Crise au RDPC à Biwong-Bane : le maire à boire

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A travers Libom Li Likeng, le comité central du RDPC tente de désamorcer une crise qui dure depuis des mois entre le directeur général et 17 conseillers.

Le Rdpc contre le Rdpc à Biwong-Bane, ville située dans le département de Mvila (région du sud). 17 conseillers municipaux sur 25 sont confrontés au maire, leur camarade de parti dont ils n’approuvent plus le conseil d’administration. Le 29 novembre, ils ont écrit à ce dernier pour l’inviter à convoquer une session extraordinaire du conseil municipal pour le désigner.

Lors d’une session ordinaire de cet organe, le 10 novembre, le même groupe d’élus a déclaré invalides les comptes administratifs du maire et les comptes de gestion du percepteur municipal pour l’exercice 2020, non seulement parce que ladite session huit mois après l’Assemblée générale Le code des sociétés territoriales décentralisées (Ctd) imposait des délais, mais aussi et surtout en raison de « nombreuses irrégularités et manquements constatés après examen des coûts de ce Ctd », lit-on dans une correspondance du 23 novembre et adressée par le député Josué Mbeyo’o à la cheffe de la délégation départementale permanente du Comité central de l’Assemblée populaire démocratique du Cameroun pour le Mvila, Minette Libom Li Likeng.

Selon nos informations, le Préfet de Mvila, Sylyac Marie Mvogo, en sa qualité de représentant de l’Etat, le 16 novembre, après le refus des conseillers communaux de donner décharge sur les comptes d’administration et de gestion, la politique de la fonction publique ainsi que les divers secteurs ministériels pour mesurer la pertinence du rejet des conseillers.

A l’issue de cette séance de travail, on apprend de sources autorisées : « Le Préfet a chargé le Maire de fournir, dans un délai de sept jours, toutes pièces justificatives et explications écrites complémentaires, demandées par les membres du Conseil municipal. Ils doivent les remettre dans les trois jours. et présenter un rapport à tout Conseil extraordinaire extraordinaire ».

En vain. La crise au sein du conseil municipal de Biwong-Bane embarrasse le parti au plus haut niveau. Pour preuve, le 2 décembre, le secrétaire général du comité central, Jean Nkuete, a ordonné à Minette Libom Li Likeng d’aller sur le terrain et de travailler avec le président de la section nord-ouest du Rdpc Mvila, également conseiller municipal et principal challenger du maire. , et le président de la faction municipale Rdpc, « pour rétablir la cohésion et la sérénité au sein des conseillers municipaux qui sont tous membres du parti ».

légitimité

Cette semaine, celui qui est également ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) a dirigé la mission ordonnée par la hiérarchie du parti à Biwong-Bane. Elle a d’abord écouté séparément les principaux acteurs de la crise avant d’organiser une séance plénière de restitution. Elle a constaté que « la situation préoccupante de Biwong-Bane est principalement due au comportement odieux du maire Joseph Liboire Angono, qui a entraîné un environnement néfaste, avec pour conséquence que le fonctionnement de la commune a été bloqué », a déclaré un acteur de la crise.

Un autre courant pointe la responsabilité du président de section, Bertrand Mendouga, candidat malheureux au poste de maire en 2020 qui, après avoir perdu de justesse face à Joseph Liboire Angono (12 voix contre 13), « n’est jamais sorti des urnes. » n’a digéré » . Pour désamorcer la crise, la mission Libom Li Likeng lui a suggéré de revenir à de meilleurs sentiments et de « travailler en synergie non seulement avec le maire, mais aussi avec les forces vives, pour assurer l’efficacité et la cohérence du processus ». Mvila ».

Le maire, de son côté, a été appelé à « coopérer franchement en impliquant et en impliquant tous les comités dans la gestion de la commune, conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur ». « La commission a demandé au maire de changer radicalement de comportement vis-à-vis des autres acteurs, en mettant un point d’honneur au travail de proximité ».

Convaincue que la reconquête de sa légitimité auprès des conseillers municipaux passe par cette démarche humble, la commission « a mandaté le maire de faire amende honorable, de demander pardon et d’œuvrer pour rétablir la cohésion au sein de la commune », a déclaré un membre du comité.

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