Alice, Styliste: « URBAN POP est une collection TISS’AME plus urbaine »

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TISS’AME est le fruit d’une amitié entre deux femmes: Alice, créatrice textile, et Antonia, professionnelle du marketing et de la communication. Cette marque reflète le croisement des cultures et de l’artisanat, et ses créations allient modernité et traditions. Aujourd’hui Alice présente sa toute nouvelle collection, URBAN POP, qui rend hommage au peintre Jean-Michel Basquiat. AFRIK.COM est allé à la rencontre de ce jeune entrepreneur dont la détermination et l’ambition font l’admiration.

Entre le lancement de sa nouvelle collection et le déménagement de sa boutique autrefois située rue Androuet dans le 18e arrondissement de Paris, pour un quartier qu’il juge plus vivant, à savoir le 11e Arrondissement de Paris (rue Keller), Alice n’a pas une minute pour elle-même. Dans le cadre de l’IWIT CONCEPT STORE qu’elle a créé, Alice s’est lancée dans une nouvelle aventure avec cette collection et cette étape dans un nouveau contexte de santé en France. Déterminée à tout faire toute seule, elle a mis toute son énergie dans le travail, le merchandising avant l’ouverture du magasin, bien sûr en click and collect. Découvrons cette femme au talent immense, qui nous plonge dans son univers.

Vous avez créé votre marque en 2011, pouvez-vous remonter les différents hauts et bas?

J’ai fait TISS’AME avec une amie, Antonia. J’avais déjà une autre marque, Zenka (marque pour femmes avec des tissus du monde entier). Puisque j’allais vivre à Dakar, je voulais travailler directement avec les tisserands. En fait, elle fabriquait des basiques fabriqués à partir de pagnes tissés d’Afrique de l’Ouest. De 2014 à 2015, Antonia a quitté TISS’AME pour poursuivre des projets personnels, et j’ai continué à développer TISS’AME en travaillant avec le savoir-faire de l’Afrique de l’Ouest, à savoir le pagne tissé, le bogolan, la broderie, les indigos et le bronze.

D’où vient le nom TISS’AME?

C’est juste une contraction du tissage et de l’âme.

Vous venez de sortir votre nouvelle collection, qui complète une déjà belle série. Pouvez-vous nous parler un peu de vos collections?

Tout d’abord, sachez que je publie deux collections par an. Ils ont chacun un thème différent et en fonction des collections je change de savoir-faire. Ils ont tous un nom et racontent une histoire. L’été dernier, il s’appelait Thioffy Studio et j’ai rendu hommage à de grands portraitistes comme Oumar Ly ou Malick Sidibé. Cette saison a également vu la collection Dunya, un hommage aux grands guerriers que je décris comme des reines et des amazones d’Afrique.

En avril 2021, vous avez sorti votre toute nouvelle collection, URBAN POP, pouvez-vous repenser le design?

Contrairement aux autres collections, j’ai fait URBAN POP à Paris, car vu l’actualité, je ne pouvais pas aller à Dakar. La crise sanitaire due au Coronavirus et l’incarcération en France m’ont obligé à ne pas voyager. Mes ateliers à Dakar ont donc fonctionné sans moi. Je devais superviser à distance. Nous avons télétravaillé. URBAN POP est une collection plus urbaine et j’ai arrêté d’utiliser la broderie traditionnelle pour rendre hommage à Jean-Michel Basquiat, un peintre américain. J’étais à New York avant la pandémie et cette ville est maintenant sortie de moi. Savoir pourquoi? Je me dis que parfois on ne sait pas toujours pourquoi.

Vous avez déjà déménagé dans un autre arrondissement, toujours à Paris. Comment s’est passé votre déménagement?

Depuis 2018, je crée un concept store basé sur le savoir-faire africain appelé IWIT. Nous étions basés à Montmartre. Après la pandémie, nous sommes passés au 11e arrondissement de Paris car Montmartre est un quartier gravement touché par cette situation pandémique. De plus, très peu de Parisiens vivent à Montmartre. J’ai donc préféré être dans un quartier plus parisien, avec des citoyens consommant localement et se rapprochant de mes clients dans ces quartiers.

Chez IWIT, nous sommes différents designers qui travaillent tous en petites séries ou en pièces uniques. Nous travaillons avec le savoir-faire du fait main: il y a des créateurs de prêt-à-porter, de bijoux, mais aussi de décoration, d’accessoires et de maroquinerie. Keller Street est assez fréquentée, animée. Vous ressentez l’agitation parisienne. Nous avons bien fait de nous déplacer pour trouver des touristes que nous n’avions pas eu ces derniers temps.

Tissame
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