Idriss Déby : Voici comment le Maréchal a donné des « armes » au FACT, la rébellion qui l’a finalement tué

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Se présenter à la présidence dans des conditions controversées n’est en aucun cas louable. La triste fin du président tchadien est une autre étude de cas qui devrait servir de modèle à d’autres autocrates et dictateurs.
Le président Idriss Déby Itno est décédé des suites de ses blessures lors de la lutte contre l’insurrection. Quelle triste nouvelle. Repose en paix ! À sa mort, les souvenirs historiques de sa direction ont envahi les médias internationaux. «Selon les résultats publiés lundi, le président tchadien, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 30 ans, a été réélu pour un sixième mandat avec 79,32% des suffrages exprimés. « Ecrit Le Parisien en ligne.

On s’attendait à ce que l’homme qui venait d’être réélu s’adresse à la nation. Mais le week-end dernier, il s’était inquiété d’une avancée perturbatrice des forces rebelles dans le nord du pays, alors il s’est rendu lui-même au front. Les combats ont été amers par le témoignage de l’armée régulière et de son rival. Le premier aurait mis en déroute les assaillants. Elle a même affirmé avoir tué 300 rebelles, fait 150 prisonniers et perdu cinq soldats.

De l’autre côté de la rue, le chef de la rébellion a été précis, indiquant que le chef de l’État avait été blessé et qu’un hélicoptère l’avait transporté du champ de bataille pour y être soigné. Le Monde, en revanche, retient un «dictateur» de celui qui régnait «sans division» sur un pouvoir qu’il avait acquis après un coup d’État. Puis, soutenu par la France, il renverse Hussein Habré en 1990.

«Selon ses détracteurs, Idriss Deby dirigeait volontairement le pouvoir par« intimidation »et népotisme. Il avait placé sa famille ou ses proches à des postes clés dans l’armée, l’appareil d’État ou dans l’économie et n’en avait jamais laissé les autres en place pendant longtemps». écrit le journal français.

LE DÉFI, L’OBJET, LA RÉBELLION

Ses méthodes ont été très tôt contestées par la population. L’opposition qui reprend confiance finira par se soulever contre son régime. Et peu à peu, la rue prend conscience de sa capacité à tenir tête à ceux qui considèrent les voix indignées comme un «dictateur».

L’influence de ses services (armées, police, services secrets, etc.) sur les rebelles est décrite comme une répression. En conséquence, même son axe de campagne présidentielle «Paix et sécurité» n’a pas bénéficié du soutien massif auquel il s’attendait, mis à part celui de ses partisans. Bien avant cela, une opposition paramilitaire avait également pris forme et manifesté une résistance farouche. Ainsi, entre autres, le front pour le changement et le Concorde au Tchad (FACT) sont ancrés dans le pays.

Les offensives de cette force de Libye, le pays dans lequel elles sont soutenues, se sont parfois transformées en affrontements sans précédent, comme l’offensive du 11 avril, jour de l’élection présidentielle. Le Tchad, surveillé par la menace du terrorisme qui se propage à travers le Sahel, ne verra malheureusement pas un heureux résultat des contrastes entre puissance et rébellion.

Un deuil national qui aurait pu être évité

Trente années consécutives, c’était encore trop! Mais comme beaucoup de dirigeants africains, le maréchal Déby n’était pas le meilleur exemple que les démocraties continentales espéraient. Cela laisse une image qui a encore obscurci l’histoire des dirigeants qui ont refusé d’entendre parler de gestion du pouvoir participative et inclusive. Pour preuve, même s’il est mort, son système controversé est imposé par la succession qui lui est donnée.

« Un Conseil militaire de transition (CMT) est en cours de mise en place pour assurer la défense de notre cher pays dans cette situation de guerre contre le terrorisme et les forces du mal et pour assurer la continuité de l’Etat », affirme l’armée.
«Un conseil militaire dirigé par l’un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno, général quatre étoiles à 37 ans et commandant de la garde présidentielle, est chargé de le remplacer. « Le conseil a immédiatement adopté et promulgué la charte de transition », a ajouté le général Azem Bermandoa Agouna, « poursuit Le Monde. On dirait qu’Idriss est mort. Vive Idriss, nous ne nous sommes pas trompés. pense que le Tchad aurait évité un tel sort.

Une obsession du pouvoir

Deby Governance était entré dans le palais! Cela avait même l’air extravagant. En témoigne le décret décrivant la nouvelle apparence qu’il s’est récemment donnée. Idriss Déby semblait désormais être un monarque. Sauf que la casquette militaire qu’il portait lui rappelait sa qualité, si la cape qui était censée le couvrir était son uniforme militaire

rm pas caché. Le décret est exhaustif en termes de description des nouveaux vêtements pour hommes:

«Une veste en polywool de 220 g couleur Midnight Blue Euro et un haut col montant brodé à la main avec des motifs de feuilles de chêne doré. Un manteau en soie ou en polyviscose, un pantalon avec un ruban de commande brodé main en or, une aiguillette en velours côtelé milanais or avec double furet sur l’épaule gauche, un bonnet avec coiffe amovible, un sabre d’épée forgé et un bâton de maréchal noir, modèle Il est parti, a sublimé le pouvoir tel qu’il l’imaginait, et a imposé un étrange costume aux coutumes culturelles et à la mode de son pays. L’obsession grandissante du pouvoir, un terme, deux, trois … est sans doute devenue fatale.

ref: lavraieinfo

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