CAN : stades abandonnés, bagarres, mauvais hymne… Les petites et grandes polémiques de la compétition

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Comme toute grande compétition, la CAN connaît quelques ratés. Alors que la première phase touche à sa fin, retour sur le gros « bad buzz » de cette 33e édition, qui s’est déroulée au Cameroun.

Hormis le cas de l’arbitre zambien Janny Sikazwe déjà évoqué dans ces colonnes, d’autres couacs ont interrompu la compétition phare du football africain. Des stades longtemps vides, des terrains en gazon qui se détériorent rapidement, l’hymne national mauritanien diffusé lors d’un match qui n’était pas le bon, la bagarre après la rencontre Ghana-Gabon (1-1)… Retour sur les quelques incidents qui ont marqué le premier tour de la compétition.

Mauritanie: l’hymne national n’était pas le bon

Était-ce un signe ? La deuxième participation de la Mauritanie à une phase finale de la CAN menace de s’arrêter au premier tour, comme en 2019, après les deux défaites du pays contre la Gambie (0-1) et la Tunisie (0-4). Avant leur premier match contre les Gambian Scorpions à Limbe le 12 janvier, les Mourabitounes n’ont jamais entendu leur hymne national. Quelques notes de musique retentirent pendant quelques secondes, avant d’être brusquement interrompues. Les joueurs mauritaniens, d’abord perplexes, n’ont pas eu plus de chance lors de la deuxième tentative.

Le speaker du stade s’est alors carrément excusé et a promis la diffusion rapide de l’hymne national. Après une longue minute d’attente, les mêmes notes de l’ancien hymne national mauritanien (valable de 1960 à 2017) ont été entendues peu avant les organisateurs, sans doute pour blague courante, renoncé et diffusé le (bon) hymne national gambien. La CAF a poursuivi en expliquant qu' »un problème technique a empêché l’ingénieur du son d’accéder au fichier audio associé ».

stades abandonnés

En 2019, trop de matches ont eu lieu pour des tribunes largement vides lors de la CAN en Egypte. Le problème s’est répété au Cameroun, du moins les premiers jours. Pas un seul stade n’était plein, y compris celui d’Olembé pour le match d’ouverture entre le Cameroun et le Burkina Faso (2-1), le 9 janvier. Celui entre le Maroc et le Ghana, prévu le 10 janvier au stade Amadou-Ahidjo de Yaoundé, a attiré au maximum 1 500 spectateurs, alors qu’il peut en accueillir 42 500.

Les raisons de ce mécontentement de masse sont nombreuses. Le prix des billets (de 4 à 31 euros) est jugé trop élevé. Par ailleurs, le protocole sanitaire très strict imposé par la Confédération africaine de football (CAF) et l’Etat camerounais pour lutter contre les risques de propagation du Covid-19, dans un pays où environ 6% de la population serait vaccinée, n’a pas fréquentation du stade, toute personne souhaitant assister à un match devant présenter un carnet de vaccination et un test PCR de moins de 48 heures.

Le gouvernement a donc décidé de ne pas assouplir les règles, mais d’aménager les horaires des activités scolaires, académiques et professionnelles, qui se terminent au plus tard à 14 heures. Une décision de Paul Biya, le chef de l’Etat, « pour permettre aux Camerounais de participer activement à ce grand rendez-vous continental. Depuis, les haut-parleurs sont beaucoup plus pleins et plus vivants…

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A Douala, l’herbe pourrie

Le stade Japoma de Douala est récent, la pelouse est fraîche, mais ça n’a déjà pas l’air grand chose, avec seulement quatre matches joués. De la teinture verte a peut-être été appliquée sur le terrain de jeu pour masquer la misère, mais le résultat est là : la pelouse se dégrade à vue d’œil, ce qui n’est pas à l’avantage des équipes qui essaient de développer un bon jeu.

Le sélectionneur algérien Djamel Belmadi y a fait allusion, mais sans en faire une circonstance atténuante, a expliqué la contre-performance de ses joueurs contre la Sierra Leone (0-0) et la Guinée équatoriale (0-1). Son équipe affronterait les Équato-Guinéens sur un terrain déjà très abîmé après la rencontre Côte d’Ivoire-Sierra Leone (2-2), qui s’était terminée une heure plus tôt.

C’est au Japoma Stadium qu’aura lieu le 20 janvier le choc décisif entre les Fennecs et les Eléphants. Patrice Beaumelle, l’entraîneur français des Ivoiriens, a tenté de minimiser les nombreuses critiques en confirmant que la pelouse est « plus que correcte » et qu' »on a vu pire lors de certaines CAN ». Bien sûr, mais je ne suis pas sûr que cet argument suffise à édulcorer un sentiment quasi général…

Bataille générale entre le Gabon et le Ghana

Le match entre le Ghana et le Gabon, le 14 janvier à Yaoundé, s’est soldé par une bataille globale. Les Black Stars, qui menaient depuis la 18e minute grâce à un but d’André Ayew, ont été dépassés dans les dernières secondes après l’égalisation de Jim Allevinah. Alors que les gabonais affichaient leur joie, certains joueurs ghanéens sont devenus fous, dont Benjamin Tetteh, auteur de plusieurs coups sûrs.

Le Ghana n’a pas supporté l’attitude des Gabonais, qui n’avaient pas rendu à leurs adversaires un ballon qu’ils avaient touché volontairement après la blessure de l’un d’entre eux. André Ayew a évoqué un comportement « tout petit, signe de petits joueurs ». La CAF, pour sa part, a décidé de suspendre Tetteh pour trois matchs et d’avertir les deux équipes pour « comportement antisportif ». »

Heureusement, avec l’élimination du Ghana et la qualification du Gabon, il n’y a plus aucun risque que les deux équipes se rencontrent en huitièmes de finale.

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Source :
Jeune Afrique

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