Mali : la classe politique répond aux recommandations des Assises

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Prolongation de six mois à cinq ans de la période de transition au Mali, mise en place de nouveaux camps militaires, développement de nouvelles relations militaires, rédaction d’une nouvelle constitution ou encore renforcement de la lutte contre la corruption… Les recommandations des assises nationales ont crié au Mali différentes réponses à.

Après consultation d’un mois dans tout le pays, les conclusions ont été rendues publiques jeudi. En plus de prolonger la transition, les Assises ont conclu qu’une nouvelle constitution était nécessaire, que le nombre de partis politiques serait limité ou que de nouveaux partenariats militaires seraient développés.

Plusieurs centaines de recommandations ont été formulées et le président de la transition, le colonel Assimi Goita, a promis de les exécuter.

Plusieurs dizaines de partis politiques, dont certains de poids, avaient opté pour ne pas participer à ces Assises jugé trop coûteux et inutile après les nombreuses consultations qui ont déjà eu lieu dans le pays. Surtout, ces partis ont refusé de soutenir la prolongation de la transition.

« Un flou sémantique »

Parmi eux le parti Yelema, de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Il estime que «  les grands maux de notre pays sont indiqués dans les conclusions de ces Assises, comme ce fut le cas dans les conclusions du dialogue national inclusif. Problèmes institutionnels, problèmes de sécurité, problèmes de gouvernance… La plupart du mal est là-bas ».

Pour l’ancien Premier ministre,  » la question essentielle Reste le calendrier pour transformer ces recommandations en un projet de réforme. « À mon avis, et c’est souhaitable, il y aura probablement des interactions avec nos partenaires, notamment la CEDEAO, éviter les sanctions contre notre pays et convenir avec la CEDEAO d’un moment de transition. Donc, si jamais nous pouvons nous mettre d’accord sur ce calendrier de la transition, ce sera pour déterminer ce qui doit être fait de toute urgence pendant la transition et pour voir ce qui peut être fait pendant le régime à venir. » il croit.

Le PS-Yeleen, dirigé par Amadou Koita, avait refusé de soutenir la prolongation de la transition et estime que le Mali est aujourd’hui  » dans une impasse sécuritaire, une impasse économique, une impasse politique, une impasse diplomatique ».

Et les recommandations des assises nationales n’ont pas réussi à le convaincre. « Cela ne fait que confirmer nos craintes et nous pensons aujourd’hui que le travail que doivent faire les autorités de transition, en particulier le président de transition, est de veiller à ce que nous tenions nos engagements. il témoigne.

Le calendrier des prochaines échéances électorales a été très attendu, mais il reste encore flou. « VS« est un flou sémantique car on nous parle d’une plage d’extension de six mois à cinq ans » », selon M. Koita, pour qui une nouvelle feuille de route est nécessaire pour organiser les futures élections.

« Le but d’une transition est la fin de la transition »

La prolongation de la transition offre une certaine marge de négociation aux autorités, qui sont au point mort avec leurs partenaires internationaux emmenés par la CEDEAO. Concernant les négociations avec l’institution sous-régionale, le leader du PS-Yleen a ajouté : « Nous devons travailler aujourd’hui à aplanir les choses avec la CEDEAO et avec l’ensemble de la communauté internationale pour que nous puissions sortir de cette transition. Le but d’une transition est la fin de la transition. »

En revanche, cet exercice d’assises a particulièrement satisfait Jeamille Bittar. Porte-parole du M5 et proche du Premier ministre de transition Choguel Maïga, il a lui-même participé aux travaux et plaidé pour une prolongation substantielle de la période de transition.

A part ça, aujourd’hui, dire qu’on peut aller aux élections sans aucun préalable en matière de sécurité nationale, je pense que ça enverrait certainement les gens à un massacre qui ne dit pas son nom. Les Maliens ont décidé de prendre leur destin en main, vous nous direz donc que certains ont boudé les assises, mais aucun n’est indispensable. Devant l’enthousiasme, ces Assises ont donné des résultats satisfaisants.

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Jeamille Bittar, porte-parole de M5 et proche du premier ministre de transition

► À lire aussi : Transition au Mali : les Assises recommandent de 6 mois à 5 ans de prolongation, sans trancher

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