ONG et sociétés : l’ultimatum d’Atanga Nji touche à sa fin

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Les ONG et organisations de défense des droits humains actives au Cameroun ont jusqu’à la fin de cette semaine pour fournir les documents demandés par le ministre de l’Administration territoriale.

« Si nous constatons que l’ONG (Organisation Non Gouvernementale, NDLR) travaille en dehors de nos lois, nous faisons un soi-disant rappel à l’ordre. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Il existe un fichier des ONG. Si je vois que c’est comme trente ou quarante et que nous avons des rapports sur 2, 3, 4, 5 ou 6 à la fin de chaque année, alors nous pensons qu’il y a un problème. Il y a ceux qui font de bonnes choses, il y a ceux qui font de très mauvaises choses ». C’est ce qu’a déclaré il y a quelques semaines Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat). Las de voir ces organisations donner une image négative du Cameroun, le ministre a décidé d’agir durement. Il veut savoir qui sont vraiment ces ONG et peut-être qui est derrière elles.

Le 26 août, il leur a donc demandé de lui fournir tous les papiers les autorisant à exercer au Cameroun et ceux qui n’auraient pas soumis les documents demandés à la direction des affaires politiques de Minat pourraient voir leurs activités suspendues. Cette demande du Minat reste controversée car pour beaucoup, Paul Atanga Nji veut simplement empêcher ces structures de continuer à faire leur travail, qui consiste pour l’essentiel à dénoncer les carences du pays dans lequel elles opèrent (corruption, brutalités policières, déficit démocratique…). C’est ce qu’a suggéré Maximilienne Ngo Mbe, responsable du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac). Selon elle, le ministre vise les associations locales et est incapable d’attaquer les organisations humanitaires multinationales.
Les ONG camerounaises la cible ?

« Notre préoccupation est qu’en réalité, nous ne ciblons pas les associations internationales, mais les dirigeants au niveau national qui représentent les voix des sans-voix. Amnesty, Human Rights Watch et Fidh n’ont pas de bureaux au Cameroun. Je dis cela parce que ce sont des associations avec lesquelles nous travaillons et Redhac et d’autres associations sont fières de travailler avec ces organisations pour promouvoir la protection des droits humains. Mais ils n’ont aucune représentation au Cameroun, donc ils ne sont pas la cible », a-t-elle déclaré après avoir lu la lettre ministérielle. Il y a quelques jours, elle a reçu le soutien du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, le parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto. Selon lui, le Minat abuse du pouvoir.

« Le communiqué de Minat constitue une grave atteinte à l’exercice des activités des associations étrangères au Cameroun, car il reflète non seulement la claire intention du régime de surveiller les actions de ces ONG et plus particulièrement celles chargées des droits de l’homme et des droits de l’homme. , mais en plus cela constitue une grave violation des droits humains dans la mesure où le personnel de ces organisations pourrait faire l’objet de toute forme d’intimidation, de représailles, etc… ». le respect expirera bientôt et nous saurons alors jusqu’où ira le Minat. Quant à ces ONG, elles ont déjà dit qu’elles ne le lâcheraient pas. « Nous résisterons.

Si les associations commencent à leur faire peur, c’est parce que nous faisons bien notre travail et continuerons notre travail et nous sommes convaincus que ce que nous faisons, c’est ce que nous faisons pour le Cameroun, pour le respect des libertés fondamentales, des droits de l’homme et de paix », a prévenu Maximilienne Ngo Mbe.

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