Covidgate 2021 : voici les vraies raisons d’entendre Louis Paul Motaze

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Le ministre des Finances a été entendu comme témoin pendant trois jours par les enquêteurs du Tribunal pénal spécial.

L’enquête du président de la République répond à une demande du Fonds monétaire international (FMI), qui veut y voir clair dans la gestion des ressources allouées pour lutter contre la pandémie. Dans cette perspective de transparence, la Cour des comptes de la Cour suprême a rendu son premier rapport d’étape en mai dernier. Les irrégularités constatées par le tribunal ont provoqué un emballement de l’opinion publique. Les jours suivants ont suivi un ballet d’auditions des responsables des administrations répertoriées dans le rapport des enquêteurs du Tribunal pénal spécial (TCS). La confirmation a également été donnée le 28 mai par le porte-parole du gouvernement René Emmanuel Sadi.

Contrairement à ce qui a été diffusé sur les réseaux sociaux, le ministre des Finances (MINFI), Louis Paul Motaze, n’a pas été cité comme suspect, mais comme témoin. Ordonnateur principal du Compte fiduciaire COVID-19 (CAS COVID-19), le MINFI est celui qui a élaboré toutes les procédures de dépenses et le seul capable de certifier la régularité ou la non-régularité des opérations réalisées par son gouvernement collègues. Il s’agit d’expliquer aux chercheurs comment procéder. Débutant le 28 juillet dans son bureau, son audition devait se terminer vendredi prochain.

Visiblement préparé à cet exercice, Louis Paul Motaze a pris les devants en publiant son rapport de mise en œuvre du Fonds spécial national de solidarité pour la lutte contre le coronavirus et ses conséquences économiques et sociales. Le document de 226 pages montre que « le coût total payé (…) était de 161,9 milliards, soit 45,2 milliards de frais remboursables au profit exclusif du MINSANTE (ministère de la Santé, ndlr) avant la signature du décret de la distribution des fonds COVID-19 et la mise en place du dispositif CAS COVID-19, et versé 116,7 milliards d’août 2020 à mars 2021 (y compris MINSANTE) dans le dispositif CAS COVID-19 ».

En principe, les dépenses du Cameroun dans le cadre de la réponse à la crise sanitaire devraient dépasser les 200 milliards de FCFA d’ici la fin de l’exercice 2020, a indiqué le trésorier de l’Etat. Le fait est que « 1012 enregistrements » [sont] en instance auprès des différentes administrations, pour un montant de 42,7 milliards. Le montant des transferts reportés pour l’exercice 2021 est de 40,5 milliards. Lorsque ce report sera effectivement payé, il portera le montant total du CAS COVID-19 exécuté pour le compte de l’exercice 2020 à 202,4 milliards », souligne le rapport, citant d’autres écueils dans la gestion des ressources.

Il évoque ici « la faible appropriation par un grand nombre d’administrations des procédures d’exécution des dépenses dans le circuit du CAS COVID-19 ; la non-régulation par le MINSANTÉ des avances de trésorerie consenties en sa faveur pour un montant total de 45,9 milliards ; la faible mobilisation des fonds de la concurrence ». Des chiffres contestés par le MINSANTE, Manaouda Malachie, qui a affirmé qu’il préférait toucher 34,5 milliards de francs CFA. Au ministère des Finances, ce déphasage est justifié par un problème de mise à jour des données. Il ne s’agit donc pas de vouloir nuire à Monsieur MAnaouda.

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