Pays : Le Gouverneur du Centre sort de l’impasse avec un Sous-Préfet

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L’arrêté régional signé par Nasseri Paul Bea, gouverneur de la région Centre, arrêtant immédiatement les travaux de construction sur un terrain litigieux au lieu-dit Djoungolo, sonne comme un sérieux avertissement au sous-préfet de Yaoundé 1, dont les décisions en la matière sont contestables pour appel à l’action.

Article 1 : A compter de la date de signature du présent arrêté, tous les travaux de construction sur le terrain susvisé sont suspendus jusqu’à nouvel ordre, entre le Sieur Vin cent Djoumbi Mokiade d’une part et la famille Ayissi Sama d’autre part, Barthélemy, représenté par le Sieur Sama Douala Ange et Marie Thérèse Ayissi Elobo, situés au lieu-dit Djoungolo, dans le district de Yaoundé 1er, département du Mfoundi. Article 2 : (1) Cette mesure restera en vigueur jusqu’au règlement définitif du différend entre les parties. (2) Quiconque enfreint cette mesure de suspension sera considéré comme un troubleur de l’ordre public et arrêté par les forces de l’ordre. Article 3 : Le Préfet du Mfoundi, le Sous-Préfet du District de Yaoundé 1, le Commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, le Délégué régional de la Sûreté nationale du Centre sont, selon lui, chacun responsable de la mise en œuvre du présent décret, qui est enregistré et communiqué en tant que de besoin. Tels sont les termes du décret régional signé le 16 juillet 2021 par Nasseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre pour apaiser le différend foncier entre la famille de feu Ayissi Sama et Vincent Djoumbi Mokiade.

Mais pour mieux comprendre le différend et l’intervention du gouverneur, il faut remonter aux sources du problème.

En effet, dans l’idée d’ouvrir une boulangerie sous le label « Le Meilleur », Léopold Djambo Timo (promoteur des supermarchés Santa Lucia) par l’intermédiaire de son prêteur Vincent Djoumbi Mokiode et de l’avocat Me Marieus Kenmoue, décide de mettre la main sur le terrain faisant de la famille de feu Barthélémy Ayissi Sama, haut fonctionnaire du gouvernement, premier trésorier payeur du Cameroun après le départ des Occidentaux, conseiller municipal d’André Fouda. A peine est décédé le principal héritier et administrateur de la succession de feu Ayissi Sama en la personne de Gustave Sama Ayissi le 14 février 2019, que le trio a effectué des manœuvres peu orthodoxes dans ce domaine en présentant un « faux » titre de pays sous le numéro 1600. Malheureusement pour eux ils les retrouvent face à une famille unie, unie, dirigée par l’un des enfants vivants de feu Barthélémy Ayissi Sama en la personne de Mme Tsala Messi, née Marie Thérèse Elobo Ayissi et de la charismatique et non moins emblématique ancienne présidente de la Fédération camerounaise d’athlétisme Ange Sama, l’administrateur de la succession refuse les 10 millions de francs CFA que lui propose Djabon Timo pour convaincre le reste de sa famille de renoncer au complot convoité par ce dernier. Face au refus du président Ange Sama, Djambo Timo, convaincu que l’argent peut acheter tout et tout le monde, promet de travailler sur le complot controversé et a promis de croire aux mauvaises langues, et promet de répartir les 10 millions de FCFA entre les différentes autorités administratives. et la magistrature. Par exemple, la famille Ayissi Sama décide de saisir l’organe administratif.

AFFRONTEMENT

Le 15 avril 2020, le sous-préfet de Yaoundé 1er d’alors, Nama Cosmas Thierry, a signé un arrêté d’arrêt des travaux sur la parcelle litigieuse et malgré le passage tardif de la bande à Djabon Timo dans le bureau du sous-préfet, le décret est maintenu.

Dans la foulée, le Tribunal de Première Instance du Centre Administratif de Yaoundé prononce l’arrêt des travaux le 11 juin 2020. Insatisfait de cette décision et par l’intermédiaire de l’avocat Me Marius Kenmoue à qui Djabon Timo aurait promis une chambre dans l’immeuble en construction, a fait appel. La Cour d’appel du Centre a saisi, pour une meilleure lisibilité des ordonnances, une expertise cadastrale à travers la délégation régionale de Mindcaf. Le géomètre assermenté abuse de la confiance de sa hiérarchie en la personne de Paul Biya Awono et procède à une expertise cadastrale abrégée sur la base de laquelle le tribunal annule la décision de première instance.

Que s’est-il passé ? Difficile à dire, même si l’on peut supposer que l’effet des 10 millions de francs CFA mis en jeu a commencé à se faire sentir. Avec cette décision préjudicielle de la cour d’appel, Djabon Timo fait encore plus exploser l’œuvre, malgré l’appel de la famille Ayissi Sama.

La famille Ayissi Sama, qui ne bronche pas, s’empare une nouvelle fois du sous-préfet de Yaoundé 1er. Cette fois c’est Harouna Nyandji Mgbatou. S’appuyant sur la loi n° 2006/16 du 29 décembre 2006, modifiée et complétée par la loi n° 2017/014 du 12 juillet 2017 portant organisation de la Cour suprême, qui prévoit en son article 111(1) que « le recours contre un arrêté suspendant l’exécution d’un acte administratif suspend de plein droit l’exécution de cet arrêté » et des pièces remises avec la demande au sous-préfet de prendre une décision d’arrêt des travaux le 23 avril 2021. Toutefois, le 29 avril 2021 sous aux coups de 07h50 Djabon Timo était flanqué de son seigneur lige Vincent Djoumbi Mo kiodje, vu le bureau du sous-préfet Harouna Nyandji Mgbatou entrer.7 minutes plus tard seul Djoumbi s’avance, suivi 5 minutes plus tard par Léopold Djabon Timo L’inévitable la question qui vient immédiatement à l’esprit est de savoir ce qu’il reste à faire dans ce bureau, en tête-à-tête avec le sous-préfet ? Pourtant le sous-préfet a signé une lettre à 15 heures ce même jour. décret annulant la première décision d’arrêt de travail.

C’est donc en attendant que le gouverneur de la région du centre entre en scène après une nouvelle saisine de la famille Ayissi Sama. Nasseri Paul Bea, homme méthodique et expérimenté, choisit d’abord de convoquer les partis à l’affrontement.

Un mois et demi plus tard, après une étude approfondie du dossier, le gouverneur signe un arrêté régional suspendant tous travaux sur la parcelle. Il faut saluer ici, cette magnifique leçon d’éthique, de respect des lois camerounaises que le gouverneur vient d’imposer à son sous-préfet. Une décision qui, entre autres, évite cette tension sociale tangible sur le terrain. Cependant, ce qui est à craindre, c’est la qualité des travaux car pour un immeuble de 5 étages construit en 6 semaines le risque d’effondrement est élevé. Quand il faut rajouter ces fosses septiques installées au sous-sol qui devront cohabiter avec les fours de boulangerie, le cocktail explose. Ce n’est que lors de notre visite du chantier, le jeudi 22 juillet, que les ouvriers ont continué comme si de rien n’était, notamment pour continuer à creuser en contrebas.

Aux dernières nouvelles, le site a finalement été fermé, sur ordre du gouverneur qui à cette occasion montre que le Cameroun survivra. Même le maire leur a refusé le permis de construire et leur a demandé négligemment de retirer leur argent qu’il aurait offert gracieusement à certains fonctionnaires de ses services. Voici une bombe que le gouverneur du centre-ville vient de faire exploser au cœur du célèbre rond-point de Nlongkak.

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