Kenya : la privatisation de 11 entreprises suspendue par la justice

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Un tribunal suspend la privatisation de 11 entreprises publiques au Kenya

Un tribunal au Kenya a suspendu la privatisation de 11 entreprises publiques, dont la société nationale pétrolière et gazière, suite à un recours déposé par le principal parti de l’opposition. Selon Raila Odinga, leader de l’opposition, la vente des participations de l’État devrait être soumise à un référendum en raison de l’importance stratégique de ces entreprises pour le pays, considéré comme la locomotive économique de l’Afrique de l’Est. Le juge de la Haute Cour Chacha Mwita a déclaré que le recours soulevait des questions constitutionnelles et juridiques d’importance publique, et a donc suspendu le processus de vente jusqu’au 6 février.

Une décision motivée par la situation économique du pays

Le gouvernement kenyan avait annoncé la vente de participations dans ces entreprises publiques afin de renflouer les caisses de l’État, alors que les recettes fiscales sont inférieures aux objectifs fixés. En effet, l’économie kényane est confrontée à une inflation galopante et à une monnaie en chute libre, ce qui a entraîné une augmentation considérable du coût du remboursement de la dette. La dette publique du pays s’élevait à plus de 10 100 milliards de shillings (64,4 milliards d’euros) à la fin du mois de juin, soit environ deux tiers du Produit intérieur brut. Le coût du service de la dette, principalement envers la Chine, a augmenté alors que la monnaie kényane a atteint des niveaux record.

Les conséquences pour le secteur agricole et l’économie kényane

Le secteur agricole, qui est le premier contributeur à l’économie kényane avec 21% du PIB en 2022, a été durement touché par la récente sécheresse et les pluies diluviennes. La privatisation de ces entreprises publiques aurait pu avoir un impact significatif sur le secteur agricole et sur l’économie dans son ensemble. Depuis l’adoption d’une loi de privatisation en 2005, seules six entreprises publiques ont été partiellement vendues, dont Safaricom, le plus grand opérateur de télécommunications, et KenGen, le producteur d’électricité.

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