La difficile réalité des musiciens africains aux Trans Musicales

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Aux Trans Musicales : la difficile réalité des musiciens africains

La scène musicale africaine est confrontée à de nombreux défis, notamment en ce qui concerne la viabilité financière des artistes. Oumar Ngom, membre du groupe sénégalais Ndox Electrique, témoigne de la difficulté de vivre de sa musique en Afrique. Selon lui, il n’y a pas d’industrie musicale au Sénégal et les musiciens accompagnateurs sont souvent mal payés. Les plateformes musicales ne rapportent pas beaucoup d’argent et les revenus des spectacles sont souvent dérisoires. Les musiciens africains doivent donc multiplier les petits boulots pour continuer à exercer leur passion.

Des revenus ridicules par rapport au coût de la vie

Les musiciens africains sont confrontés à des revenus très faibles par rapport au coût de la vie. En effet, certains peuvent travailler huit à dix heures par jour pour des spectacles et gagner entre cinq et dix euros, alors qu’en France, le cachet minimum est d’environ 135 euros. De plus, les droits d’auteur au Sénégal sont mal organisés et coûtent cher. Certains musiciens africains s’inscrivent donc directement à la Sacem en France pour bénéficier de meilleures conditions.

Les réseaux sociaux ne rapportent pas

Les réseaux sociaux peuvent permettre aux musiciens africains d’étendre leur public, voire de se faire repérer par un agent étranger, mais ils ne rapportent pas d’argent. François Cambuzat, initiateur du projet Ndox Electrique, souligne que de nombreux musiciens africains ont des milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux, mais ne gagnent pas un euro. Selon lui, le rôle des festivals comme les Trans Musicales de Rennes est crucial pour aider les artistes africains à se faire connaître et à développer leur carrière.

En conclusion, la réalité des musiciens africains est difficile. Ils doivent faire face à des revenus faibles, à une industrie musicale peu développée et à des difficultés pour vivre de leur passion. Les festivals et les plateformes internationales peuvent jouer un rôle important dans la promotion et le soutien des artistes africains. Il est donc essentiel de continuer à soutenir et à valoriser la scène musicale africaine.

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