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Épervier : Atou, la descente aux enfers

Le cabinet de conseil sera supervisé par une mission suprême de contrôle de l’État pour sa gestion controversée des actifs restants des anciens Chemins de fer nationaux du Cameroun (Regifercam) et Office national des ports du Cameroun (ONPC).

Le document porte la mention « Confidentiel » et « Très urgent ». Le 1er septembre 2021, le vice-ministre de la présidence de la république chargé du contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) a prévenu son collègue des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe. « En exécution des très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, une mission spéciale de contrôle et de vérification des services du Contrôle Supérieur de l’Etat gérera, par le Cabinet Atou, le reliquat des avoirs de l’ex-Regifercam et L’ONPC Mbah Acha Rose Fomundam indique, dans une correspondance avec l’objet « Ordonnance de vérification de la gestion, par la société Atou, des avoirs restants de l’ex-Regifercam et de l’ONPC ».

Les moindres détails seront fournis par le signataire de la correspondance. Par exemple, les brigades mobiles de vérification déployées à cet effet sont dirigées respectivement par les inspecteurs d’Etat Aboubakary Modibbo Amadou et Alfred Wambang Nyamalum. Le ministre des Transports est également invité à prendre les mesures nécessaires à « une saine coopération entre les chefs de son département ministériel avec les membres de ladite équipe pour le bon déroulement des opérations y afférentes », précise la Consupe. L’annonce du déploiement de la mission spéciale de contrôle et de vérification des services du Contrôle Supérieur de l’Etat au bureau d’études Atou intervient une semaine après la tenue, à Yaoundé, de la 15ème session de la commission de suivi des travaux de reconstruction de les frontières des zones portuaires publiques du Cameroun du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, dédiées précisément à la restitution des avoirs restants de l’ex ONPC géré par Lazare Atou et son cabinet.

Tribunal pénal spécial

Sentant que le moment était venu de rendre enfin compte de sa gestion du patrimoine de l’ancien Office National des Ports du Cameroun, ancêtre du Port Autonome de Douala (PAD), Lazare Atou, Administrateur Général du cabinet Atou, a choisi de prendre l’initiative en déposant une plainte auprès du directeur général du PAD à la section du Corps spécialisé des huissiers de police judiciaire du Tribunal pénal spécial (TCS), au motif qu’il avait découvert des faits révélateurs de détournement de fonds publics de ‘ ‘ un montant de 53 milliards de FCFA pour la conception et la mise en œuvre du contrat spécial du 13 avril 2018 relatif au projet de sécurisation du périmètre et de contrôle des accès au port de Douala-Bonabéri

En réalité, la mise en examen du directeur général du PAD par Lazare Atou est motivée par l’entêtement de Cyrus Ngo’o « à faire inclure le reliquat immobilier de l’Ex-Office national des sports du Cameroun au patrimoine du PAD. , dont le Sieur Atou Lazare fait appel au liquidateur », précise une source proche du dossier. Cet entêtement est le résultat de la volonté du PDG du PAD de mettre en œuvre une instruction du Président de la République prise par décret du 24 janvier 2019 a décidé de transférer la gestion de tous les actifs des anciens ports nationaux du Cameroun.

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Mais pour certains, cette procédure s’apparente en réalité à un complot. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer que Lazare Atou et son cabinet sont au centre d’une vive polémique depuis des siècles. La polémique alimente l’impunité qui profite à ceux qui continuent de gérer les actifs de l’ancien National Commodity Marketing Office (ONCPB). Cependant, la gestion des actifs de ses anciennes entreprises publiques, d’une valeur de plus de 100 milliards de FCFA, brille par son opacité.

Des membres du gouvernement compétents pour gérer la liquidation de ses anciennes sociétés publiques, soupçonnés d’une vente de biens de l’État à ses partisans de haut rang, ont retiré son mandat. A l’instar du ministre de l’Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah, en 2007. Ce dernier sera évincé par un fort soutien de Lazare Atou qui n’a visiblement aucun intérêt à faire la lumière sur cet épineux dossier. Aussi une correspondance de janvier 2008 signée par le Secrétaire Général de la Présidence de la République réhabilite Lazare Atou. Ainsi exempter ce dernier de rendre compte de la gestion de la liquidation de ses anciennes sociétés

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