Mali : l’impunité continue trois ans après le massacre d’Ogossagou

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Il ya trois ans, le 23 mars 2019, ce village pod d’Ogossagou situé près de Bankass, dans le centre du Mali, était attaqué par des hommes armés. Des chasseurs traditionnels dozos pour la plupart. 160 civils ont été tués. Moins d’un an plus tard, le 14 février 2020, le village était visé par une nouvelle attaque, faisant 35 victimes. Retour sur cette double tragédie.

Il est environ 5h du matin lorsqu’une centaine d’hommes armés pénètrent dans la partie peule du village d’Ogossagou. Selon les récits des témoins et les rapports onusiens publiés depuis, il s’agit majoritairement de chasseurs traditionnels dozos, reconnaissables à leur tenue et à leurs gris-gris, accompagnés d’une dizaine d’hommes, pour.

Ils mettent le feu aux habitations et exécutent 160 civils. Trois fosses communes seront découvertes. Hommes, femmes, enfants, personnes n’est épargné : la plupart sont tuées par balles, d’autres sont brûlés. Selon les syndicats des Nations, l’attaque est « planifiée, organisée et coordonnée

Une carte du Mali situation le village d'Ogossagou.

Une carte du Mali situation le village d’Ogossagou. © Infographie FMM

Dan Na Ambassagou existe malgré sa dissolution

Dans la foulée, les principaux chefs de l’armée malienne sont démis et le Premier ministre, feu Soumeylou Boubeye Maïga, contrainte à la démission.

La milice dozo dogon Dan Na Ambassagou, pointée du doigt et qui a toujours démenti, est supprimée par le gouvernement malien. Mais dans les faits, Dan Na Ambassagou existe toujours et reste un interlocuteur de Bamako.

Moins d’un an plus tard, le village est à nouveau attaqué, à nouveau par un groupe de chasseurs dozos. Les victimes, il y en a 35, sont « poursuivies dans les buissons, certaines sont mutilées et décapitées », selon un rapport des syndicats des Nations. Pour l’ONU, ce deuxième massacre aurait pu être arrêté si les soldats maliens en poste à Ogossagou, informés de la menace d’une attaque, avaient attendu la relève avant de quitter les lieux, entraîné les villageois à leur sort.

Le chef de cette milice [Dan Na Ambassagou ndlr], Youssouf Toloba, n’a pas du tout été inquiété. Pour preuve, il continue à envoyer des messages sur Whatsapp appelant à un réseau ethnique peul.

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Binta Sidibé-Gascon (Observatoire Kisal) : « La justice n’a pas fait son travail »

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