Cameroun : grève annoncée dans les universités publiques contre Fridolin Nke. soutenir

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Le Syndicat national des enseignantes et enseignants du secondaire (Synes) appelle les éducateurs à observer une grève le jeudi 14 octobre, pour dénoncer les humiliations et atteintes aux libertés de leur collègue.

Les enseignants des établissements publics d’enseignement supérieur du Cameroun sont invités à assister à une journée sans toge le jeudi 14 octobre 2021. L’appel a été lancé par le Syndicat national des enseignants de l’enseignement supérieur (Synes) via un communiqué signé le 8 octobre. au nom du Bureau Exécutif, par prof.dr. Blaise Ntopi Fotso, secrétaire général de cette organisation syndicale. La grève vise à « protester contre les graves atteintes aux libertés académiques des enseignants de l’enseignement supérieur en général et les tortures infligées au Dr Fridolin Nke en particulier ». Selon le communiqué, la grève signifie la cessation de tout enseignement, recherche, conseil aux étudiants, évaluation et soutenance de mémoires et thèses.

En outre, Synes invite le gouvernement à prendre les mesures administratives et judiciaires appropriées contre les auteurs des enlèvements, séquestrations et tortures que le Dr. Fridolin Nke a subi. Synes demande également au gouvernement camerounais d’informer la communauté nationale des résultats des actions ci-dessus et de « mettre fin à toutes les formes d’intimidation contre les enseignants du supérieur dans l’expression des libertés dont ils jouissent ». Synes prévient la communauté nationale que « la répétition d’actes d’intimidation ou de torture contre un enseignant, si nécessaire, conduira à des actions plus énergiques pour mettre en œuvre le respect, la dignité et la liberté académique de ce grand corps de l’Etat ».

Les faits remontent au 20 septembre 2021. Dans un vidéogramme diffusé sur les réseaux sociaux ce jour-là, Fridolin Nke, maître de conférences en philosophie et maître de conférences à l’université de Yaoundé 1, a raconté les circonstances de son enlèvement, suivi de coercition de la part de ses bourreaux. saisie du bureau du colonel Emile Joël Bamkoui, commandant de la sécurité militaire (Sémil). Il a également exposé les tortures que lui ont infligées le colonel Bamkoui et certains de ses collaborateurs. Torture qui viole les principes de respect des droits et libertés des individus et des citoyens tels qu’ils sont inscrits dans la Constitution et le Code de procédure pénale du Cameroun et plusieurs autres instruments juridiques internationaux ratifiés par le Cameroun.

Selon Synes, l’enlèvement, l’enlèvement et la torture de leur collègue ont eu lieu après deux citations à comparaître du patron de Semil, dans lesquelles le Dr Fridolin Nke a été invité à venir dans son bureau pour répondre à des allégations jugées sérieuses, bien qu' »ils aient rapporté avoir pris la position honteuse de l’enseignant sur la guerre civile en cours dans les régions anglophones du Cameroun. A plusieurs reprises lors de débats médiatiques, Fridolin Nke s’est publiquement prononcé contre ce conflit coûteux et a dénoncé ses conséquences dommageables, tant pour la population civile que pour les forces de défense et de sécurité. « Depuis cette épreuve dans les bureaux de Semil, le Dr Fridolin Nke a ressenti une douleur physique atroce, avec des symptômes d’amnésie », écrit Synes.

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