Découverte : Voici le premier martyr de la Réunification et de l’Indépendance du Cameroun !

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L’histoire qui va suivre est l’histoire d’un Homme exceptionnel, Daniel Awong Ango, fondateur de l’Efulameyon, artisan durassemblement des Ekang du Sud Cameroun, 1er martyr camerounais de la réunification et de l’indépendance, assassiné le 15 octobre 1949 à la prison d’Ebolowa par les réactions des forces de l’administration coloniale française au Cameroun sous tutelle.

L’émergence de la figure énigmatique de Daniel Awong Ango dans un Sud-Cameroun et mutations

Les anciennes régions administratives du N’tem et de Kribi, qui ont donné le nom d’Union Tribale N’tem-Kribi (UTNK), ou Efulameyon, formaient un territoire assez permanent allant de la
côte atlantique au-delà de la boucle du Dja et s’étendaient sur une superficie d’environ 47 142 km. C’est dans cet environnement qu’a émergé Daniel Awong Ango.

L’environnement du Sud Cameroun

Le sud Cameroun baigne dans un environnement à la fois hostile à travers les éléments naturels qui dominent cet espace difficile à affronter et attrayant par les richesses qu’il regorge. Les premiers Militaires allemands arrivent dans la région en 1896 et s’y installent. Mais à peine commencèrent-ils à explorer la zone et sa périphérie que les allemands durent faire face à l’hostilité des Yendjok, précisément les Esskoé d’Azem, un village situé à 5 km du site d’Ebolowo’o. Les Essakoé, conduits par Evina Minko, un maître de guerre spécialisé autrefois dans les razzias (Oban) et très craintifs dans la contrée, commencèrent à harceler les légionnaires du 2e Reich. Entre 1897 et 1902, Evina Minko mena une guerre sans relâche contre les soldats Allemands, en mobilisant 14 000 hommes dans cette guerre. À la fin de l’année 1912, les forces coloniales avaient vaincu la majorité des résistances, malgré quelques bâtions qui continuaient de combattre. Mais avec l’éclatement de la 1ère guerre mondiale et la défaite du Reich, le Cameroun passa sous mandat de la SDN, et le Sud Cameroun une des parties du territoire géré par la France coloniale. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le Cameroun français était en pleine mutation sociale et politique.
Outre le combat mené par l’USCC contre l’exploitation dont les masses camerounaises engendrent l’objet, le début de la vie législative avec les élections du 22 décembre 1946, le territoire a vu émerger de nombreuses forces périphériques. Ainsi, après le Ngondo, reconstitué le 27 février 1947, on vi apparaitre le Kumze dans les franssfiels, la Solidarité Babimbi (SOLIBABI), l’Assemblée Traditionnelle et Coutumière des Elog-Mpoo (ACTEM) dans la Saneyeton l’Efultime dance le N c’est Kribi.

Naissance de l’Efulameyon

Pour comprendre la naissance de l’Efulameyon, il faut rentrer dans l’organisation de la société Ekang. Les Ekang ont une même organisation sociale, répartie à trois niveaux : l’Ayon, le Mvog et le Nda-Bot. Dans cette société qui pratique le strict respect de la double exogamie, tous les clans sont des exogames. Dans cette société, l’autorité politique était uniquement familiale (organisation fractale). Chez les Ekang, il ny’avait pas de chefs politiques et dehors des Mintôl des Ndat-Bot, une sorte de démocratie totale, un esprit extrêmement égalitariste qui ne permettait pas de se soumettre à une autre autorité familiale. Dans cette société, où les valeurs importantes sont la supériorité intellectuelle, et la supériorité morale, le Ntôl était celui envers qui la communauté avait la plus grande estime. Cette organisation extrêmement complexe chez les Ekang s’expliquait par le caractère guerrier de ce peuple qui entraînait la grande partie de leur temps à combattre et à occuper de nouveaux espaces qu’ils abandonnaient dès lors que les’ elles commençaient vitales queita les quient sourceelles ‘ épuiser ; en bref l’environnement dans lequel ils vivaient, la forêt dense équatoriale, ne permettait pas la mise en place des institutions centralisées. Le milieu état tellement hostile et inhospitalier que
les Ekang doivent toujours se protéger contre les bêtes sauvages. Cette organisation sociale et politique posait un problème aux nouveaux colons allemands qui s’efforcèrent
d’imposer un mode d’organisation qui existait dans les sociétés grassfiels et du septentrion. En effet dans ces régions, le pouvoir était centralisé et il suffisait de soumettre le sultan, le fou ou le lamido pour ne plus avoir de problèmes avec les populations. Il faut noter que dans cette zone, les populations n’avaient pas la même conception du rôle que devaient jouer les chefs indigènes que voulu imposer les colons. C’est dans ce contexte qu’un mouvement de contestation fixe allait avoir pour chef de file les Yeminsem de la subdivision d’Ebolowa et leur chef Daniel Awong Ango.

L’émergence de la figure énigmatique de Daniel Awong Ango dans une société Bulu en
effervescence>

Il est difficile de situer avec exactitude l’année de naissance d’Awong Ango car l’établissement des actes de naissance n’était pas encore une priorité pour les forces coloniales du 2eme Reich, plus occupées à en finir avec les résistances des leaders Bésistances des dirigeants. Mais tous les témoignages oraux de ceux qui l’on connut, ainsi que son père Enôto, confirment qu’il est né juste au débit du Xxème siècle. Ainsi, lorsque Daniel Awong Ango naquit, Enôto, son père a décidé de le
confier aux américains d’Elat pour son éducation et sa formation. Il ya commenca ses études et se rend ensuite à Foulassi poursuivre 2 années scolaires. Le passage d’Awong Ango à Foulassi fut une étape importante de sa formation. Sur le plan idéologique, il lui permet de renforcer ses sentiments anticolonaux, d’accroitre ses connaissances dans le carré école qui
était à l’époque le fleuron de l’enseignement au Cameroun. En 1938, il fût appelé à Elat auprès de madame Cozzens et devint au débit des années 40, le président élu du clan yemisem, et chef de file du mouvement de contestation du pouvoir abusif des chefs supérieurs imposés
aux Bulu par les autorités coloniales. Ainsi, dansez la subdivision d’Ebolowa, les Yeminsem, sous la houlette d’Awong Ango, firent renaître le mythe de la supériorité de leur clan. L’entente, la complicité et la solidarité entre les dépositaires de l’autorité coutumière conduisent à l’émergence d’un processus de regroupement fixe sous forme de Bisulan dont l’un des principaux artisans n’était autre qu’Awong Ango . En février 1945 Awong Ango, organisa la toute première « esulan » à Mang-me-Yeminsem, son village natal. Ces assises ne rassemblent-elles pas que les notables des villages yemisem de la seule subdivision d’Ebolowa ? L’année suivante, toujours à Mang-me-Yeminsem et au mois de novembre, il organise la seconde « esulan » avec les représentants des villages d’Ambam et Kribi. Les assises d’Ebolakoum eurent un écho retenu dans toute la région du N’tem Kribi qu’elles entrainèrent un effet boomerang dans tout le Sud-Cameroun. Et enfin, Awong Ango est parvenu à susciter l’engouement de ses paires. L’avènement des présidents claniques au sein des cantons et des groupements marque le début d’une nouvelle ère des relations sociales fortement marquées par la dynamique de l’assemblée des clans sous forme de Bisulan. Il ne restait plus qu’à les articuler dans une dynamique plus fixe, transcendante. C’est à cette tâche qu’allait s’atteler Awong Ango et qui le mènera tout droit à une mort atroce, victime de l’intolérance de la barbarie de la France coloniale. Dès les années 1946, le regroupement était devenu la principale cible des autorités coloniales qui y voyaient un danger contre leur présence. L’une des priorités des autorités françaises était d’enrayer cette dynamique qui se propageait déjà jusqu’au Gabon avec la formation d’un mouvement similaire Alar-ayôg, sur tout ce que le clan yemisem était des présents.
A suivre…

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Source: CamerounWeb

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