CM – Climat : ce qu’il faut retenir du nouveau rapport sur le choc du GIEC

0

La voix est calme et les mots mesurés, mais les conclusions n’en sont pas moins inquiétantes : lorsqu’elle a résumé dimanche soir devant quelques journalistes les points clés du nouveau rapport du GIEC sur le changement climatique, fruit d’années de le travail de centaines de scientifiques est celui de la paléoclimatologue française Valérie Masson-Delmotte est restée zen. « L’activité humaine est à l’origine du changement climatique, c’est indéniable, et l’influence humaine rend de nombreux événements météorologiques extrêmes plus fréquents et plus graves, notamment les vagues de chaleur, les pluies torrentielles et les fortes précipitations. De nombreuses régions sont des sécheresses », a-t-elle déclaré.

Le Comité interétatique sur le changement climatique (GIEC) vient de présenter lundi matin les éléments scientifiques clés de son sixième rapport d’évaluation, sa plus importante publication depuis 2014. Le scénario le plus optimiste pour les émissions de gaz à effet de serre Des émissions de gaz à effet de serre réduites très rapidement, compte tenu de l’improbable La participation des gouvernements prévoyait désormais un pic à 1,6°C, alors que l’objectif du rapport spécial 2018 était de limiter le réchauffement à 1,5°C. Les quatre autres scénarios examinent l’élévation de température dans le cas d’émissions limitées à court et moyen terme et d’émissions élevées ou très élevées. Les projections vont de 2,1°C à 5,7°C d’ici 2081 à 2100, avec des conséquences catastrophiques qui augmentent en fréquence et en intensité à chaque dixième de degré parcouru. « Si nous agissons maintenant, nous pourrons en voir les bénéfices dans dix à vingt ans », a assuré Valérie Masson-Delmotte.

À trois mois de la COP26 de Glasgow, cette publication choc ne manquera pas d’influencer les négociations internationales sur le climat. . Pour sa part, l’opinion publique ne peut que rapporter les résultats de ce rapport à la fréquence et à l’intensité croissantes des événements météorologiques extrêmes sur la planète ces dernières années. Le GIEC publie un atlas régional qui permet à chacun de consulter les risques du changement climatique dans sa région et consacre un tiers de ses chapitres aux études régionales. En permettant aux citoyens d’en savoir plus sur leurs régions, les chercheurs espèrent impliquer les décideurs locaux aux côtés des gouvernements.

Le 9 août, les experts ont publié la première des trois parties du nouveau rapport d’évaluation, qui rassemble la science. Des centaines de chercheurs du monde entier présentent la situation climatique actuelle et son évolution prévisible, en tenant compte des progrès des connaissances et des technologies depuis le dernier rapport en 2014. La deuxième partie (dont une ébauche a fuité) doit être publiée en février. 2022 et traitera des effets du changement climatique sur les écosystèmes, tandis que la troisième partie en mars 2022 présentera des solutions pour freiner le réchauffement climatique et ses conséquences. Le rapport de synthèse sera publié en septembre 2022.

Les chercheurs se sont appuyés sur des données scientifiques plus nombreuses et de meilleure qualité que lors de la production du cinquième rapport. L’historique des mesures de la température mondiale, par exemple, vient du Met Office britannique, qui a déployé une nouvelle version de son système, HadCRUT5, qui prend mieux en compte d’éventuelles distorsions ou erreurs dans les chiffres enregistrés par les stations météorologiques terrestres depuis 1850 ou à travers bouées.

« Ces mises à jour permettent une meilleure cohérence avec d’autres données de température et une plus grande confiance dans notre compréhension des changements », ont expliqué les météorologues britanniques en 2020 lorsqu’ils ont publié la nouvelle version de leur système. Les données ont également été largement mises à jour pour combler les lacunes dans la région arctique qui se réchauffe le plus rapidement, augmentant les estimations de la température mondiale de 0,1 degré. La réduction du CO2 est abordée dans le rapport. Selon l’Environmental Protection Agency des États-Unis, les concentrations de méthane et d’oxyde nitreux ont atteint un niveau record depuis 800 000 ans. Même s’il ne reste dans l’atmosphère qu’une dizaine d’années, le potentiel de réchauffement du méthane est près de 90 fois supérieur à celui du CO2. Et la fonte des glaces dans l’Arctique en libérera des milliards de tonnes dans les décennies à venir, dont certaines finiront dans l’océan et pourraient y être rongées par des bactéries.

Ce sixième rapport consacre un chapitre entier au « court -les moteurs du climat vécu » pour la première fois. , c’est-à-dire les aérosols, particules et autres gaz réactifs (dont l’ozone) qui disparaissent de l’atmosphère au bout de quelques heures ou mois, et qui sont aussi un levier pour limiter le réchauffement climatique.

Un tel rapport est un travail gigantesque : Chacune des trois parties a été rédigée par 234 à 270 auteurs, avec des références à des dizaines de milliers d’articles scientifiques et des dizaines de milliers de commentaires pour permettre aux auteurs d’affiner le texte. Le GIEC est un organisme dépendant de l’ONU responsable de la climatologie. Il se réunissait en séance plénière virtuelle depuis le 26 juillet, qui a abouti à un vote sur la version définitive des textes le 6 août.

Intelligence artificielle, crédit social, avenir du travail : prenez du recul chaque mois et découvrez les sujets qui façonneront demain

Et ça n’a pas pris longtemps…

Pour répondre à ses besoins énergétiques, la Chine annonce l’ouverture de 38 mines de charbon

La pression de cette organisation est insupportable. D’autant plus qu’il prétend que ces résultats sont impératifs. Je n’aime pas les gens qui prétendent être indéniables. Cela ressemble à une dictature. Comment pouvez-vous vous attendre à ce que les gens qui sont payés disent que le climat change, qu’ils perdent leur emploi, que le climat ne changera pas, ou au moins qu’ils laissent une lueur d’espoir ? Et d’autant plus que la cause est humaine. Qui nomme ces personnes ? Quel est votre statut ? Qui contrôle leur travail ? Il semble que Macron et sa commission citoyenne aient été manipulés par des experts « choisis ».

Lire les articles de la rubrique Environnement,
Suivez les informations en temps réel et accédez à nos analyses d’actualités.

FAQCrédit d’impôtTutoriel vidéoPublicitéContactPlan du siteMentions légalesCharte de modération CGUCGVPolitique des cookiesPolitique de protection des données personnelles Archives

Créez un compte pour accéder à la version numérique du magazine et à tout le contenu Point inclus dans votre annonce.

Pour cela, saisissez votre numéro d’abonné dans les paramètres de création de compte.

La rédaction du Point – plus d’une centaine de journalistes – vous accompagne
ses enquêteurs, ses reporters, ses correspondants sur tous les continents.
Notre travail? Enquêter, révéler et, surtout, ne jamais lâcher prise. Recettes de
L’abonnement et la publicité nous donnent les moyens d’un journalisme gratuit et de qualité.
Pour nous lire, abonnez-vous ou acceptez les cookies.

Keywords:

Intergovernmental Panel on Climate Change,Climate change,Greenhouse gas,Intergovernmental Panel on Climate Change, Climate change, Greenhouse gas,,Changement climatique, Actualité, actualités, Sciences, astronomie, actualité scientifique, sciences humaines, écologie, planète, zoologie, faune et flore,,climat,rechauffement climatique,giec,,,,Climat,Météo,,,Changement climatique-Émission de gaz à effet de serre-Politique de l’environnement-Effet de serre-Climatologie-Bill Gates-Valérie Masson-Delmotte-Robert Vautard-Giec,

Donnez votre avis et abonnez-vous pour plus d’infos

[gs-fb-comments]

Vidéo du jour: