Chaos politique: les USA décrètent la fin du régime Biya, voici pourquoi!

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    C’est l’analyse faite par Me Christian Ntimbane Bomo de la déclaration du Congrès Américain sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement au Cameroun.

    « A la lecture des nouvelles résolutions de la Chambre des représentants des Etats-Unis sur le Cameroun, on peut aisément comprendre maintenant la position américaine sur la gestion de la crise anglophone. Il faut bien se rendre compte à l’évidence que les Etats-Unis pèsent actuellement de tout leur poids au niveau du Conseil de sécurité pour pousser le gouvernement de Yaoundé à ouvrir un dialogue sur l’évaluation de la collaboration avec la minorité anglophone dont les dénonciations de stigmatisation et de marginalisation seraient la cause de la lutte armée et des revendications sécessionnistes.

    Ainsi les Etats-Unis demandent au gouvernement camerounais de rétablir le mode de gouvernance qui a motivé les anglophones à se rattacher au Cameroun francophone en 1961.

    Il s’agit bien évidemment du principe de la dualité culturelle anglophone -francophone à la Présidence de la République telle que prévue par la constitution camerounaise de 1961 à savoir

    article 9 :  » Le Président de la République fédéral et le vice-président qui ne peuvent être originaire d’un même Etat fédéré sont élus sur une même liste au suffrage universel direct et secret « .

    Ce qui veut concrètement dire que si le Président de la République est francophone , le vice-président qui le succède en cas de vacance ou de démission avant la fin de mandat serait un anglophone. Et vice -versa.

    Or pour procéder à la désignation d’un vice -président de la République, il faudra modifier les dispositions constitutionnelles sur la Présidence de la République ; la présidence de la République étant désormais assurée par le Président et un Vice-Président.

    Dans un tel schéma, les Président de la République et son vice-président doivent promouvoir un même projet politique qu’ils doivent soumettre au suffrage populaire.

    Ainsi, une élection d’un vice-président en l’absence de celle du Président de la République ne pourrait dès lors se justifier juridiquement et sur le plan constitutionnel après redéfinition des nouvelles règles d’élection à la présidence dorénavant dualisée.

    Si le Président de la République en exercice n’entend pas se remettre au suffrage universel en duo avec son vice-président, il ne se limiterait qu’à faire modifier la constitution actuelle pour les échéances présidentielles en fin de mandat c’est-à-dire en 2025-2026.

    Vu l’urgence d’une solution à la crise anglophone, une telle hypothèse est à exclure.

    Il ne serait donc pas osé de dire qu’il y aura très prochainement une nouvelle élection présidentielle au Cameroun à la suite de la modification certaine de la constitution camerounaise. »

    Source: camerounweb.com

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