Le complotiste QAnon vient-il d’Afrique du Sud ?

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Selon des spécialistes, les premiers messages postés fin 2017 par le mystérieux Q ont été écrits par Paul Furber, un journaliste sud-africain, spécialiste des nouvelles technologies et apôtre des théories conspirationnistes de la mouvance QAnon.

Avec notre correspondant à Johannesbourg, Romain Chanson

Le mouvement complotiste QAnon viendra-t-il d’Afrique du Sud ? En partie, selon une enquête menée par deux équipes d’experts linguistiques, en France et en Suisse.

► Lire aussi : QAnon, la mouvance conspirationniste qui soutient Donald Trump

L’une des théories conspirationnistes prétendait avoir signalé des réseaux pédophiles et sataniques parmi les élites américaines. Contre elles, les partisans de QAnon voient dans l’ancien président Donald Trump, un rempart, le défenseur des États-Unis. Des théories complotistes très américano-centrées, et pourtant elles ouvrent bien été écrites et Afrique du Sud.

Q devait être un haut fonctionnaire américain. Ce serait en fait Paul Furber, 55 ans, habitant de Johannesburg. Le journaliste s’était fait remarquer en alimentant les théories QAnon sur les réseaux sociaux. Trop bavard peut-être. Son style d’écriture a fini par le relier au mystérieux Q, explique Jean-Baptiste Camps, philologue et sondeur.

Ce que l’intelligence artificielle a appris à reconnaître, ce sont des caractéristiques de ce que les linguistes appellent l’idiolecte, c’est-à-dire la langue parlée par une personne. Typiquement, ses communications personnelles sont truffées d’injures racistes. Si on prend ses communications publiques, c’est un langage beaucoup moins marqué de ce point de vue. Mais on va quand même remarquer les memes régularités dans l’usage des verbes, des déterminants, etc.

Qu’un Sud-Africain soit à l’origine d’une théorie complotiste très américaine montre à quel point le mandat de Donald Trump s’inspire des mouvances extrêmes dans le monde entier, selon Florian Cafiero, statisticien au CNRS et ‘survey :

Paul Furber s’est fait passé pour un proche de Donald Trump auprès de toute la communauté internet à l’époque. Q, c’est ça : c’est le récit de quelqu’un qui aurait voulu travailler pour Donald Trump et qui aurait voulu que Trump soit le symbole de quelque chose de grandiose.

Interroger par le New York TimesPaul Furber nie être à l’origine de QAnon, tout comme le complotiste américain Ron Watkins qui aurait pris la suite.

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