Sénégal : le Synpics réagit à la suspension de deux chaînes radio et télé privées

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Pas de son, pas d’image sur Zik FM et Sen TV, au Sénégal… Les chaînes radio et télé du groupe privé D-Media ont été suspendues jeudi soir pour 72 heures. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) avait mis en demeure de mettre fin aux revues de presse d’Ahmed Aïdara, élu maire de la ville de Guédiawaye, fin janvier.

L’organe de régulation a dénoncé des « manquements aux principes d’objectivité, de neutralité, d’équité et d’équilibre » danse les interventions du journaliste, désormais responsable politique de l’opposition. Une décision rejetée par l’intérêt et « illégal », selon le patron, le groupe de presse également personnalité politique, Bougane Guèye Dany, qui a indiqué que le personnel était au chômage technique.

La loi doit s’appliquer à tous les médias

Le Syndicat des professionnels et de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) a réagi vendredi soir. Son secrétaire général, Bamba Kassé, estime que la loi doit être respectée par le groupe mais aussi qu’elle doit s’appliquer à tous les médias.

C’est l’ultime étape qui est toujours mal vue mais nous estimons que cette fois-ci le CNRA a respecté la loi. Ce qui se passe c’est qu’il y a un acteur politique au Sénégal, un élu, qui continue à animer une revue de presse qui n’est pas professionnelle parce que très tendancieuse. Le simple fait que cet acteur politique appartienne à un camp politique, fait qu’il ne peut plus se prévaloir d’une certaine objectivité.

« Un gendarme à égale distance »

Sur le fait que d’autres personnalités politiques font partie d’autres médias, notamment des médias publics, et qu’elles ne soient pas inquiétées, Bamba Kassé précise : « A cette question c’est le CNRA qui devrait répondre mais on se permettra quand même, en tant que journaliste. Ce n’est pas quelque chose d’acceptable. Le principe voudrait qu’on ne nomme pas des partisans politiques à la tête des médias d’État, particulièrement. Nous estimons que oui, pour la liberté éditoriale de tout un chacun, oui pour le pluralisme mais il nous faut quand même un gendarme qui soit équidistant de tout le monde et qui veille à ce que la mission du service public d’information soit respectée bien par les entités publiques que les entités privées.

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