Burkina : Mariam Ouedraogo, une journaliste hantée par les viols commis par les djihadistes

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Les viols des djihadistes au Burkina : une réalité insoutenable

Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une vague de violences perpétrées par des groupes djihadistes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda. Ces violences ont déjà fait plus de 17 000 morts et ont contraint plus de deux millions de personnes à fuir leur foyer. Parmi les atrocités commises, les viols collectifs ou publics sont monnaie courante, laissant des séquelles insurmontables chez les victimes.

Mariam Ouedraogo, journaliste burkinabè et lauréate du prix Bayeux des correspondants de guerre, se bat depuis plusieurs années pour donner une voix à ces femmes victimes de violences sexuelles liées au terrorisme. Malgré les tabous qui entourent la sexualité au Burkina Faso, Mariam brise le silence et raconte les histoires de ces femmes qui lui font confiance. Elle est devenue leur porte-parole, dénonçant les répudiations et les grossesses issues de ces viols.

Un combat personnel et émotionnellement éprouvant

Mariam Ouedraogo ne se contente pas de recueillir les témoignages de ces femmes, elle tisse également des liens forts avec elles. Cependant, ce combat incessant a un prix. La journaliste souffre de symptômes de stress post-traumatique, se sentant violée à chaque récit de viol qu’elle entend. Malgré son impuissance face à la détresse de ces femmes, Mariam continue de se battre pour elles, perpétuant ainsi l’héritage de sa grand-mère maternelle, une femme au grand cœur qui aidait les plus démunis.

Malgré les risques et la fatigue, Mariam Ouedraogo ne compte pas s’arrêter. Elle se rend régulièrement sur le terrain, alertant les populations des attaques imminentes des djihadistes. Pour elle, ces femmes ont besoin d’elle et elle est prête à tout sacrifier pour les aider, même son sommeil.

Une sensibilité à la souffrance humaine

Mariam Ouedraogo se décrit comme une personne sensible à la souffrance humaine, attentive aux petites choses qui peuvent sembler banales pour les autres. Elle capte la douleur et refuse de détourner le regard. Son engagement envers les victimes de violences sexuelles liées au terrorisme est inébranlable, malgré les épreuves personnelles qu’elle traverse.

En conclusion, Mariam Ouedraogo est une journaliste engagée qui se bat sans relâche pour donner une voix aux femmes victimes de violences sexuelles perpétrées par les djihadistes au Burkina Faso. Son combat personnel et émotionnellement éprouvant témoigne de sa détermination à faire entendre ces voix silencieuses. Sa sensibilité à la souffrance humaine et son héritage familial la poussent à continuer malgré les risques et la fatigue. Son travail est essentiel pour sensibiliser le monde à cette réalité insoutenable.

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