Une crise alimentaire aux portes du Cameroun

0

Le Gicam attire l’attention des autorités sur une baisse des importations à partir de janvier 2022, compte tenu de la hausse des prix à l’importation de plusieurs produits.

Selon le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), le Cameroun serait menacé d’une crise alimentaire à partir de janvier 2022 dans le cas où de véritables concertations entre le gouvernement et le secteur privé n’auraient pas lieu pour s’entendre sur des mesures appropriées. pour sortir des difficultés rencontrées par les promoteurs d’entreprises. « Il est clair qu’une fois que les entreprises ne seront plus en mesure de s’adapter, elles envisageront simplement de cesser leurs activités d’importation et de fabrication le 1er janvier 2022. A partir de ce moment-là, le risque de défaut sur le marché devient réel avec pour principale conséquence un risque de crise alimentaire et des conséquences sociales inévitables dont personne ne veut », peut-on lire dans un communiqué signé le 9 novembre 2021 à Douala par Célestin Tawamba, président du Gicam. Mardi 9 novembre, à Douala, au siège du Gicam, une concertation a eu lieu entre des entreprises de différents secteurs d’activité « exposées à la hausse sans précédent des prix des importations et du fret maritime ». Le communiqué signé à l’issue des travaux notait que la plupart des entreprises ont connu une augmentation exponentielle de leurs coûts d’approvisionnement depuis début 2021, principalement en raison de facteurs externes comme la hausse générale du prix mondial des matériaux. l’explosion du fret maritime, avec des augmentations allant de 20 à 400 %.

Le Gicam ajoute que, compte tenu des menaces sérieuses que cette dérive inflationniste fait peser sur la continuité, la rentabilité et la survie des activités, de nombreuses alertes ont été portées à l’attention des autorités. Cela a donné lieu à des consultations à différents niveaux, comme celle qui a eu lieu au Gicam le 1er octobre 2021 avec le ministre du Commerce : « Aujourd’hui, malgré les propositions d’ajustement à court et moyen terme qui ont été faites à ce sujet, les entreprises le regretter. mesures ou l’inefficacité des mesures proposées dans certains secteurs d’activité, compte tenu de leur incapacité à atténuer significativement l’impact des augmentations de coûts. Dans le même temps, on assiste malheureusement à une prolifération de textes réglementaires contre-productifs, entraînant une augmentation, certes limitée, des coûts de production des entreprises », note le communiqué du Gicam. Avec la conférence qui s’est tenue à Douala le 9 novembre, il apparaît que la situation des entreprises continue de se dégrader en raison des ruptures d’approvisionnement, ainsi que du manque de visibilité sur les ventes, et cette incertitude est due à la difficulté de gérer de fortes augmentations des ventes. de répercuter les coûts de fourniture sur les prix de vente des produits, et notamment des produits dont les prix doivent être préalablement agréés.

Pandémie de covid19

Pour les autorités camerounaises, la hausse sans précédent des prix des importations et du fret maritime est justifiée par la pandémie de Covid 19 qui secoue le monde entier depuis près de deux ans. Avec cette pandémie, les restrictions liées à la fermeture des frontières dans certains pays ont aggravé le contexte économique : « Les gens étaient enfermés et les entreprises ne produisaient pas. Les navires de la marchandise sont restés bloqués en mer pendant plusieurs mois. Ce sont les raisons qui expliquent l’augmentation du fret maritime », explique un économiste.

Malgré cette situation plutôt risquée, les autorités camerounaises disent avoir pris des mesures pour assurer la disponibilité des produits sur le marché. Par ailleurs, le ministère du Commerce rassure les mesures d’anticipation en organisant des dialogues permanents avec les acteurs du marché. Quels dialogues ont permis aux acteurs du marché de réduire leurs marges afin de maintenir les prix des produits en dessous des prix approuvés. Parmi les produits importés qui menacent la hausse des prix, il y a le riz, la farine, le ciment, etc.

#Une #crise #alimentaire #aux #portes #Cameroun

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

[gs-fb-comments]

[comment]

[supsystic-newsletter-form id=4]

Vidéo du jour:



Laisser un commentaire