Succession de Paul Biya : les élites du Grand Nord choisissent Franck Biya

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• La succession de Paul Biya se précise à la tête du Cameroun

• Le Grand Nord choisit Franck Biya

• A cet effet, une réunion des chefs traditionnels s’est tenue dans la maison de Lamido de Maroua

Tous les clans du régime Biya s’entassent dans cette guerre de positionnement qui secoue le sérail depuis plusieurs mois maintenant après l’absence prolongée de la scène publique du locataire du palais Etooudi.

Les élites de l’Extrême-Nord ne veulent pas compter sur elles à cette étape de l’histoire du Cameroun, à l’issue de laquelle sera connu le successeur du président Paul Biya.

Ainsi, entre les clans Motaze-Ayolo, Ferdinand Ngoh Ngoh et Franck Biya, le Grand Nord semble avoir fait son choix. C’est celui du fils aîné du président Biya.

En effet, selon la confidentialité du site politudenews.com, « Cavaye Yeguie Djibril, président de l’Assemblée nationale et le député du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, effectuent des manœuvres pour une visite de Franck Biya dans la région de l’Extrême-Nord. ”.

Nos confrères de politudenews.com précisent qu’à cet effet, une réunion de chefs traditionnels s’est tenue au domicile de Lamido de Maroua, Sa Majesté El Hadj Bakary Bouba à l’initiative de Yaouba Abdoulaye. Si le motif officiel de la rencontre était le remplacement de feu Alim Hayatou à la tête de l’Association des Chefs Traditionnels du Cameroun, on apprend que « le but principal était de rechercher les chefs traditionnels avant l’arrivée de Frank Biya ».

Cette idée ne ferait pas l’unanimité parmi les chefs traditionnels qui ont assisté à la réunion. Certains « ont exprimé leur forte opposition à la tenue d’une conférence régionale des chefs traditionnels à laquelle Frank Biya participerait ».

A noter que cette initiative intervient quelques semaines après la visite de Franck Biya à Foumban dans le Nonne pour présenter au nouveau sultan, Sa Majesté Nfonrifoum Mbombo Njoya Mouhamed Nabil, les condoléances de la famille Biya. Cette visite a été appréciée de diverses manières dans l’opinion publique camerounaise.

SUCCÈS DE PAUL BIYA : FRANCK BIYA EN CONTACT AVEC LA HIRARCHIE MILITAIRE

Le grand idiot décide de ne pas jouer sa propre carte si Biya devait soudainement quitter le pouvoir.
Le sujet de la succession de Paul Biya est un secret de polichinelle dans le Sérail depuis son entrée sur la scène du « mouvement franciste », du nom du fils aîné du président de la République Paul Biya. Deux obstacles majeurs s’opposent à l’ambition présidentielle de cet homme d’affaires. Il s’agit de la première dame Chantal Biya et de la hiérarchie militaire. Ces derniers temps, il y a eu un certain rapprochement entre Franck Biya et le grand muet.

2MES News TV le rapporte dans le message ci-dessous

La succession du chef de l’Etat Paul Biya, épuisé et fatigué à 88 ans, est sur toutes les lèvres. Son fils Franck, cité parmi les prétendants, feint de ne pas être intéressé par le poste tout en s’assurant un statut d’homme d’Etat qui lui échappe encore.

De son père Franck Emmanuel Olivier Biya a hérité de la stratégie de l’esquive et de l’art des feintes. Alors que l’hypothèse qu’il succédera un jour à son père Paul Biya, 88 ans, persiste, le fils de Biya feint de ne pas être intéressé. Comme le reste de sa vie, il incarne l’enfant gâté qui n’a jamais rien pris au sérieux, sachant qu’il y aura toujours quelqu’un pour le faire à sa place.

Un voyage scolaire chaotique

Né en août 1971 de l’union entre Paul et Jeanne-Irène Biya, aujourd’hui décédée, Franck Biya a commencé ses études aux collèges catholiques François-Xavier Vogt et à la Retraite de Yaoundé d’où il s’est envolé pour les États-Unis avec un bac en sac. Il tenta d’étudier l’économie à l’Université de Californie du Sud, qu’il quitta peu après le baccalauréat, diplôme inférieur à la licence dans le système francophone. Les études sont trop difficiles et trop incertaines pour le fils de papa.

Après sa rapide formation universitaire, Franck pose ses valises en Europe avant de rentrer au Cameroun. Sous l’œil attentif de son père, il se lance dans l’exploitation forestière en créant Afrione Cameroun et SFA Engineering. Utilisant l’oreille attentive de son père, il agit également en tant que facilitateur pour les investisseurs privés, notamment les étrangers qui souhaitent rencontrer Papa, tel ministre ou telle autre personne importante. Comme si personne ne pouvait rien refuser au fils du président, Franck Biya a réalisé en 2016 une opération financière qui a fait parler le pays. Cette année-là, il a acheté 9 400 obligations d’État avec un intérêt de 3% via Afrione pour une durée de dix ans. Quelques années plus tard, il revend ses bons et réalise un bénéfice de 3,5 milliards de FCFA.

« Franck Président »

Pour le fils aîné de Paul Biya, gagner de l’argent permet aussi d’attirer une clientèle politique. Ici et là apparaissent régulièrement des groupes de camerounais dits spontanés qui souhaitent que Franck succède à son père.

À quatre ans de la présidentielle de 2025, un mouvement qui se présente comme citoyen vient de lancer une campagne avec un slogan qui en dit long sur ses objectifs de « Franck président ». Sur les photos prises pour les besoins de cette campagne, on voit le fils du président sourire sur fond bleu au milieu de la foule. Dans sa marche vers l’Etoudi Palace, Franck pourra compter sur le réseau qu’il s’est construit dans l’appareil d’Etat en y plaçant ses cousins, ses parents et ses fidèles amis à des postes stratégiques.

Très proche de Samuel Mvondo Ayolo, directeur de cabinet civil du président Biya, le jeune Franck a réussi à confier le ministère de l’Économie à son ami Alamine Ousmane Mey, un notable du nord du Cameroun, le plus grand pôle électoral du pays. Le ministère des Finances, autre portefeuille stratégique, a été confié à Louis-Paul Motaze, qui fait également partie de son réseau de proches.

S’il a toujours refusé d’intégrer les instances dirigeantes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, pouvoir), Franck entretient les meilleures relations avec ses principaux responsables. La plupart d’entre eux sont des personnes totalement dévouées à son père.

L’armée en embuscade

De là à penser qu’il pourrait un jour être investi en tant que candidat du RDPC à l’élection présidentielle de 2025, il n’y a qu’un pas que de nombreux Camerounais sont prompts à franchir.

Cependant, deux obstacles se dressent sur le chemin qui mène Franck au palais d’Etoudi. Il y a tout d’abord sa mauvaise relation avec Chantal Biya, sa belle-mère, qu’il accuse d’ingérence inappropriée entre lui et son père. Signe de la volonté de mettre toutes les chances de son côté, les relations entre Franck et Chantal Biya, très affreuses au départ, se sont sensiblement améliorées ces derniers mois. L’autre obstacle, sans doute le plus important, dans l’accession au siège présidentiel de Biya son pourrait être son manque de connexion dans l’appareil militaire et sécuritaire. Franck Biya est conscient de ce handicap et travaille depuis plusieurs mois sur ses relations avec la hiérarchie militaire. Une sorte d’assurance-vie !

A moins que le gros con ne décide de jouer sa propre carte, si Biya venait à quitter subitement le pouvoir.

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