Zimbabwe : des élections partielles « fabriquées » par le pouvoir ?

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Des élections partielles controversées au Zimbabwe

Au Zimbabwe, le parti au pouvoir se prépare pour les élections législatives partielles qui auront lieu dans 9 circonscriptions ce samedi. Cependant, ces élections sont entachées de controverses. En effet, le secrétaire général de la principale formation d’opposition a demandé la déchéance de 15 députés qui ont quitté le parti, ce qui a conduit à la tenue de ces élections partielles. Le pouvoir en place profite de cette crise présumée au sein de l’opposition pour renforcer sa position.

Une lutte intestinale au sein de l’opposition

La demande de déchéance des députés dissidents a été acceptée par le président de l’assemblée, malgré les objections du chef de l’opposition zimbabwéenne, Nelson Chamisa. Ce dernier considère le secrétaire général de l’opposition comme un usurpateur. Cependant, ses objections n’ont pas été prises en compte et les sièges vacants ont été déclarés auprès de la commission électorale. Cette crise au sein de l’opposition offre ainsi une opportunité au parti au pouvoir, la ZANU-PF, d’obtenir la majorité au parlement.

Des élections contestées et une mainmise du pouvoir

Le parti du président Emmerson Mnangagwa a la possibilité de renforcer sa position au parlement grâce à ces élections partielles. La justice a disqualifié la quasi-totalité des candidats de l’opposition, remettant en question la régularité du scrutin. Lors des élections générales qui ont eu lieu en août, le parti au pouvoir avait déjà obtenu une majorité au parlement, mais il lui manquait seulement 10 sièges pour avoir la majorité des deux tiers et pouvoir réviser les lois du pays. Cette situation soulève des interrogations quant à la démocratie au Zimbabwe.

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