Cameroun : l’inégale répartition des routes pèse sur le développement

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Le Cameroun est divisé en 10 régions. Mais la répartition des infrastructures de développement dans ces régions est inégale. Cela a pour conséquence directe d’entraver le développement économique. En général, le Cameroun a un très haut niveau d’enclavement routier. Des régions comme l’est ont 3,23% des routes goudronnées. La région Centre, qui a le taux d’asphaltage le plus élevé, compte moins de 20 % de routes revêtues. Camerounweb.com vous propose un article rédigé par le Frégiste Bertrand Tchouta, le directeur de publication de Bougna.

Ce graphique que BOUGNA a préparé pour vous, à partir des données collectées auprès du Ministère des Travaux Publics (MINTP), donne une image claire de la pénurie d’infrastructures routières de qualité dans les 10 régions du Cameroun. Le graphique confirme le haut degré d’ouverture de la région Est. Sur une longueur totale de 22 132,19 kilomètres, seuls 715,40 km de routes (3,23 %) sont goudronnées. Selon les données que nous avons pu récolter, seuls 96,30 km de routes sont goudronnées. Malheureusement, cela ne devrait pas permettre d’augmenter la longueur des routes revêtues au-delà de 5 %.

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Avec 2 016,68 kilomètres de routes goudronnées, la région du Centre est la région la plus visitée du Cameroun. Un statut dont elle bénéficie grâce à Yaoundé, la capitale politique, et aux projets de développement des infrastructures routières (routes urbaines, etc.).

En croisant nos données, on s’aperçoit que le centre, qui est le nom de baptême de la région, n’a pas été donné par hasard. La région est également au centre (au cœur) du réseau autoroutier national. Elle compte à elle seule 1 104,01 km de routes nationales, le réseau le plus élevé du pays. Soit 19,41% de l’ensemble des routes nationales du pays, devant les régions du Sud (930,62 km de routes bitumées), de l’Adamaoua (636,59 km) et de l’Extrême-Nord (607,64 km).

La région Centre dispose également du premier réseau de routes régionales revêtues (418,95 km) devant la région Ouest (314,89 km de routes régionales revêtues) et le Littoral (276,90 km). Enfin, la région Centre dispose du deuxième réseau de voies communales revêtues (433,72 km), derrière le Littoral (488,45 km de voies communales revêtues).

Contrairement à la région Centre, la région du Littoral ne bénéficie pas vraiment de la ville de Douala, mais elle bénéficie du poumon économique du Cameroun. Avec seulement 1 097,60 km de routes goudronnées, elle occupe la troisième place, derrière la région Sud, à la deuxième place avec (1 351,17 km).

Crise anglophone

Le graphique confirme l’impact de la crise anglophone sur les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Dans le nord-ouest, par exemple, seulement 476,28 kilomètres de routes sont goudronnées pour une longueur totale de 10 851,81 (4,38 %). En termes de routes nationales, c’est la région la moins goudronnée du Cameroun (seulement 238,95 km). Une analyse plus approfondie des données montre que seulement 11,83 % des routes régionales sont revêtues et que 1,69 % du réseau routier municipal est revêtu.

La région du Sud-Ouest fait mieux que sa sœur « anglophone », mais loin derrière. Sur les 5 452,87 km de longueur totale, 623,56 km de routes sont asphaltées (soit environ 11,43%). Elle a 49,16 % de sa longueur en tant que routes nationales revêtues, mais arrive en deuxième position dans le classement des routes régionales revêtues (avec seulement 2,82 % de sa longueur).

Afin de réduire la pénurie d’infrastructures routières dans les régions anglophones, le ministère des Travaux publics envisage de réutiliser les zones abandonnées ou délaissées par la crise anglophone. C’est le cas par exemple de la route Babadjou-Matazem (parcelle 1 de la route Babadjou-Bamenda) qui devrait bénéficier de travaux de réhabilitation.

C’est également le cas de la route Bamenda-Bambili (9,6 km) qui fera l’objet de travaux d’entretien. Enfin, le Ring en 4 lots (280 km) ; la route Nfaitock-Mamfe, parcelle 2 de la route Kumba-Mamfe (119,5 km) ; et la deuxième route d’accès à la ville de Bamenda (20 km), dont les travaux de construction sont en cours dans la composante PLANUT, connaîtront des avancées significatives.

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Source: CamerounWeb

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