CAN – Algérie-Côte d’Ivoire : Victoire obligatoire des Fennecs

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Dernière de son groupe, l’Algérie doit absolument battre la Côte d’Ivoire jeudi prochain 20 janvier à Douala. Deux ans après avoir remporté la CAN, il renouvellera son échec de 1992 sinon.

L’Algérie et la Côte d’Ivoire ont pris l’habitude de se rencontrer en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Le bras de fer final, le 11 juillet 2019 à Suez en quart de finale, a été en faveur des Fennecs (1-1, 4-3 aux tirs au but), qui ont remporté leur deuxième trophée continental quelques jours plus tard à Alger en 1990.

Mais l’histoire nous rappelle que les Algériens sont tombés de haut au Sénégal en 1992, lorsqu’ils y sont venus défendre leur titre. Les coéquipiers de Rabah Madjer se sont inclinés (0-3) face aux Eléphants, avant d’être éliminés après un nul face au Congo (1-1).

Trop de confiance ?

Jeudi à Douala, sur les vestiges de la pelouse du stade Japoma, les Maghrébins, retenus par la Sierra Leone (0-0) puis défaits par la Guinée équatoriale (0-1) n’avaient d’autre alternative que de s’imposer face aux Ivoiriens qui sont désormais assurée d’être présente en huitièmes de finale, après les succès de l’Egypte et du Nigeria mercredi soir dans le groupe D. Personne, surtout les Algériens, ne s’attendait à un tel scénario, alors que leur sélection nationale était surfaite avant le début du championnat le une série de 34 matchs sans défaite.

« Je suis bien sûr surpris que l’Algérie n’ait qu’un point après deux journées », avoue Nordine Kourichi, ancien défenseur puis entraîneur adjoint (2011-2014) des Fennecs. Mais ils sont l’équipe à battre depuis leur titre en 2019, et ils ont affronté des adversaires très motivés. »

« Oui, il fait chaud au Cameroun. Oui, il y a une forte humidité. Oui, la pelouse de Douala n’est pas de très bonne qualité… Mais ce ne sont pas les seules raisons qui expliquent ces deux premiers résultats », estime l’ancien international (30 sélections), qui croit à l’hypothèse d’orgueil d’une équipe habituée. exclure de ne pas perdre depuis octobre 2018. « Elle pensait sans doute que ce serait plus facile », poursuit-il. Mais après deux matchs, elle n’a pas marqué le moindre but. Mentalement, physiquement, il faut être prêt pour une CAN, et il y a probablement eu un certain manque de motivation. »

Djamel Belmadi va devoir trouver les mots, demander à ses joueurs d’en faire beaucoup plus

Situation dangeureuse

La pression autour du champion d’Afrique, présenté comme le grand favori avant le début de la compétition, est réelle, tout comme les risques d’élimination précoce. Certains dirigeants de l’équipe, dont le capitaine Ryad Mahrez, n’ont pas eu leur influence habituelle, et le succès contre les Ivoiriens passera inévitablement par un retour à leur meilleur niveau.

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« Je ne pense pas que Djamel Belmadi [le sélectionneur des Fennecs] va beaucoup changer. Peut-être un ou deux, rien de plus. Les joueurs sont conscients de la situation, les dirigeants de l’équipe doivent prendre les choses en main. L’entraîneur devra trouver les mots, demander à ses joueurs d’en faire beaucoup plus », a déclaré Lakhdar Belloumi, 100 fois international algérien et considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain.

C’est la première fois depuis sa nomination en 2018 que Belmadi est confronté à une situation aussi grave. S’il ne remplit clairement pas sa place lors de cette CAN, il jouera un rôle déterminant. « Il doit garder ses principes, pas changer son système en 4-3-3. L’entraîneur rappellera sans doute à ses joueurs que l’équipe n’a pas perdu ses qualités du jour au lendemain sous prétexte qu’elle a perdu ses deux premiers matchs. Son discours sera très important. , il saura motiver ses joueurs… mais ce sont eux qui sont sur le terrain », poursuit Kourichi.

Il faut s’attendre à un réveil des Algériens. C’est un grand collectif qui a l’habitude de faire pression

Ivoiriens méfiants

Depuis Abidjan, l’ancien international ivoirien Yao Amani, désormais entraîneur de l’AFAD (Division 1) à Abidjan, envisage sérieusement le rachat algérien. « Lors des deux premiers matchs, ils ont largement dominé, mais n’ont pas réussi. C’est un gros collectif, avec de fortes individualités, habitué à la pression et je pense qu’on peut s’attendre à ce que les Algériens se réveillent. »

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La Côte d’Ivoire, bien que qualifiée, ne prend pas ce match à la légère. « Attention à ne pas se laisser prendre dans le calcul, surtout face à une équipe comme l’Algérie, avec des joueurs qui peuvent changer de match à tout moment », poursuit Amani. Je suis toujours à la recherche d’équipes qui ont un début de tournoi difficile et qui se renforcent au fil des matches, comme la Côte d’Ivoire en 2015… » Cette année-là, les Eléphants ont débuté par deux nuls face à la Guinée (1-1) et Le Mali ( 1- 1) Quelques semaines plus tard, ils devenaient champions d’Afrique…

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Source :
Jeune Afrique

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