Congo-Brazzaville: inquiétudes de l’opposition face au changement constitutionnel

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Le 7 janvier 2022, sur proposition du Président de la République, le Parlement congolais a amendé l’article 157 de la Constitution en vigueur depuis 2015 ; prolongation de l’état d’urgence de 20 à 90 jours. L’opposition s’y oppose et y voit davantage une disposition visant à renforcer le pouvoir.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loicia Martial

Hier, samedi 15 janvier, lors d’une conférence de presse, devant un parterre de militants, l’opposant Jean Itadi du Congrès africain pour le progrès (CAP) a dénoncé les nouvelles dispositions de la Constitution : « j’ai peur qu’ils (Les leaders) n’utilisez pas ce régime d’exception pour écraser l’opposition. Le Congo est en danger. Il l’était déjà. Plus que jamais, le pouvoir peut saisir toutes les occasions d’arrêter, de fouiller, de punir et d’emprisonner il a déclaré.

« Ce qui a été fait est criminel »

Une inquiétude que Jean Itadi a clairement fait savoir aux journalistes : « Déjà en temps presque normal on voit le nombre de personnes disparaître dans les commissariats. Vous pensez que sous un régime d’exception, les gens retrouveront leurs enfants. Ce qui a été fait est criminel. Il n’y a aucun avantage pour moi « , il se tenait dessus.

Une source gouvernementale a été contactée qui a déclaré à RFI que la modification de cet article de la Constitution était opportune. Pour elle, l’opposition n’a aucune raison objective de s’inquiéter.

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