Présidentielle 2018 : Maurice Kamto révèle comment un faux sondage Paul Biya. a apporté la victoire

0

• Paul Biya a été réélu à l’issue de l’élection présidentielle de 2018

• Maurice Kamto dénonce un faux sondage

• Maurice Kamto révèle l’existence d’un système de fraude de masse pour les prochaines élections

Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) n’est pas encore prêt à fermer la page de l’élection présidentielle de 2018, qu’a vu ma victoire au premier tour du président de la République Paul Biya avec 71,2% des voix.

En effet, sur la base des élections organisées au sein du RDPC pour le renouvellement des organes de base, le Pr Maurice Kamto confirme que la victoire 2018 de Paul Biya a été annoncée d’avance par un faux scrutin.

Dans une déclaration rendue publique mardi 26 octobre, et dont copie a été remise à la rédaction de CameroonWeb, le président national du Mouvement de la Renaissance camerounaise (Mrc) affirme « … aux élections présidentielles de 2018, la victoire du candidat du Rdpc avec 71,2 % pré-annoncé par un faux sondage orchestré par le MINAT s’appuyait sur les travaux d’un logiciel anti-fraude développé par l’une des sociétés alors impliquée dans la sécurisation des cartes nationales d’identité ».

Il a profité de ce déplacement pour attirer l’attention de l’opinion publique camerounaise sur « les fraudes de masse qui auraient lieu en vue des prochaines élections. chaîne de télévision, le mardi 12 octobre 2021, dans laquelle « le Rdpc a annoncé cryptiquement qu’à l’issue du renouvellement de ses organes de base, environ quatre millions de militants seraient postés et informés de leurs contributions ! « .

Ci-dessous la déclaration complète

Lors d’une émission diffusée en prime time par une chaîne de télévision nationale le mardi 12 octobre 2021, le RDPC a annoncé cryptiquement qu’au terme du renouvellement de ses organes de base, il compterait environ quatre millions de militants insérés et à jour. avec leurs contributions !

Cette annonce aurait pu être considérée comme l’un de ces fléaux auxquels ce parti politique est habitué. Au contraire, une telle annonce suscite de vives inquiétudes, quand on y ajoute les fraudes brutales commises par ce parti en complicité active avec le corps électoral, ELECAM, l’administration, notamment à travers l’administration territoriale, la justice dans toutes ses branches. , les médias publics. et le Conseil constitutionnel, lors des élections présidentielles historiques d’octobre 2018 et des doubles élections municipales et parlementaires de février 2020, le spectacle épouvantable de fraudes flagrantes que ses militants, pas des moindres, ont offert au public lors de la récente rénovation des bureaux de ses organes de base.

C’est le lieu de révéler qu’à l’élection présidentielle de 2018, la victoire de 71,2% du candidat du RDPC annoncée à l’avance par un faux sondage orchestré par le MINAT était basée sur le travail d’un logiciel frauduleux développé par l’une des sociétés alors impliquées dans la sécurisation de l’identité nationale. cartes. Les chiffres générés par l’ordinateur grâce au logiciel anti-fraude sont alors accrédités par la falsification des procès-verbaux (PV) pendant la durée de conservation de ces procès-verbaux chez ELECAM, soit 48 heures, sachant que seuls les procès-verbaux d’ELECAM font foi, conformément avec la loi électorale applicable.

La déclaration du 12 octobre révèle les intentions du régime de répéter voire d’intensifier cette grave fraude qui corrompt et invalide les élections au Cameroun. A vrai dire, derrière cette annonce grotesque se cache rien de moins qu’un projet de coup d’Etat électoral.

Le 1er août 2021, ELECAM a annoncé que 7 058 122 (sept millions cinquante-huit mille cent vingt-deux) étaient inscrits au registre national des impurs. Cette statistique n’est pas crédible. Il trahit le jeu obscur d’ELECAM et sa manipulation permanente des inscriptions pour ne pas s’écarter des chiffres revendiqués par les fabricants du sommier RDPC, dont il sert sans vergogne les intérêts depuis sa création, élection après élection.

Depuis 2017, un an avant l’élection présidentielle d’octobre 2018, tout observateur camerounais ou étranger avisé constate une mobilisation effective de la population, notamment des jeunes, pour l’inscription sur les listes électorales. Ce regain d’intérêt pour les élections a en réalité commencé après la création de la MRC et ses campagnes publiques d’inscription sur les listes électorales dans les rues et les marchés, autour des bâtiments publics, etc. Par la suite, la MRC a été suivie dans cette initiative citoyenne par d’autres partis ou organisations, confirmant le regain d’intérêt des Camerounais pour l’élection.

Cependant, malgré la mobilisation populaire observable, les statistiques d’ELECAM ont toujours été bien en deçà des attentes.

Avec plus de 26 millions d’habitants et malgré cette mobilisation incontestable pour les inscriptions sur les listes électorales, ELECAM ne convainc pas avec le chiffre de 7 058 122 inscrits (et ce avant l’assainissement des listes électorales), rendu public le 21 août au plus tard ! De nombreux Camerounais se sont inscrits sur les listes électorales et n’ont pas vu leur nom apparaître sur les listes ELECAM, alors qu’ils sont en possession de certificats d’inscription.

C’est d’ailleurs pour masquer ces pratiques indignes qu’ELECAM enfreint à chaque élection l’article 83 (2) de la loi électorale, qui l’oblige à présenter les listes électorales au moins 4 jours avant le jour du scrutin. Lors des élections présidentielles d’octobre 2018, malgré la convocation du MRC via un huissier à ELECAM, c’est le jour du scrutin que les listes coutumières pour le RDPC ont finalement été déposées par Elections Cameroon. Tous les Camerounais et tous ceux qui ont joué « l’observateur international » dans ce vote peuvent le confirmer.

Alors derrière cette annonce irréaliste et incongrue du RDPC, selon laquelle il compterait quatre millions de militants inscrits, se profile un véritable coup d’état électoral dont ELECAM prépare les conseils à travers une réduction volontaire du nombre réel d’inscrits sur les listes électorales. .

Qu’il soit clair pour le RDPC et ses partisans, le MRC et les gens du changement ne toléreront pas la fraude lors d’un prochain scrutin dans notre pays. Les pillages subis par le peuple camerounais lors des élections présidentielles historiques d’octobre 2018 ne se reproduiront pas sans de graves conséquences pour le régime.

Pour éviter de telles conséquences, le MRC a beaucoup travaillé avec plusieurs autres partis politiques et organisations de la société civile pour proposer au peuple camerounais puis proposer au gouvernement un projet de texte d’amendements pour une réforme consensuelle de la loi électorale à travers une loi de révision.

J’appelle les militants, sympathisants de notre parti et l’ensemble du peuple du changement dans la paix et par les urnes à rester vigilants. Je les appelle, sur la base du nombre fantasmé de membres fictifs du RDPC, à être prêts à bloquer la voie au coup électoral en préparation.

Que ceux qui espèrent conserver le pouvoir par des moyens et des méthodes non démocratiques renoncent immédiatement à leur plan désastreux, car ils trouveront sur leur chemin un peuple camerounais déterminé.

Si, pour le malheur de notre pays, un tel coup d’État devait être tenté, je serai aux côtés de notre peuple dans cette lutte vitale pour l’avenir de la nation. Car de l’issue de cette dernière bataille dépendrait sans doute notre avenir commun.

Je ne te trahirai pas !

Yaoundé, le 26 octobre 2021

#Présidentielle #Maurice #Kamto #révèle #comment #faux #sondage #Paul #Biya #apporté #victoire

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

Vidéo du jour:



Laisser un commentaire