CEMAC – Afrique Centrale: La création d’une communauté économique régionale unique divise

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La ville de Yaoundé a abrité les travaux de la 5ème session du Conseil des Ministres du Comité de Pilotage pour la Rationalisation des Communautés Economiques Régionales en Afrique Centrale hier, jeudi 11 août 2022.

L’objectif des travaux était d’examiner et d’approuver des projets visant à créer une communauté économique régionale unifiée. En particulier, le traité fondateur, la Convention sur la Cour de justice et des droits de l’homme, la Convention sur le Parlement et le Protocole sur la Haute Autorité monétaire de l’Afrique centrale.

Au cours des travaux, Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Economie, qui a présidé en tant que représentant personnel du président de la République Paul Biya, président de la Rationalisation, a exprimé la volonté de créer une nouvelle communauté économique régionale en Afrique centrale. Une idée qui n’a pas fait l’unanimité auprès des participants.

Abraham Rock Okoko Esseau, représentant du Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a pris la parole et a indiqué que l’option à considérer était la rationalisation par l’acquisition de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté économique des pays des Grands Lacs.

Il recommande donc que la CEMAC et la Communauté économique des pays des Grands Lacs disparaissent et fusionnent avec la CEEAC. Pour Abraham Rock Okoko Esseau, il est intéressant d’instaurer une rationalisation qui favorise la convergence des politiques et des programmes qui, selon lui, ont de meilleures chances de succès.

« Je suis plutôt pour une fusion dans la mesure où il y a nécessité de tenir compte des parcours historiques de ces différentes organisations et des conventions et autres traités qui existent. Lorsqu’on fusionne, il est question de maintenir tous ces intérêts-là. L’absorption quant à elle va faire que certains se sentent laissés alors que ce n’est pas le but » soutient l’économiste Louis-Marie Kakdeu.

Pour ce dernier « la CEEAC c’est 11 pays et lorsqu’on est nombreux, on est plus fort qu’en restant 06 pays à la CEMAC, ou encore en restant seulement dans les grands lacs. Il y a nécessité à mettre de l’ordre dans cette affaire, afin de créer la cohérence nécessaire aux échanges entre les différents pays, à l’instar de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest Ndlr) avec ses 16 pays qui fonctionne de façon plus harmonieuse » poursuit l’expert.

Jean Daniel Obama

ref: afriquepress

 

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