« Tous ceux qui ont vu le corps d’Irène Biya ont été tués, y compris le prêtre »

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• Déjà 29 ans que Jeanne Irène Biya s’est consacrée à Etoudi en l’absence de Paul Biya

• Selon les déclarations d’Ebalé Angounou, il s’agissait d’un meurtre camouflé

• Il révèle que tous ceux qui ont assisté à ses funérailles sont morts mystérieusement

Vingt-neuf ans après sa mort, des doutes subsistent sur les circonstances et les causes réelles du décès de Jeanne-Irène Biya, première épouse du président camerounais Paul Biya.

Dans le livre « Le vrai visage de Paul Biya », l’écrivain camerounais Ebalé Angounou révèle une série de « meurtres » qui ont eu lieu quelques jours après la mort de Jeanne-Irène Biya et qui seraient liés à la mort du première dame. Extrait…

A Dakar, les chefs d’Etat sont en conclave lorsque Paul Biya se lève pour annoncer à ses confrères la terrible nouvelle. Que s’est-il passé ? Le commentaire de Charles Ndongo, journaliste qui accompagnait le chef de l’Etat, nous renseignera. Le journaliste de l’ancien président raconte dans son reportage sur le sujet que Paul Biya, sachant qu’il avait laissé sa femme très malade dans le pays, s’attendait au pire.

Mais le devoir l’a appelé à Dakar. Alors il attendait toujours des nouvelles. On pouvait dire qu’il avait peur et qu’il avait honte. Puis à un moment donné, son adjudant s’est approché de lui pour lui annoncer la nouvelle.
Alors Paul Biya s’est levé pour dire solennellement : « Je viens d’apprendre une terrible nouvelle : ma femme est morte.

Nous sommes en août 1992. Pour y voir clair, Charles Ndongo, brillant journaliste, n’est pas naïf. Et entre les lignes on peut découvrir son message. Car un homme qui aime sa femme ne peut bouger s’il sait qu’elle risque de rendre l’âme après lui. Paul Biya était si impatient qu’il a regardé sa montre. C’était parce qu’il avait les détails de l’exécution de sa femme. Il savait qu’une fois l’opération terminée, on le lui dirait. Il savait même à quelle heure le coup allait arriver.

Le moindre retard l’agaçait car il avait peur d’échouer : une telle bataille devait absolument réussir. Les pairs africains de Paul Biya n’ont pas été dupes de fumer le truc. Ils se connaissent assez bien. Cela explique pourquoi il n’y avait pas de chef d’État autour de lui pour les services religieux. Seuls des messages de condoléances où nous aurions afflué pour rendre hommage à qui que ce soit était Lady Biya. Même leurs épouses, parmi lesquelles le défunt avait de nombreux amis, n’ont pas pris la peine de déménager. Il s’agissait d’un boycott car tout le monde était mécontent de Paul Biya dont ils ont pris leurs distances.

Quand le président Mobutu vient en aide à Paul Biya, ce qui est tout à fait compréhensible étant donné que les deux hommes connaissaient les mêmes pratiques. Cela signifie que Dakar n’était qu’un alibi pour Paul Biya qui, ayant décidé de la mort de sa femme, avait jugé de l’opportunité de quitter le pays au moment où son meurtre avait été commis. Après avoir appris la mort de Jeanne-Irène, le président est immédiatement rentré au pays. Il se rend alors compte que le défunt avait reçu des religieuses quelques heures plus tôt. Il panique. Ils sont amis et confidents de son ex-femme. Ne leur aurait-elle pas confié des secrets qui pourraient le mettre en danger, comme elle l’avait promis ?

Conformément aux préoccupations du Président de la République, Minlo’o Medjo enverra un commandement d’urgence à Djoum. La propriété des bonnes sœurs est envahie. Ils seront maltraités, torturés, maltraités et finalement tués après avoir avoué. L’une des deux bandes sonores dans lesquelles la défunte avait enregistré des révélations sur sa vie avec son mari a été récupérée. L’autre a été transmise par les religieuses à l’abbé Amougou du diocèse de Sangmélima.

Après la messe qu’il célébrera à l’occasion des obsèques de Jeanne-Irène, ce prêtre sera retrouvé mort de façon très curieuse et inexplicable. Le secret doit absolument entourer les circonstances et circonstances de la mort de Jeanne-Irène. Quiconque pouvait en dire quelque chose devait partir.

A commencer par ceux qui l’ont exécutée, des éléments d’une unité spéciale de sécurité présidentielle, abattus par leurs collègues. Après avoir massacré Jeanne-Irène et les religieuses de Djoum, elles sont également passées à la poêle. Le médecin légiste qui a rédigé le type de certificat de décès a été exécuté, de même que les femmes de l’Église catholique qui se sont chargées de laver la dépouille de Jeanne-Irène. Ce corps a été caché aux Camerounais car ils auraient eu en leur présence un corps mutilé par trois balles de pistolet automatique. Cependant, nous voulions croire qu’elle était malade et qu’elle est décédée. C’est sans tenir compte du programme.

Parce qu’elle a fait une sortie le lendemain de sa mort. Elle devait se rendre dans la zone d’Obala avec Yaou Aïssatou, alors ministre en charge de la promotion féminine, pour visiter une champignonnière créée par une association de femmes rurales. Si son état de santé ne le lui avait pas permis, le programme aurait été annulé.

Pourtant, un jour avant la date de sortie, c’est-à-dire le jour de sa mort, Jeanne-Irène Yaou aurait reçu Aïssatou et les deux femmes avaient étudié les contours de la cérémonie le lendemain, dont la date avait été maintenue. C’est-à-dire qu’elle était en parfaite santé, et sur le chemin de Dakar, Paul Biya n’a pas laissé une femme en mauvaise forme physique, comme les versions officielles le laisseraient entendre, pour tenter de justifier la mort subite de la femme. première dame.

L’accident suspect avec Motaze Roger

Motaze Roger n’a pas eu la conscience tranquille depuis leur retour de Dakar. Sa tante est morte parce qu’il ne pouvait pas la protéger. Quand il aurait dû. Il sent maintenant son absence. Il est sous pression des deux côtés de la famille. La vie au palais le dérangeait déjà. Il aimerait partir, poursuivre sa carrière militaire ailleurs.

L’idéal serait même de quitter le pays pour un temps, histoire de dépaysement et de retour au moral. Paul Biya s’est vite rendu compte de l’état d’esprit de son assistant depuis la mort de sa tante. Et cela le met mal à l’aise. De toute façon, Roger en sait trop, et ce n’est pas bien, ce n’est pas rassurant. S’il a sorti Jeanne-Irène pour certaines raisons, pourquoi n’aurait-il pas sorti Roger pour les mêmes raisons ? En effet, dans cet état d’esprit, il pouvait éclater et se libérer.

Le président invite alors son assistant à un dîner intime. L’occasion lui est favorable pour faire le point. Roger a pris ses fonctions six (06) mois après son accession à la plus haute fonction. Depuis lors, il l’a servi à la fois comme le fils qu’il est toujours resté et comme le soldat qu’il est devenu.

C’est dans une certaine salle que le chef de l’Etat installe son adjudant. Le tableau est prêt. On y trouve de faibles bougies de couleurs différentes et une senteur de parfum magique : ambre, sans doute, ou benjoin. Ce sont les deux parfums magiques du président. Il y a aussi une douce musique instrumentale religieuse flottant dans l’air. Paul Biya sert Roger Motaze à boire dans une tasse.

Puis il prend du pain de sa main et le lui donne. Il fait de même avec le poisson. Roger mange et boit en présence du président. Pas un seul mot n’a encore été échangé. La musique s’arrête. Le président se lève. Marche jusqu’à la porte. S’arrête. Enfin parlant : Roger doit partir en mission le lendemain à Mvomeka’a, le village de Paul Biya. Il y va très souvent. De retour chez lui, l’officier s’alarme : ce dîner lui paraît suspect. Il préparera alors à son tour un document détaillé décrivant son dîner avec Paul Biya et exprimant ses craintes.

Car il sait que le président est devenu un maître dans l’art du magicien. Le lendemain, lui et l’officier de l’armée se sont rendus à Mvomeka’a. C’est sur un twist mal négocié qu’il glissera pour trouver la mort. Son compagnon de voyage en sort indemne. Pourtant, il connaissait parfaitement la route, qui est aussi la meilleure du Cameroun.

Il avait oublié un tout petit détail : si vous dînez avec le diable, vous devez vous asseoir bien à l’écart et utiliser une longue cuillère. Le maire de Sangmélima, M. N’na Ze Bavard, précise que l’officier, qui passait devant la mairie ce jour-là, l’a vu et lui a dit : « Je me promène dans le village, j’arrive ». Il n’est jamais revenu… c’était un voyage pour l’éternité.

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