Reportage : accusés d’avoir été payés, les journalistes de France 24 répondent à Nourane Foster

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Un reportage de France 24 a conduit à la fermeture des magasins de la députée et femme d’affaires camerounaise Nourane Foster. Les produits de blanchiment ne sont plus autorisés à être commercialisés au Cameroun sans autorisation préalable du ministère de la Santé, dirigé par Malachie Manaouda.

La ministre camerounaise a récemment demandé à la députée de l’Assemblée nationale de cesser de vendre ses produits car ils n’ont pas été testés et approuvés par les services compétents. ce qui a été fait Nourane Foster a annoncé la fermeture des magasins, le temps de faire valider scientifiquement les produits.

Dans un communiqué publié ces dernières heures, l’employé du promoteur du produit Nourishka, Daniel Mbe, accuse le journaliste Tony Michel Menga d’avoir perçu la somme de 50 000 francs CFA pour la réalisation d’un publireportage.

« En ce qui est de l’éthique, Madame Nourane rejette en bloc les paroles du journaliste à gages camerounais M. Tony Michel Menga qui après avoir insisté pendant plusieurs jours pour tourner ce publi-reportage, a perçu 50 000 francs CFA soit 71,42 euros auprès du service marketing Nourishka », renseigne-t-il.

Le camp Nourane Foster ajoute : « Tournage qui selon lui, avait pour but de mieux informer la population sur les bienfaits de la vitamine C et du Collagène dans le corps humain suite à une légère polémique sur Twitter disait-il. Peut-être estimant la somme pas onéreuse, a décidé de couper et coller chaque mot d’une interview qui a duré trois (03) heures de temps environ ».

Annie Payep est journaliste à Vox Africa. Après avoir interrogé les journalistes du média mis en cause, elle a garanti sur son compte Twitter que France 24 n’a jamais reçu cette somme.

« Les journalistes font savoir que Mme Nourane Foster a essayé de proposer de l’argent de taxi et ils ont refusé. Elle les a invités à manger. Ce qu’ils ont quand même accepté. Mais une fois rentrés à leur bureau, ils ont reçu un dépôt Momo de cinquante mille (50 000) francs CFA renvoyé d’ailleurs à l’heure actuelle », écrit la journaliste.

L’ancien président du Syndicat national des journalistes du Cameroun, Denis Nkwebo a aussi donné son avis : « Tu ne peux pas promouvoir la dépigmentation des belles peaux africaines et faire du chantage à un journaliste. Il faut être de moralité douteuse pour s’attaquer ainsi à la presse. On ne fait pas un publi-reportage à 50 000 francs sur France 24 ».

ref: camerounweb

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