Francis Ngannou contre Ciryl Gane, l’autre combat du Cameroun

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Le pays hôte de la CAN organise un autre événement sportif majeur ce samedi. Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des poids lourds de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), défendra son titre en Californie.

Pas moins de 18 000 spectateurs étaient attendus. Spectacle de huit heures. Une expérience cumulée de 39 combats d’arts martiaux mixtes (MMA) pour le principal affrontement de la soirée. Parce qu’il n’y a pas que le football dans la vie, l’Ultimate Fighting Championship (UFC) propose un affrontement de titans en ce samedi soir, en Californie : une soirée présentée comme celle de l’unification du titre des poids lourds.

Coïncidence ou non, l’événement se déroule un jour où il n’y a pas de match de football de Coupe d’Afrique des Nations (CAN), juste entre le premier tour et les huitièmes de finale. Une composition officiellement décontractée qui est loin d’être un détail, si l’on se souvient que le combat vedette de la nuit implique le pays hôte…

« Predator » contre « Good Kid »

Quand on retrouvera onze affiches, l’apogée ultime sera d’opposer le Camerounais Francis Ngannou au Français Ciryl Gane pour le trône suprême des poids lourds de l’UFC. Le premier – champion du monde des poids lourds en titre depuis mars dernier – est surnommé « Predator », tandis que le second est connu sous le surnom de « Bon Gamin ». Pourtant, c’est le gamin – 10 matchs contre 29 – qui pourrait battre le prédateur. Il n’a jamais été battu et les bookmakers lui donnent un petit avantage.

Mais des professionnels comme le Nigérian Kamaru Usman ont misé sur le Camerounais et une surprise est possible tant les deux profils sont si différents : Ngannou est un puncheur au physique particulièrement intimidant, Gane a la réputation d’être exceptionnellement agile pour un poids lourd et insensible à la pression.

Trois combats en un

Anciennement connu sous le nom de free-fighting, le MMA est souvent critiqué pour sa violence, bien que les experts soulignent toujours que les matchs de football américain font plus de morts et de blessés. Cette odeur de soufre incite les médias à cultiver la polémique : le bras de fer de samedi est ainsi présenté comme une bataille qui en garderait d’autres en filigrane.

Comme Mohamed Ali, Ngannou joue la carte médiatique du harcèlement

D’abord un duel fratricide, dans la mesure où Ngannou et Gane étaient partenaires d’entraînement à l’usine MMA à Paris. Deuxièmement, un affrontement entre le Camerounais et son ancien mentor, Fernand Lopez, désormais entraîneur des Français. Les deux hommes sont en froid et l’athlète cible régulièrement l’entraîneur dans les médias. Enfin, l’UFC, qui tire à outrance sur la corde marketing des amitiés brisées, est elle-même en conflit avec le champion du monde, qui n’a pas encore renouvelé son contrat, qui est sur le point d’expirer…

Ces différents niveaux de lecture de la bataille au sommet égayeront la soirée. Depuis les fameux coups de gueule du boxeur Mohamed Ali, les fans savent que le spectacle des arts martiaux est aussi une question de théâtralisation des émotions. Comme Cassius Clay, Francis Ngannou joue la carte médiatique du harcèlement. Il admet qu’une saine pression monte, mais il confirme néanmoins qu’il n’a aucun doute sur sa victoire par KO en un ou deux rounds. Une « formalité » en attendant un événement UFC en Afrique qu’il demande…

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Source :
Jeune Afrique

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