CAN : Cameroun-Egypte, une histoire de revanche

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Ce jeudi soir au Stade d’Olembe, les Lions Indomptables et les Pharaons s’affronteront en demi-finale de la CAN. Les deux formations ont souvent dû se croiser dans cette compétition, et leurs affrontements ne sont jamais passés inaperçus…

Les Lions Indomptables et les Pharaons se sont rencontrés à 27 reprises en match amical depuis le 23 février 1983, date du premier Cameroun-Egypte (2-0) de l’histoire. Cette soirée sera animée par un enjeu bien plus important puisque le vainqueur se qualifiera pour la finale du dimanche 9 février. Avant ce gros choc, retour sur les duels les plus importants du passé…

• 1984 : l’Égypte bat les futurs champions d’Afrique

Le 4 avril 1984, lors de la CAN organisée en Côte d’Ivoire, l’Egypte domine le Cameroun (1-0) au premier tour, grâce à un but de Taher Abou Zeid, footballeur dont on se souviendra deux ans plus tard. des lions. Les deux équipes se qualifient néanmoins pour les demi-finales puisque la compétition se jouait à huit joueurs à l’époque. Et la première défaite des Camerounais ne les empêchera pas de devenir champions d’Afrique pour la première fois de leur histoire en battant le Nigeria (3-1).

• 1986 : coups bas au Caire

L’Egypte, qui n’a plus gagné la CAN depuis 1959, compte mettre un terme à cette longue traversée du désert, quitte à user de méthodes moralement discutables. Les Camerounais le découvriront à leurs dépens. A la veille de la finale où ils doivent affronter les pharaons, les lions indomptables apprennent qu’il n’y a plus un seul terrain d’entraînement disponible au Caire – un argument qui laisse le staff technique et les joueurs dubitatifs. Alors que la CAF, dont le siège, Précision Utile, est situé dans la capitale égyptienne, ne lève pas le petit doigt pour régler le problème, Claude Le Roy, l’entraîneur français du Cameroun, doit organiser une séance d’entraînement dans un jardin public, entre familles.

Claude Le Roy et ses joueurs n’ont pas digéré les méthodes utilisées par les pharaons

Et quelques heures plus tard, les Camerounais apprennent que le meilleur joueur égyptien Taher Abou Zeid n’est plus suspendu de la finale, son deuxième carton jaune ayant été retiré par la CAF. Les Pharaons remporteront enfin leur troisième titre aux tirs au but, au terme d’une finale très serrée (0-0, 5-4 aux tirs).

• 1988 : La revanche des Lions

Deux ans plus tard, Claude Le Roy et ses joueurs n’ont toujours pas digéré les méthodes utilisées par les pharaons, avec l’aide de la CAF. La revanche des Lions Indomptables sera brillante et interviendra très tôt lors de la CAN organisée au Maroc. Le 14 mars, Roger Milla a inscrit l’unique but du premier match du premier tour à Rabat. Une défaite qui aura de lourdes conséquences pour les Maghrébins puisqu’ils sont éliminés à l’issue de la phase de poules. Les Camerounais mettent le paquet en remportant leur deuxième trophée continental contre le Nigeria, leur victime favorite (1-0).

• 2008 : double peine infligée par les pharaons

La CAN 2008, organisée au Ghana, reste l’un des pires souvenirs de l’histoire du football camerounais. Car les Lions sont battus deux fois par leurs rivaux égyptiens. Premier au premier tour (4-2), malgré un doublé de Samuel Eto’o. Mais le pire est encore à venir pour les coéquipiers de celui qui évolue ensuite au FC Barcelone.

Après la Tunisie (3-2) et le Ghana (1-0), en quart puis à la mi-temps, ils ont de nouveau échoué en finale face au réalisme des pharaons. Grâce à un but de leur star Mohamed Aboutreika à douze minutes de la fin du match, ils conservent leur titre et remportent leur sixième trophée. Deux ans plus tard, l’Egypte en Angola donne une nouvelle leçon au Cameroun en quart de finale (3-1), avant de remporter le titre.

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• 2017 : la fin de la malédiction

La finale de la CAN 2017 n’est pas ce que de nombreux spécialistes avaient envisagé. Le Cameroun, entre autres, était tout au plus considéré comme un outsider et l’Egypte, absente des trois éditions précédentes (2012, 2013 et 2015), ne faisait pas peser la plus grande menace sur les favoris de l’époque, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou la RD Congo.

Vincent Aboubakar offre aux Lions l’occasion de laver le mépris de 1986 et 2008

Mais les Lions Indomptables atteignent la finale après avoir éliminé majoritairement le Sénégal et le Ghana, tandis que les Pharaons, proposant un jeu minimaliste et carrément ennuyeux, battent le Maroc puis le Burkina Faso. Longtemps, les coéquipiers de Mohamed Salah ont cru tenir leur huitième CAN, après que Mohamed Elneny a rapidement ouvert le score. Mais Nicolas Nkoulou a égalisé à l’heure de jeu et Vincent Aboubakar a donné une chance aux Lions de laver les affronts de 1986 et 2008 en brisant le verrou égyptien deux minutes avant la fin du temps réglementaire…

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Source :
Jeune Afrique

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