Tribunal militaire : un militaire accusé d’avoir « abusé » de son ami d’enfance sous l’emprise de l’alcool

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Le gendarme-major s’est retrouvé le soir dans une buvette avec son ami d’enfance. Après avoir bu ensemble, une dispute éclata entre eux. Le militaire aurait menacé son ami avec un couteau avant de le laisser dans la boue. L’homme en uniforme clame son innocence.

Le 9 décembre 2021 était le jour du tribunal au Tribunal militaire de Yaoundé. En particulier, l’affaire entre M. Tamokue Thierry Martial et le gendarme-major Tchinda Willy Bobo, son ami d’enfance et frère, a retenu l’attention du juge. L’homme en uniforme, qui paraissait libre, est inculpé d’actes qualifiés de manquement aux consignes et de blessures légères (comportement amoral pouvant ternir l’image de la police). Il clame son innocence.

Il ressort des déclarations de M. Tamokue Thierry que l’intimé est son ami d’enfance. Ils se sont perdus de vue pendant longtemps et se sont retrouvés une semaine avant le 1er mai 2021. Ce jour-là, les deux hommes ont eu une petite dispute à propos d’une fille et le lendemain le soldat est sorti. .

Le jour de la fête du Travail, les deux amis se sont retrouvés dans une buvette de leur quartier d’Ekounou. Après qu’ils eurent bu une bière ensemble, une altercation verbale s’ensuivit. « Je lui ai dit : mon garçon, comment se fait-il que tu sois ici à cette heure de la nuit dans ton uniforme, comment se passe ton stage ? Il m’a répondu que quand il est en uniforme je n’ai pas le droit de le traiter avec manque de respect ».

C’est cet échange verbal qui, selon le plaignant, est à l’origine de leur désaccord. Colis rejeté M. Tamokue Thierry avoue avoir insulté le militaire par la suite et la bagarre a commencé. Entre un échange de coups de poing, de coups et autres, le plaignant allègue qu’un des amis de son adversaire s’est joint au combat.

Le commandant Tchinda Willy, tentant de s’échapper, l’a poursuivi avec un couteau et menacé de le poignarder s’il refusait de retourner au bar. « Le soldat m’a laissé dans la boue et a commencé à me demander ses galons. Quand ils ont été trouvés, il m’a ordonné de passer commande et a menacé de les mettre sur son épaule avec un couteau. Il a ensuite attrapé une bouteille de bière, l’a cassée et m’a frappé au front », a-t-il déclaré. Selon les documents médicaux de la procédure, M. Tamokue Thierry a été consulté par un médecin trois jours après l’incident. Il a subi une fracture du tibia à la suite d’une incapacité temporaire de 30 jours. Au cours de cette altercation, le requérant a déclaré avoir perdu son téléphone portable et une convocation de 296 mille francs.

Au cours des discussions, il est apparu que M. Tchinda Willy Bobo a proposé une solution à l’amiable au plaignant, qui a décliné l’offre. « Il m’a proposé la somme de 150 mille francs, ce que j’ai refusé car il n’a pas respecté l’exigence qu’il m’excuse dans le même bar où nous nous sommes battus en uniforme, et en présence de jeunes du quartier », a-t-il confié. .. lui plutôt. ajoutant : « Il m’a humilié en public ce jour-là. Je veux qu’il me rende tout ce que j’ai perdu. »

2ème bière

Pour sa défense, le major de gendarmerie Tchinda Willy Bobo a indiqué au tribunal qu’au moment des faits, il était en service au poste de gendarmerie de carrière de Yaoundé et était en formation auprès du commandement du Centre d’instruction de la gendarmerie nationale. Le 1er mai 2021, jour de l’altercation, il était en permission et il a donc invité son ami d’enfance dans une buvette pour arroser ses nouveaux biscuits avec d’autres jeunes de leur quartier.

Ainsi, le plaignant, qui buvait la grande Guinness, a commandé une autre bière à la place. Il a voulu en prendre un deuxième, mais le soldat l’a refusé. « Pendant le combat, le plaignant a déchiré ma tenue. Il a ensuite arraché mes galons et s’est enfui. Quand je l’ai rattrapé, je l’ai sucé (coup de tête, ndlr) et il était dans la boue. .

Quant au règlement à l’amiable, le gendarme Tchinda Willy Bobo déclare avoir présenté ses excuses à son ami et frère comme il l’avait demandé, mais sans tenue militaire. « Il a promis de me déshabiller. M. Tamokue reste mon frère partout où nous nous retrouvons avec cette procédure. Je ne suis pas né gendarme-major, je suis un être humain comme lui. Je suis désolé d’en être arrivé là », a-t-il conclu. Les réclamations du commissaire du gouvernement sont attendues le 13 janvier 2022.

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