Cameroun: Voici pourquoi ont risque Supprimer les examens officiels au profit des notes des bulletins

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    La communauté éducative se pose de multiples questions vis-à-vis de cette situation présente et future. Notamment celle des examens officiels de fin d’année.

    Comment harmoniser une stratégie nationale d’organisation des examens de fin d’année, au regard de la propagation du cov id-19 et la mise sur pied des mesures barrières dont la fermeture des établissements scolaires et l’interdiction des établissements scolaires de plus de 50 personnes. La fermeture des écoles de la maternelle au supérieur et le confinement font partie des mesures de riposte contre le coronavirus prises par le gouvernement camerounais le 17 mars dernier. Une mesure qui certainement aura des répercussions sur le plan de l’éducation dans le pays. On peut ici citer le retard dans les programmes scolaires. Face à cette situation ponctuelle, la communauté éducative se doit de réagir en trouvant des solutions alternatives dans les brefs délais.

    La ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga Egbe a pris ses responsabilités en proposant immédiatement des solutions alternatives. Notamment la migration vers des solutions numériques et la radiodiffusion. Cependant, plusieurs membres de la communauté éducative se posent de multiples questions vis-à-vis de cette situation présente et future. Notamment celle des examens officiels de fin d’année. Comment harmoniser une stratégie nationale d’organisation des examens de fin d’année, au regard de la propagation du covid-19 et la mise sur pied des mesures-barrières dont la fermeture des établissements scolaires et l’interdiction des établissements scolaires et l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes ?

    Nous nous sommes entretenus avec plusieurs enseignants, parents d’élèves et même certains dirigeants d’établissements. D’aucuns proposent clairement au gouvernement de reporter la date des examens à une date ultérieure, d’autres par contre proposent un maintien du calendrier des examens officiels en évaluant uniquement sur les parties du programme qui ont été vues en classe. Certains vont jusqu’à proposer la suppression des examens officiels 2020 classiques au profit des notes des bulletins. Pour dire clairement qu’il faudrait tenir compte des notes des bulletins pour octroyer des examens aux élèves.

    Le report du calendrier qui fâche

    Le nouveau paradigme de l’éducation au Cameroun « Approche par compétence avec entrée par les situations de vies » (l’Apc-Esv) oblige que lors des examens, on évalue le niveau d’acquisition des savoirs et des compétences des candidats au terme des enseignements en vigueur pour les classes d’examens. Pour dire qu’une année académique renvoie à un ensemble d’activités à mettre en place dans divers domaines de compétence permettant à un apprenant d’acquérir un certain nombre de savoir lui conduisant à développer les compétences attendues en fin d’année. Attribuer un diplôme à un élève renvoie donc à attester qu’il a effectivement acquis un ensemble de compétences bien définies à l’avance. D’où la nécessité de reporter les examens officiels à une date ultérieure pour donner la possibilité aux seigneurs de la craie d’achever leurs programmes c’est-dire de transmettre la totalité des savoirs et de compétence ; de crédibilité et surtout de scientificité aux résultats de ces examens2020.

    Organiser les examens officiels sans présentiel au Cameroun est une hypothèse qui consiste à faire recours à l’utilisation d’internet comme levier fondamental. Pour dire simplement qu’il sera question de supprimer le cadre présentiel des examens dans lequel les élèves et les enseignants se retrouvent dans un centre ou sous centre d’examen pour passer à une situation d’évaluation à distance. Il s’agit clairement du recours au e-learning. Avec un taux de pénétration de 11%, la facture numérique au Cameroun a du retard comparativement à celui de plusieurs pays d’Afrique. Elle est faible dans les zones urbaines à plus forte raison dans les zones rurales. De plus, le recours au e-learning demande en amont une formation solide des enseignants, des élèves et même du personnel administratif sur les pratiques techniques et pédagogiques sur le e-learning mais aussi sur les rôles de chaque entité du système. C’est en quelques sortes transformer tous les enseignants en techno-pédagogues. Et pourquoi ne pas penser à une solution hybride ?

    Évaluer les savoirs et les compétences Selon l’Approche par les compétences avec entrée par les situations de vie (l’Apc-Esv) choisie par le ministère des Enseignements secondaires, l’école n’est pas un lieu où les apprenants ne font qu’acquérir les connaissances en vue des examens, elle se préoccupe aussi de donner du sens aux apprentissages, c’est-à-dire d’amener l’école à mieux outiller les apprenants pour qu’ils puissent faire face à des situations de vie réelles, de plus en plus complexes de nos jours. Pour dire clairement que l’Apc-Esv vise à transmettre des compétences aux apprenants. Raison pour laquelle on peut nettement maintenir le calendrier des examens et évaluer les élèves en tenant compte des enseignements réellement effectués lors de la conception des épreuves. C’est-à-dire évaluer les savoirs et les compétences réellement acquis par les apprenants tout au long de la portion d’année. De plus, les examens pourront reposer sur 70% des programmes censés être déjà couvert avant l’arrêt des cours.

    Les nouvelles mesures prises par le ministre des Enseignements secondaires prônent les contrôles continus. Lorsqu’on sait clairement que selon la vision du Minesec, la note portée sur le bulletin devrait être une image des savoirs et compétences acquis par les élèves durant une période. Ce qui devrait donner un peu plus de poids au bulletin de l’élève car traduisant son niveau exact. De plus, cette hypothèse au gouvernement permettra au gouvernement de gagner plusieurs milliards qui pourront être injecté dans le fond de solidarité. Ainsi il est clair qu’il serait légitime de supprimer les examens officiels de 2020 pour ne considérer que les notes des bulletins. Les enseignants de chaque département harmoniser les évaluations en fonction du niveau de progression de l’ensemble des établissements. L’attribution des diplômes devrait se faire sur la base des évaluations continues. Solution beaucoup plus fidèle, valide et surtout peux couteuse. Bien qu’elle pose problèmes de l’uniformité des diplômes, de la valeur des examens sur le plan qualitatif et quantitatif.


    SOURCE: https://bit.ly/2VFi7Qj

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