En Afrique du Sud, la variante Omicron est moins dangereuse que Delta, selon des recherches

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L’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD) a présenté mercredi 22 décembre une étude, toujours non validée par des collègues, sur la gravité de la variante Omicron, découverte par des scientifiques du pays il y a environ un mois. Les premières analyses dessinent une situation plutôt optimiste pour l’Afrique du Sud, ce qui ne veut pas dire qu’il en sera de même dans d’autres régions du monde. Deux autres études britanniques, préliminaires, arrivent aux mêmes conclusions.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Claire Bargelès

Il est encore tôt pour dresser un portrait définitif, mais selon l’expert en santé publique de l’Institut, Wassila Jassat, les premières données sont encourageantes : Bien que le nombre de cas semble dépasser celui du pic de la vague Delta, les admissions à l’hôpital ont diminué de moitié et le nombre de décès a beaucoup moins augmenté par rapport à la vague précédente. »

Résultats confirmés par une comparaison de patients atteints du variant Omicron avec d’autres patients. Cheryl Cohen est l’une des auteurs de cette étude : Sur la même période, les patients Omicron sont 80 % moins susceptibles d’être hospitalisés, même s’ils ont le même risque de contracter une forme sévère après admission. Et lorsque nous comparons Omicron avec des patients atteints d’onde Delta, nous constatons une réduction de 70 % du risque de développer une forme sévère. »

Mais pour Cheryl Cohen, ces résultats préliminaires ne valent que pour l’Afrique du Sud et sa population jeune, dont on estime que 60 à 70 % ont déjà été infectés par le virus :  » Que cela soit dû à la vaccination, à des infections antérieures ou à une virulence moindre du virus ne peut être déterminé à partir de ces données. Mais ce que l’on peut dire, c’est qu’en Afrique du Sud l’épidémiologie est telle qu’Omicron se comporte de manière moins dangereuse. »

Les scientifiques sud-africains pensent également que le pays a maintenant dépassé le pic des infections de quatrième vague.

Cette étude sud-africaine semble être corroborée par deux autres études menées cette fois en Grande-Bretagne et publiées mercredi. Ces derniers montrent que les infections avec la variante Omicron du Covid-19 conduisent à des hospitalisations moins rapidement qu’avec la variante Delta. L’une venait d’Ecosse, l’autre d’Angleterre, ces études préliminaires ont été bien accueillies par les experts, qui se sont toutefois montrés prudents et ont souligné que le taux de transmission élevé de la variante pouvait conduire à d’autres cas.

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