Sénégal : la famille de Cheikh Wade, victime des émeutes de mars 2021, réclame toujours justice

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Il y a un an, cinq jours de manifestations, du 3 au 8 mars 2021, les plus violentes depuis les tensions électorales de 2011-2012, ont secoué le pays. Les heurts avaient éclaté dans la foulée de l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, accusé de viols par Adji Sarr, sur fond de tensions sociales et économiques liées à la pandémie de Covid. Bilan officiel après ces émeutes : 13 morts. Parmi eux, Cheikh Wade, 32 ans, tué par balle.

Avec notre correspondant à Dakar, Charlotte Idraci

Dans la maison familiale, deux portraits de Cheikh Wade, tailleur de profession, décédé le 8 mars 2021 dans la commune des Parcelles Assainies. Sa mère, Marième, ne l’a appris que le lendemain après un appel téléphonique de la police

Ca me fait trop mal au cœur, ceci-elle. Cheikh était un travailleur, il n’avait aucun problème. Il était juste sorti avec son drapeau de manière pacifique. Voilà sa chambre, où il avait sa machine à coudre… C’était un fils digne et honnête.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux à l’époque montre Cheikh Wade couché au sol après avoir été touché par un tir d’un agent de police. Sa famille a porté plainte contre X en mai 2021, sans aucun retour à ce jour, déplore Abdoulaye Wade, le frère de la victime.

Nous avons envoyé très mal. Cheikh a été tué par un officier de police mais la justice n’a pas dit un mot. Le gouvernement nous a convoqué. Il a négocié avec certaines familles mais nous a refusé d’y aller. Notre but est d’obtenir justice, et pas de négociations, ni d’argent ni de promesses.

Après les émeutes, le gouvernement avait annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête «  indépendante et impartialemais Abdoulaye Wade n’y croit pas : « Le gouvernement veut que les gens fermentent les yeux sur ces événements du mois de mars.

Il lance un appel pour que les victimes ne soient pas oubliées : « on va aller jusqu’au bout.

Dans un communiqué publié jeudi, Amnesty International Sénégal appelle « la justice à faire son travail en toute indépendance et rapidement pour établir les faits et les responsabilités » un après ces violentes émeutes.

Une relation : Adji Sarr (Sénégal) : «Je ne veux rien d’autre qu’un processus»

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