REVELATIONS : Paul Motaze transfère 5 000 euros chaque mois à un lanceur d’alerte

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• La succession de Paul Biya se prépare au sein du régime

• Une violente guerre de clans se déroule actuellement dans le sérail

• Motaze recrute des lanceurs d’alerte

« Après Biya se jouera avec une machette », aime à dire l’économiste camerounais Dieudonné Essomba. Cette prophétie se précise de jour en jour avec la guerre des clans qui se déroule actuellement dans le sérail à travers des coups bas, des sabotages et surtout le recrutement de militants sur la toile.

En effet, après le dernier scandale lié à la publication d’une conversation téléphonique entre le célèbre lanceur d’alerte camerounais Boris Bertolt et le tout puissant patron de la sécurité militaire, le colonel Emile Bamkoui, les langues se sont assouplies concernant les relations « incestueuses » que certains des barons du régime Biya entretenus avec des militants proches de l’opposition politique incarnée par le Pr Maurice Kamto.

Par exemple, le journal « Dépêche » confiait dans sa dernière publication qu’« il y a 5 ans, le puissant ministre des Finances, Louis Paul Motaze, signait un contrat avec l’un des soi-disant lanceurs d’alerte. Selon l’accord, un virement de 5 000 euros sera effectué chaque mois au profit de ce dernier, via le compte d’un marieur basé à l’étranger.

Le journal précise dans cette divulgation que « aux termes de l’accord, le destinataire n’exposera ni ne parlera d’aucun scandale entourant Louis Paul Motaze, mais sabotera systématiquement tous ses opposants politiques ».

Afin d’effacer toutes traces qui permettraient à ses opposants politiques de découvrir cet accord, le secrétaire Paul Louis Motaze passerait par le canal d’un de ses collaborateurs en la personne de son secrétaire particule.
« Pour l’argent versé, le secrétaire particulier de Motaze passe par ledit Manga Charles pour que l’argent parvienne au destinataire. », confie le journal.

LISTE DES FINANCEMENTS MEDIA ET MONTANT REÇU PAR CHAQUE AUTORITE

L’information a frappé les médias comme un coup de tonnerre. Des médias bien connus comme Vision 4 ou Africa24 sont soutenus à distance par le gouvernement camerounais avec un financement colossal estimé à 26 milliards pour le second, selon le tribunal de commerce de Nanterre.

L’information fait l’effet d’une bombe dans les milieux médiatiques : à l’approche des élections présidentielles de 2018, la chaîne de télévision gouvernementale Vision 4 a reçu un financement de près de deux milliards de francs CFA de la part du gouvernement, selon des documents divulgués sur les réseaux sociaux.

Une subvention du gouvernement destinée à mettre à jour la direction centrale de Yaoundé et à améliorer le système d’information ; l’arrimage sur le satellite ARAB Sat, ainsi que l’approvisionnement du matériel roulant et des équipements de transmission ; à la certification du système de gestion, à l’extension du studio central à Yaoundé et au renforcement des capacités du personnel.

Dans un contexte où le secteur des médias traverse une grave crise économique avec un faible soutien gouvernemental à la presse privée, cette information est choquante, mais loin d’être surprenante. Car il est de tradition que le gouvernement verse des sommes astronomiques aux groupes de presse qui lui sont favorables, notamment à la veille d’échéances politiques importantes.

Dans un environnement audiovisuel libéralisé, l’engagement du pouvoir est de s’assurer que les entités médiatiques qui le favorisent aient la capacité technique et les ressources humaines nécessaires pour influencer l’opinion nationale et internationale.

40 millions d’euros

Par exemple, dans une enquête publiée en mai 2021, le magazine économique français Capital révèle le bilan du financement de la chaîne Africa 24 de notre compatriote Constant Nemale par le gouvernement camerounais : « La chaîne d’information africaine qui touche le plus d’audience, Africa 24 a plus de 40 millions d’euros (soit 26,2 milliards de francs CFA, ndlr) reçus de Yaoundé », écrit Capital.

Selon cette publication très appréciée des milieux économiques et financiers français, la chaîne est officiellement éditée par une société française, A Media France SAS, détenue et gérée par Mylène Innocent, directrice adjointe de la chaîne. C’est notamment cette société française qui a signé l’accord de la chaîne avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). « En réalité, la chaîne est financée par le Cameroun », écrit la publication.

Dans le détail, le magazine français, tirant ses informations d’une décision du tribunal de commerce de Nanterre, révèle qu' »en pratique Yaoundé a versé à la chaîne plus de 40 millions d’euros depuis 2010″, pointe une décision du tribunal de commerce de Nanterre. . Cela s’est fait principalement sous forme d’espace publicitaire. Yaoundé l’a acheté entre 2010 et 2017 pour 21 millions d’euros et a promis de l’acheter en 2019 pour 3,2 millions d’euros par an, même si le montant était en pratique légèrement inférieur (2,8 millions d’euros prévus pour 2021).

Par ailleurs, le Cameroun avait également promis de subventionner les pertes de la chaîne et payé 4,9 millions d’euros pour cela. Par ailleurs, en deux tranches, il a apporté 10 millions d’euros au capital d’Afrime-dia International, une holding luxembourgeoise qui détenait la chaîne jusqu’en 2019, selon les documents déposés au greffe. Mais tout cet argent ne suffisait pas. Armenia SAS, la filiale française de la holding luxembourgeoise, a déposé son bilan en janvier 2018 et a été liquidée en février 2019.

Le Cameroun a alors payé un autre million d’euros pour reprendre les actifs, mais a demandé de transférer ces actifs à une société française « de remplacement », à savoir A Media France SAS. Par ailleurs, Yaoundé s’est également engagé à couvrir tout déficit de trésorerie pouvant aller jusqu’à un million d’euros. On le voit, Yaoundé est prête à payer le prix fort pour la survie de cette chaîne de télévision.

Lignes budgétaires

Le pouvoir a donc pour habitude de financer les médias avec des milliards pour s’assurer qu’ils répondent à une presse indépendante jugée très critique à l’égard des autorités.

Pour cela, révèle un militant, « l’État dispose de lignes budgétaires directement contrôlées par la présidence de la république qui permettent de financer des « opérations secrètes » et même des missions officielles non budgétisées. C’est dans ce cadre que divers acteurs de la scène publique peuvent bénéficier de subventions à la discrétion et au bon vouloir de la présidence de la république.

L’affaire Amougou Belinga peut susciter beaucoup de discussions, principalement à cause de l’attitude arrogante et grossière de l’individu et non à cause de sa spécificité. (…) Regardez, Blaise Pascal TALLA, par exemple, a reçu plusieurs milliards de FCFA du Gouvernement de la République avec l’accord de la Présidence de la République. Constant Némale d’Arica 24 a reçu plusieurs milliards de FCFA avec l’accord de la présidence de la république. Les grands journaux français reçoivent de l’argent de la présidence de la république. Y compris de grands journalistes français qui ne parlent pas du Cameroun. On le sait. » conclut le journaliste d’investigation, ajoutant que tout cet argent provient des lignes 94 et 65 des ministères des Finances et de l’Economie.

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