Prostitution au Cameroun : voici les nouvelles adresses des reines de la nuit

0
97

La prostitution en ligne est en plein essor au Cameroun. Avec la démocratisation des smartphones et l’expansion des médias numériques, les travailleuses du sexe ont pris d’assaut les médias sociaux. Ils vendent leurs charmes via des groupes privés qui ont été formés pour recruter des clients potentiels. Une pratique interdite par la loi.

En parcourant leur fil d’actualité sur les réseaux sociaux au Cameroun, on tombe souvent sur des publicités proposant de rejoindre des groupes engagés dans le trafic sexuel. Des annonces similaires circulent également dans des applications de messagerie instantanée comme WhatsApp ou Telegram … Les plateformes de vente de sexe en ligne sont en plein essor dans le pays.

Parfois, les jeunes prostituées, communément appelées «vendeurs de piment» en argot camerounais, utilisent de faux profils marketing pour attirer les clients. Nicole, 23 ans, étudiante à l’Université de Yaoundé 1 pour y trouver un moyen, dit qu’elle « vend ses charmes pour gagner sa vie ». Après plusieurs essais, elle a accepté de nous accorder une certaine confidentialité.
« Je suis ce que vous appelez une » pute de luxe « . Avec mon statut d’étudiante, je ne pouvais ni sortir dans la rue ni aller dans des bordels. Grâce à Internet, il vous suffit d’un téléphone et d’une connexion pour trouver des clients. » admet-elle avec hésitation.
Il y a beaucoup de prostituées comme Nicole. Les amateurs ou les professionnels se cachent souvent derrière des pseudonymes pour pouvoir mieux pratiquer. Le phénomène a pris de l’ampleur avec la diffusion des réseaux sociaux. Des proxénètes d’un genre différent y travaillent tous les jours sur des plateformes numériques.

En général, l’accès à votre groupe fermé sur Facebook ou WhatsApp est soumise au paiement.

Le constructeur de sites de sexe en ligne Big Joe (alias) dit qu’il est catégorique sur les termes d’intégration.
«Si vous souhaitez rejoindre l’un de mes groupes WhatsApp, qui compte des centaines de membres, vous devez d’abord payer les frais d’inscription, soit 5 000 francs CFA (7 euros). Une fois que vous êtes dans le groupe, vous pouvez choisir des filles. J’ai créé d’autres comptes Telegram pour intégrer autant de filles et de clients que possible, et je reçois ma commission pour chaque service », a révélé le proxénète 2.0 de Sputnik.
Les offres vont de la simple visioconférence réelle de décapage des rapports sexuels est arrangée, souvent choisie à l’emplacement du client ou dans un lieu pour l’occasion. «Les prix varient en fonction de la demande», dit-il. Big Joe, le présentateur, comme il se dit, a quelque chose pour tout le monde dans sa large gamme, et ses prix, dit-il, «peuvent aller jusqu’à 300 000 francs CFA (461 euros) selon le prix». et la durée du service ».

«La majorité des clients préfèrent les réunions physiques. Ils viennent de partout. Vans, services d’urgence, touristes … », dit-il.
Chômage déguisé
Avec la prolifération des smartphones, la gamme de services sexuels en ligne a atteint son apogée. Il est plus facile de trouver une travailleuse du sexe ou la satisfaction d’un client sans détourner le regard de l’autre dans des lieux plus traditionnels. Interrogé par Spoutnik sur ses motivations, un habitué qui préfère l’anonymat avoue.

«Pour moi, il est plus discret de solliciter des services sexuels sur les réseaux sociaux. Je n’ai plus à fouiller les trottoirs pour répondre à mes besoins. De chez moi, je passe ma commande en quelques clics », admet-il.
« C’est, en fait, l’une des raisons pour lesquelles ce type d’activité prospère », ajoute Daniel Nzebou, psychologue social chez Sputnik Microphone. Pour cet expert, l’avènement des smartphones et des réseaux sociaux a changé les comportements et la façon dont nous agissons.

«Lorsqu’il s’agit de prostitution en ligne, il est important de savoir que les principaux moteurs sont la pauvreté et le sous-emploi. Cela entraîne une perte d’espoir et une faible estime de soi. Et comme on peut se prostituer dans les réseaux sociaux sans être stigmatisé, sans forcément être vu, beaucoup y interviennent pour gagner leur vie et s’asseoir en société », analyse-t-il.
Mais méfiez-vous de la fraude! met en garde le spécialiste qui estime que la forte demande fait que certains se font passer pour des prostituées simplement pour tricher en ligne.

«Derrière certains comptes se cachent des hommes. Ils vous enverront des images qui ne sont pas d’eux et exigeront des paiements avant prestation. D’autres sont de fausses prostituées qui vous feront miroiter mille plaisirs et qui disparaîtront une fois qu’elles auront pris votre argent. Mais la véritable explication reste l’instabilité de l’environnement socioéconomique», argue-t-il.
Si le commerce du sexe connaît une certaine expansion grâce à la transformation digitale des modes de vie à l’échelle locale, Me Leonce Uriel Mba, avocat interrogé par Sputnik, tient à rappeler que «la pratique de la prostitution, quand bien même elle prend naissance en ligne, est sévèrement condamnée par la loi». En droit positif camerounais, «l’infraction dite de « proxénétisme » est aussi prévue et réprimée par les dispositions de la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal en son article 294 alinéa premier».

«Les mis en cause peuvent écoper de six mois à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à un million de francs CFA (jusqu’à 1.500 euros)…», prévient-il.
Malgré tout, l’e-commerce du sexe prospère. À l’ère du numérique, et en dépit des interdits, le phénomène tend à se populariser. Les «vendeuses de piment» ont trouvé un nouveau circuit de distribution au Cameroun: les réseaux sociaux, plus discrets et aussi plus rentables pour elles.

REF: sputniknews.com

QU’EN PENSEZ-VOUS?

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Donnez votre point de vue et aboonez-vous!

[gs-fb-comments]

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre point de vue compte, donnez votre avis

[maxbutton id= »1″]