Soudan: les autorités suspendent une partie de l’accord de paix de Juba

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Au Soudan, le Conseil de souveraineté a suspendu jeudi le chapitre sur l’est du pays inclus dans les accords de paix de Juba signés en octobre 2020. Onder druk van een nieuwe sluiting van Port-Soedan door tegenstanders van de tekst, heeft de vice-president van de Soevereiniteitsraad, generaal Mohammed Hamdan Dogolo, alias Hemedti, kondigde de organisatie aan van een conferentie om een ​​compromis tussen de verschillende gemeenschappen te trouver.

Avec notre correspondant à Khartoum, Eliott Brachet

Trop de concessions au pouvoir central, insuffisamment représentatives… Depuis leur signature il y a un an, les accords de Juba se sont heurtés à une vive opposition d’une partie de la population de la tribu Beja et en particulier du clan Hadendawa. Leur chef Mohammed Tirik a exigé l’annulation pure et simple du chapitre oriental de ces accords. Jeudi, il s’est félicité de la décision du Conseil souverain qui, selon lui, est un pas dans la bonne direction.

L’accord prévoyait la création d’un fonds spécial pour l’est du pays, doté de 350 millions de dollars. Mais les opposants craignaient une mauvaise répartition des richesses. En arrière-plan, un conflit latent entre les communautés Hadendawa et Beni Amer se battant pour représenter la région. Une région avec Port Soudan. Une région riche en ressources, notamment minérales, mais où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

En septembre, la fermeture pendant plus d’un mois de Port Soudan, porte d’entrée de 80% des importations du pays : lourdes pertes pour l’économie nationale. Le blocus a été levé après le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhan. La colère faisait rage depuis un an dans cette région largement marginalisée.

Une coquille vide

Avec cette décision, toute l’architecture des accords de paix pourrait exploser. Un an après leur ratification, ces accords de Juba ressemble à une coquille vide. Seul le volet représentation politique a été appliqué. Vendredi, el-Hadi Idriss, membre du conseil souverain et chef d’un groupe rebelle darfourien, a estimé que la suspension de certains accords ouvrait la porte à de futurs problèmes.

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