Samuel Eto’o et la FIFA: Voici les dessous de l’affaire révélé par Deutsche Welle

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Le 8 septembre, le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, était le grand absent de la cérémonie de remise des trophées de la Coupe du monde Qatar 2022 au Cameroun. Le président de la FECAFOOT a préféré se rendre à Doha ce jour-là. Selon Deutsche Welle, Samuel Eto’o a conditionné sa présence au paiement. La Fecafoot voulait vendre ses droits d’image et ceux d’Eto’o aux voyagistes.

« La Fécafoot a posé des conditions pour pouvoir y assister, notamment que pour être là, ils doivent payer des droits d’image de la Fécafoot, et du président Samuel Eto’o qui est sous contrat avec d’autres marques, il ne faut pas l’oublier. Ils n’ont pas rempli ces conditions et naturellement la Fécafoot n’y est pas allée », explique le spécialiste du marketing du sport, Mathieu Youbi sur le média allemand.

Cette situation refroidit un peu plus les relations entre la Fecafoot et la Fifa. On se souvient de la bataille à peine voilée entre les deux organisations pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations en 2021 (CAN TOTAL ENERGIES 2022).

Des sources précisent que la Fecafoot aurait demandé 50 millions pour participer à la tournée FIFA. « L’avion qui avait à son bord le trophée était aux couleurs exclusives d’une marque de boisson gazeuse. On a beau dire qu’Eto’o aurait réclamé 50 millions, nous sommes là à la croisée des enjeux économiques. Sincèrement, cette histoire se résume en une image d’une marque à vendre, contre une image d’une star à exploiter aux frais de la princesse. », a confié l’expert de football camerounais Fernant Nenkam à Deutsche Welle.

De son côté, le journaliste Sam Severin Ngo estime que rien ne pouvait expliquer le geste posé par le président de la Fecafoot. Eto’o, estime-t-il, devrait faire la différence entre son image en tant que personne et celle de l’institution qu’il incarne désormais.

« Il faut bien établir la différence aujourd’hui entre la star planétaire Samuel Eto’o qui peut jouir d’une image commerciale qui est à défendre, et le président en tant que responsable d’une institution qui exerce une mission de service public. C’est une confusion qui est savamment entretenue par ceux qui sont autour de Samuel Eto’o aujourd’hui et qui ne veulent pas lui faire entendre raison. », précise-t-il.

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