CAN : Cameroun-Burkina Faso, une finale pas si anodine

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Les deux pays rêvaient de se rencontrer en finale de la Coupe d’Afrique des nations, mais la demi-finale est passée. Les Lions Indomptables et les Etalons devront se contenter du match de classement.

Ni l’un ni l’autre ne ramènera la coupe à la maison. Après leurs défaites respectives face à l’Egypte et au Sénégal, le Cameroun et le Burkina Faso se contenteront de la petite finale le 5 février, après avoir ouvert le tournoi le 9 janvier. Cinquante ans après la désillusion de 1972, l’histoire se répète pour le Cameroun. Il y a cinq décennies, le Congo avait dépouillé les Lions Indomptables de leur finale en les battant 1-0 au Stade Omnisports de Yaoundé, rebaptisé depuis Stade Ahmadou-Ahidjo.

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Les ancêtres de Vincent Aboubakar se sont une nouvelle fois mobilisés pour monter sur la troisième marche du podium, après avoir corrigé les Léopards du Zaïre (5-2) dans la petite finale, ce qui a à peine refroidi la déception du peuple camerounais. En 2022, la sanction a été prononcée par l’Egypte (0-0, 1-3 aux enclos), septuple championne d’Afrique (un record) après une séance de tirs au but qui a approché certains joueurs camerounais, Moukoudi et Njie en tête, avec un relâchement rappelle celui d’un groupe d’amis qui se livrent à un match de football après le barbecue du dimanche.

Une compétition avancée de 24 heures

Cette finale pour la troisième place de la CAN 2021 a déjà toute une histoire, même si elle est toute récente. Le 3 février, alors que le Sénégal venait d’éliminer le Burkina Faso (3-1) lors de la première demi-finale, la Confédération africaine de football (CAF) a décidé d’avancer le match de vingt-quatre heures, initialement prévu le 6 février à 5 heures du matin. . heures dans ce bon vieux stade Ahmadou-Ahidjo, jusqu’au 5 février à 20h

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L’agence a expliqué que la décision avait été prise en consultation avec le gouvernement camerounais et le comité d’organisation, mais sans fournir plus de détails. Selon nos confrères de RMC, les trois parties auraient jugé plus judicieux de changer la date pour des raisons de sécurité. L’hypothèse d’une élimination du Cameroun par l’Egypte avait été justement envisagée, et les autorités locales, conscientes du risque d’organiser deux matches le même jour dans la capitale, devaient faire face aux conséquences d’une nouvelle défaite des Lions Indomptables et d’éventuelles les masses de leurs partisans dans les rues de la capitale, qui ont préféré mobiliser les forces de l’ordre appropriées, précisent les médias français.

Atmosphère tendue

Au sein de la Tanière, l’élimination de l’Egypte a rapidement fait sensation. Quelques minutes après la rencontre, le capitaine Vincent Aboubakar, au micro de Canal + Afrique, a critiqué le comportement de certains de ses coéquipiers, en veillant à ne nommer personne. « Chaque fois que nous jouons en équipe, nous gagnons. [Jeudi], chacun voulait montrer de quoi il était capable. Tout le monde pense à lui et ça fout tout en l’air », s’est amusé l’actuel meilleur buteur de la CAN (6 buts).

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Son coéquipier Karl Toko-Ekambi, interrogé sur les déclarations torrides de l’attaquant d’Al-Nassr (Arabie saoudite), a assuré « ne pas vouloir polémiquer, chacun pense et dit ce qu’il veut », mais le décor est planté : l’échec face aux Pharaons laissera des traces, et une victoire sur le Burkina Faso pourrait adoucir une atmosphère que nous soupçonnons d’être tendue. « Les Camerounais vont devoir se remobiliser rapidement. D’abord pour cette petite finale, puis en mars, quand ils affronteront l’Algérie au troisième et dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022, et c’est une très grosse échéance », se souvient le Français Pierre Lechantre, qui a mené les Lions indomptables en continentale. titre. en 2000.

L’avenir de Toni Conceiçao à la tête de la sélection camerounaise ne semble pas menacé pour l’instant, et la tendance serait de faire confiance au technicien portugais jusqu’à la double confrontation avec les Fennecs algériens, bien plus importante que le match. les étalons burkinabè. Mais ce dernier, qui avait terminé troisième de la CAN 2017 – remportée par le Cameroun – ne serait pas contre la revanche, ayant perdu un mois après le match d’ouverture sur deux penaltys qu’ils n’ont pas obtenus.

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Source :
Jeune Afrique

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