Harcèlement sexuel à Orange : le bilan du départ de Frédéric Debord du Cameroun

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Accusé de harcèlement sexuel et de licenciement abusif, celui qui dirigeait la filiale locale du géant français de la téléphonie a quitté le Cameroun et vient d’être transféré à Madagascar alors que ces affaires sont pendantes devant les tribunaux.

Orange a procédé au remplacement de Fréderic Debord en tant que PDG de sa filiale au Cameroun le 27 juillet 2021, à l’issue des conseils d’administration de ses filiales à Casablanca au Maroc. Patrick Benon, actuellement PDG d’Orange Botswana, est nommé PDG d’Orange Cameroun et succède à Frédéric Debord qui est muté à Madagascar. Cette convention semble presque inoffensive si l’on considère le contexte dans lequel elle se produit. En effet, Frédéric Debord a quitté le Cameroun dans la nuit du 14 juillet 2021 alors qu’il était poursuivi en justice. Si des sources officielles au sein d’Orange Cameroun insistent sur le fait que « son congé annuel était prévu à l’avance », le timing de ce départ et du transfert à Madagascar qui s’ensuit reste discutable.

En effet, selon les révélations du bihebdomadaire camerounais EcoMatin, auxquelles on a pu se référer de diverses sources, Frédéric Debord, comme la structure qu’il dirige, a été inculpé de licenciement abusif d’un ancien directeur de maison. , en raison d’un détournement d’un montant modeste de 9 554 FCFA. « Le PDG d’Orange Cameroun est également bloqué sur des questions morales, dont le harcèlement sexuel qui a été ignoré ces dernières années. Appelé à comparaître le 28 juin, il n’a pas comparu », a indiqué le journal dans son édition du 13 juillet 2021.

En réponse, la société a publié une déclaration le 14 juillet. « Orange Cameroun informe l’opinion nationale qu’une campagne de diffamation est actuellement orchestrée à travers divers médias par des ex-salariés licenciés pour fautes éthiques et professionnelles. Ces licenciements ont été décidés conformément aux procédures en vigueur au sein de l’entreprise et signalés aux autorités compétentes. En tant qu’entreprise responsable et sociale, Orange Cameroun espère que les tribunaux connaissent les faits et tranchent le cas échéant, conformément à la législation en vigueur », a-t-elle déclaré. A la lecture de ce communiqué, on se rend compte qu’Orange s’exprime expressément sur les prétendus licenciements abusifs, sans trop penser au harcèlement sexuel qui pourrait avoir des conséquences plus graves. « Il y a eu plusieurs rumeurs sur certaines pratiques du patron et nous ne sommes pas surpris par cette plainte », nous a confié sous anonymat un employé de la maison.
Du coup, la question se pose à nouveau : Debord a-t-il été transféré ou exfiltré du Cameroun pour échapper à la justice ? « Ces nominations s’inscrivent dans la politique de mobilité internationale du Groupe et interviennent, pour chacune d’entre elles, en fin de mandat du sortant. Ces hypothèses entreront toutes en vigueur en septembre 2021 », a déclaré Orange comme s’il répondait à la spéculation. Reste qu’il est important de rappeler que Debord n’aura été à la tête d’Orange Cameroun que pendant 3 ans (2018-2021), contrairement à sa prédécesseure, la Camerounaise Elisabeth Medou Badang qui a dirigé l’entreprise pendant 5 ans (2013-2018). .

Reste maintenant à savoir si le suspect répondra à la convocation du juge et s’il sera prêt à purger une peine alors qu’il se lance dans une nouvelle aventure administrative sur l’île de Madagascar.

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