Il était une fois Ahidjo : Kamto salue la mémoire et le travail de l’ancien président

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• Le premier président camerounais est décédé le 30 décembre 1989

• Hier mardi était donc l’anniversaire du décès de feu Ahmadou Ahidjo

• Le président de la MRC salue sa mémoire

Dans une publication du mercredi 1er décembre, le Pr. Maurice Kamto rend hommage au premier président de la République du Cameroun décédé hors du pays qu’il a dirigé et contribué à développer.

« Hommage à la mémoire de MA AHIDJO, décédé le 30 novembre 1989 et dont la dépouille revient lentement au bercail. Premier chef de l’Etat, il a laissé à son héritier en 1982 un pays apaisé, stable et prospère, dans lequel le la fuite vers un développement global semblait assurée », écrit Maurice Kamto dans une publication sur sa page Facebook ce mercredi.

L’opposant Kamto a toujours respecté la mémoire de l’ancien président Ahidjo, qu’il considère comme le véritable bâtisseur du Cameroun. Paul Biya, le successeur d’Ahidjo, est à son tour considéré par le président du MRC comme une menace pour la cohésion nationale.

Dans une récente interview accordée au journal français « Libération » il y a quelques semaines, l’opposant accusait Paul Biya d’avoir mis le Cameroun en « régression ».

Dans l’interview lue par la rédaction de CameroonWeb, le président du Mouvement de la Renaissance camerounaise (MRC) a répondu à plusieurs questions liées à l’économie, au social, à la gouvernance et à la sécurité du Cameroun.

Sécurité

La question Noso fait partie de l’élément le plus important de la réponse de Kamto à l’insécurité croissante dans le pays. Pour le président du MRC, le régime a très mal géré des revendications qui se sont très vite transformées en lutte armée, malgré le langage de violence et d’armes du gouvernement.

« La guerre contre les mouvements de séparation anglophones » [qui a démarré en 2016] a déjà fait entre 600 000 et 800 000 déplacés internes, souvent seuls. Ce qui a fait exploser la prostitution. 40 000 personnes ont également cherché refuge au Nigeria voisin. Mais le conflit prend une nouvelle dimension. Quinze soldats ont été tués au cours des deux dernières semaines, un véhicule de l’armée a été touché par une grenade. Les sécessionnistes disposent donc désormais de nouvelles armes plus puissantes… Au départ, les revendications étaient modestes : les avocats anglophones ont défilé pour adapter le code des sociétés à une version anglaise, les enseignants voulaient garder l’enseignement en anglais. Mais au lieu de discuter avec eux, le régime a préféré tirer sur des manifestants non armés et jeter les modérés dans les bras des sécessionnistes », a déclaré le professeur Kamto.

le tableau

Sur ce point, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018, qu’il prétend toujours avoir remporté, souligne une corruption extrême qui s’installe habituellement au sein du gouvernement. Quelques exemples sont le « Covidegate », l’argent CAN, le détournement de fonds alloués aux travaux publics et la corruption endémique.

« Par exemple, sur le front de la santé, le pays ne s’est pas remis du ‘Covidgate’ : le FMI avait accordé un moratoire de trois ans sur le remboursement de la dette pour que cet argent puisse servir à lutter contre la pandémie. Mais j’ai ‘l’argent a disparu, comme confirmé par la Cour des Comptes. Il en va de même pour les préparatifs de la Coupe d’Afrique de Football [CAN, ndlr], déjà reporté en 2019 car le pays n’y était pas encore prêt. Aujourd’hui pourtant, le grand projet du stade de Yaoundé est en grande partie inachevé, alors que la CAN est désormais prévue pour début 2022. En dix ans, seuls 40 km ont été construits pour la nouvelle autoroute entre Yaoundé et Douala. [les deux principales villes du pays]. Au milieu de la brousse ! C’est absurde. Des sommes folles sont officiellement attribuées à des infrastructures qui ne voient jamais le jour. Le pays tout entier est dans un état de délabrement avancé », explique Kamto.

Sur le plan politique, l’ancien ministre déplore l’arrestation arbitraire et illégale de militants de son parti et de plusieurs militants et personnalités critiques du régime

Maurice Kamto provoque des conflits interethniques, des déplacés, notamment dans le nord du pays.

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