TCS : Voici comme le PM Dion Ngute sauve plusieurs ministres d’une nouvelle humiliation

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Le scandale financier appelé Covidgate n’est pas encore terminé. Si la question ne fait plus l’actualité de la presse, c’est en partie grâce au Premier ministre Joseph Dion Ngute. Il a trouvé trop humiliante la manière dont ses ministres se sont rendus devant les tribunaux et a négocié, obtenant la faveur du chef de l’État pour que les membres du gouvernement soient entendus dans leurs bureaux.

L’enquête évoquée ici avait débuté à la fin du premier semestre 2021. Précisément le 18 mai dernier, le Ministre de la Santé Publique (Minsanté) M. Manaouda Malachie a été le premier à répondre à une première citation à comparaître du Corps Spécialisé des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du Tribunal Pénal Spécial (TCS). Et le lendemain, 19 mai, Mme Madeleine Tchuenté, l’actuelle ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), a pris ses fonctions. Par ailleurs, après avoir entendu ce dernier, le public a finalement été informé que l’enquête policière sur la gestion des fonds mis à disposition par l’État en 2020 pour lutter contre la pandémie de Covid-19, qualifiée d’illégale, a effectivement été ouverte. Mais le ballet des membres du gouvernement au Palais de justice avait finalement été interrompu.

Le Premier ministre a estimé que l’autorité du gouvernement avait beaucoup souffert et, selon des sources sûres, a appris du président de la République que le scénario des auditions des ministres serait modifié afin de les soustraire au triste spectacle de leur apparition au Palais de Justice. . L’occasion a alors été saisie pour interroger les hauts fonctionnaires impliqués dans l’enquête dans leurs départements respectifs. Depuis lors, les auditions de responsables gouvernementaux n’alimentent plus le Web comme elles le faisaient à leurs débuts. En conséquence, le public n’a plus jamais su ce qu’il était advenu de l’enquête.

Certains observateurs avaient conclu qu’il avait été secrètement annulé. En fait, il n’a pas été achevé en raison d’une pratique administrative qui confère une immunité de facto à certains responsables, dont le secrétaire général du Présidium de la République. C’est ce verrou que le président Biya a (enfin) brisé sur M. Ngoh Ngoh.

rapport d’étape

Quels sont exactement les soupçons qui incrimineraient le proche collaborateur du chef de l’Etat concernant la gestion des fonds Covid-19 en 2000 pour justifier son audition par la police judiciaire ? La réponse n’est actuellement pas connue du public. Mais on sait que l’audit de la gestion de ces fonds par la Cour des Comptes de la Cour Suprême du Cameroun a plus ou moins révélé les administrations et fonctionnaires qui devraient être la cible de poursuites pénales, eu égard aux faits constatés par les magistrats compétents de révision. C’est ce qui ressort d’un tract baptisé synthèse du « Premier rapport d’audit de la Cour des comptes sur l’utilisation du Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus » en 2020, en fait une fuite de l’audit qui a atterri sur le chef de bureau de l’État avant l’acceptation du rapport de la Chambre des comptes.

ref: camerounweb

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