Burundi : l’interdiction de circulation des deux-roues respectée mais aussi critiquée

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La mesure qui interdit les taxis-motos, taxis-vélos et tuk tuk dance la plus grande partie de la capitale burundaise, Bujumbura, est entrée en vigueur depuis ce lundi 21 mars et a été respectée à 100%, s’est réjouie dans un tweet l’administrateur de la commune de Mukaza. Une mesure loin de ravir pourtant les usagers.

Pour la première fois depuis des années, aucun vélo, aucune moto ni tuk-tuk n’a circulé dans les rues de Bujumbura ou les nombreux policiers ont été déployés pour faire respecter leur interdiction dans la ville.

Aucun conducteur de ces engins, accusés d’être responsables de la majorité des accidents de la route, n’a osé passer outre la mise en garde » aux récalcitrants » du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. De ce fait, beaucoup de gens ont dû marcher pour se rendre à leur travail ou à l’école ce lundi matin, dans ce pays parmi les plus pauvres du monde, où le transport en commun est encore embryonnaire.


« Le ciel nous est tombé sur la tête »

La mesure est drastique : même un simple privé qui faisait du vélo ou de la moto pour le loisir et le sport n’a plus le droit de l’utiliser, il ne peut pas également le conserver dans sa maison sous peine de sanctions pour ceux qui habitent la zone interdite, selon le ministère de l’Intérieur.

C’est une catastrophele ciel nous est tombé sur la tête », ce sont là quelques-uns des commentaires qui circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux burundais, car cette mesure heurte de plein fouet plus les 20 000 conducteurs de taxis-motos, vélos et tuk tuk avis par les services de la mairie de Bujumbura.

Autres victimes : les milliers de cyclistes qui collectaient le lait dans les différentes fermes autour de la ville et qui le livraient dans les boulangeries ou directement chez les ménages, ou qui approvisionnaient jusqu’ici les marchés et autres bosos en charbongumes autres produits de base.

Quelque 100 000 familles affectées

En réalité, ce sont quelque 100 000 familles qui sont affectées, si l’on tient compte également des autres activités liées à ce secteur du transport, notamment les mécaniciens, les vendeurs de pièces de rechange ou encore les processels ingénieurs de président de l’ Olucome, l’une des principales ONG locales, Gabriel Rufyiri.

L’Olucome et une seconde organisation, Parcem, ont dénoncé « une mesure prise dans la précipitation, sans étude délicate et sans aucune base légale », avant d’appeler à sa suspension. et vain.


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