Récemment virtuellement réunis à Pékin, les Brics prévoient de poursuivre leur expansion

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Après la levée du veto turc, la Suède et la Finlande annoncent leur adhésion à l’OTAN. L’Iran et l’Argentine demandent leur part pour rejoindre les BRICS, le groupe de pays émergents qui s’est virtuellement réuni à Pékin la semaine dernière.

Avec notre correspondant à PékinStéphane Lagarde

Devant l’image, on se souvient des tasses bleues et du thé rouge de Diaoyutai, la résidence d’invités de marque à Pékin, avec lesquelles les dirigeants des Brics ont agité sur les écrans du 14e sommet entre le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et le Sud. Afrique. Cette porcelaine, qui est acheminée par valise diplomatique vers les cinq capitales du groupe des pays émergents, n’est pas le seul dénominateur commun des échanges qui ont eu lieu virtuellement à Pékin les 23 et 24 juin.

L’autre grand sujet était l’élargissement du groupe :  » Il y a pas mal de pays qui frappent à la porte, explique Li Kexin, directeur général du Département des affaires économiques internationales au ministère chinois des Affaires étrangères† Des pays comme l’Indonésie, l’Argentine, l’Egypte ou l’Arabie Saoudite ont exprimé le souhait de rejoindre les BRICS. Et ils sont très actifs. Nous n’avons pas d’horaire fixe. Ceci est basé sur le consensus entre les membres. Nous devons rester aussi ouverts et inclusifs que possible.

Des Brics qui, avec 42% de la population et un quart du PIB mondial, permettent à la Russie de dire qu’elle n’est pas totalement isolée. La Chine avait contribué à ajouter le « S » au groupe Bric, pour « Afrique du Sud », invitant Pretoria à les rejoindre à la veille de Noël 2010. Douze ans plus tard, la diplomatie chinoise envisage à nouveau d’élargir l’alliance, mais dans un esprit par opposition à un mentalité de la guerre froide », ce que Pékin dénonce à propos des États-Unis et de ses alliés.

Autres pays invités au prochain forum à venir

Les Brics ne sont pas un bloc et cela doit rester un partenariat, rappelle l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Chine Siyabonga Cwele : « Notre intérêt commun est les questions de développement. Comment les ressources sont-elles mobilisées pour l’éducation, l’investissement et la création d’emplois ? Comment réduire les inégalités ? Nous sommes différents et nous voulons le rester, mais nous partageons les mêmes intérêts. Et tous ceux qui veulent contribuer au développement de l’Afrique sont les bienvenus.

Un clin d’œil aux autres alliances, sachant que ces derniers jours les chefs d’Etat indien, argentin, sénégalais, indonésien et sud-africain étaient également au sommet du G7 en Bavière. En attendant, les BRICS doivent rester un groupe non exclusif, confie un diplomate d’un Etat membre. L’Afrique du Sud, qui accueillera le prochain forum émergent l’année prochaine, prévoit d’inviter d’autres pays africains dans le cadre du dialogue Brics+. Et l’Iran, qui dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz, a demandé mardi à rejoindre ce groupe des Brics que Pékin et Moscou présentent comme une alternative au G7.

Lis : A Pékin, le 14e sommet des Brics s’ouvre sur fond de crise mondiale

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