU envoyée au Cameroun

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Le groupe de travail de l’ONU enquêtant sur les cas d’atteintes aux droits de l’homme a tacitement communiqué sa décision au gouvernement camerounais, qui a choisi de ne pas répondre à l’ONU et de ne plus coopérer pour une issue positive de ces dossiers.

En effet, la décision des Nations unies a été communiquée aux autorités camerounaises il y a quelques mois. Ce n’est que maintenant que la décision est rendue publique.

Mais pourquoi rendre cette décision publique à ce moment précis ? Qui l’a rendu public ? Qu’adviendra-t-il de Bibou Nissack et des autres prisonniers dont les droits ont été bafoués ? Franz Krause répond à tant de questions

« 1) En 1984, l’Etat du Cameroun a adhéré au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

2) Le Pacte garantit notamment les droits et libertés de la personne humaine, individuellement ou au sein d’une communauté, qui peuvent se résumer comme suit :

– Non-discrimination (art. 1 et 3)

– Egalité devant les tribunaux et devant la loi (articles 14 et 26) ;

– Le droit à la vie (article 6) ;

– l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (article 7).

3) Selon la procédure impérative, les États parties au présent Pacte doivent :

– s’engager à soumettre des rapports réguliers au Comité des droits de l’homme sur la mise en œuvre des droits garantis.

– Reconnaître la compétence du Comité pour examiner les communications émanant de particuliers. L’Etat du Cameroun reconnaît cette compétence. Des individus tels que M. KAMTO ou d’autres Camerounais peuvent envoyer des communications au Comité alléguant que le Cameroun ne remplit pas ses obligations en vertu de l’accord.

4) Le mardi 26 avril 2022, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire adresse une communication au gouvernement de la République du Cameroun concernant une plainte de M. KAMTO, des membres de son parti politique et d’autres sympathisants.

5) L’Etat du Cameroun choisit de ne pas répondre à cette communication.

6) En l’absence de prise de position légale de l’Etat du Cameroun, le Groupe examine les faits présentés et conclut que la détention des détenus MRC/Support visés dans la notice est arbitraire.

Rf: Franz Krause

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