« C’est normal que le Cameroon soit sélectionné »

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Vous êtes au Cameroun pour l’émission événement « La piste de la Francophonie ». Pouvez-vous nous présenter ce concept ?
L’idée est venue de notre directeur Yves Bigot qui avait déjà organisé il y a deux ans le Tour du monde de la Francophonie. Cette fois-ci, on a organisé la Piste de la Francophonie. On a eu droit à 20 heures intenses de direct. Nous voulons montrer comment la Francophonie est vivante, mais aussi ce que font TV5 et les chaînes partenaires. Dans un monde qui est en turbulence, la Francophonie existe. C’est vrai que rien n’est parfait, mais il est important de montrer que nous existons. Il faut montrer, à travers les 18 destinations que nous avons touchées, qu’il y a une jeunesse africaine dynamique.Le Cameroun est l’une de ces pistes justement. Pourquoi sa sélection parmi les 18 destinations ?
Il faut savoir que le Cameroun n’a pas fait partie de la première aventure. Il y a beaucoup de pays qui ont souhaité participer à cette deuxième opération, dont le Cameroun. Il faut dire aussi qu’à TV5, il y a beaucoup de journalistes camerounais, comme Denise Epote, moi-même et Christian Eboule. C’est normal que le Cameroun soit sélectionné. J’ai été choisie pour venir ici au Cameroun, et je le considère comme un privilège. C’est l’occasion de montrer la diversité culturelle de notre pays, de montrer comment dans ce pays le Français arrive à rayonner, comment il se fait une place dans notre Camfranglais, dans la vivacité de nos langues. Cela permet de montrer une Francophonie diverse, plurielle, dynamique qui vit. Le Cameroun qu’on présente toujours comme l’Afrique en miniature mérite de participer à cette aventure.D’après vous, quelle est la place du français pour aider à l’élévation de la culture en Afrique, où l’anglais a le vent en poupe ?
Justement, c’est le défi de TV5 qui est la première chaîne culturelle francophone internationale. Il y a quand même plus de 77 millions d’élèves dans le monde qui parlent le français. Ce que TV5 peut déjà faire, c’est promouvoir la langue africaine dans sa diversité, car nous ne parlons pas le français de la même façon, et il faut laisser tout le monde s’exprimer. Dans Le Journal de l’Afrique, on couvre tout en français. Quel que soit le pays où on se trouve dans le monde, on est content de suivre l’actualité du continent en français. C’est ce que nous faisons en touchant plus de 370 millions de foyers dans le monde. C’est sûr que l’anglais a de l’ampleur, mais nous devons continuer. Comme le disait récemment Louise Mushikiwabo (Ndlr : secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie), il faut donner à notre jeunesse la possibilité de croire en cette langue française. Il y a des programmes que soutient l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) dans les universités pour permettre aux jeunes d’être diplômés. Et quand un jeune artiste crée, nous sommes là pour offrir de la visibilité à son travail. Elle est mondiale ! Ce n’est pas rien.
 

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SOURCE: https://www.w24news.com

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