CM – « HPI »: « Nous voulions faire du sur-mesure pour Audrey Fleurot »

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«Aujourd’hui, il n’y a pas de tabous à TF1. Nous ne nous interdisons rien. « La directrice artistique du groupe de fiction TF1, Anne Viau, nous assure que l’ambition des créations originales est désormais sur la chaîne phare. La dernière série, HPI, arrive ce soir. Soutenue par une campagne publicitaire d’envergure à tous les niveaux. En France, cette comédie policière est à l’honneur. une Audrey Fleurot effrontée dans la peau d’un personnage «atypique»: une femme de ménage à fort potentiel intellectuel qui travaille avec la police pour résoudre une enquête, Anne Viau, elle-même ancienne scénariste, croit en une personnalité bien forte, qu’elle considère dans le en ligne droite des plus jeunes héros de la station. Elle en douterait à tort: ​​les start-up de Gloria avec Cécile Bois ou le député avec JoeyStarr ont rassemblé en moyenne plus de 7 millions de curieux il y a quelques semaines. saison 2 pour l’émission que je promets. La fiction de TF1 se passe bien, merci. De plus, une vingtaine de projets sont en préparation. L’un des plus attendus est Syndrome E, l’adaptation d’un roman de Franck Thilliez, dont Anne Viau nous donne en exclusivité le casting. Ou la fantastique mini-série Plan B avec Julie de Bona. Rencontrez un réalisateur de fiction qui jure de « pousser la glissade de l’audace ».

Le Point Pop: La série HPI atterrit sur votre antenne ce soir. Peux-tu nous présenter la nouvelle héroïne de TF1?

Disons que cela coïncide avec le temps. Elle est en contact avec les problèmes rencontrés par les Français et elle en sort avec humour et une jolie deuxième année.

C’est plutôt une comédie policière. Avec une approche originale de la recherche de l’intelligence vive d’un personnage. Son duo avec le commandant Caradec, joué par Mehdi Nebbou, qui est aussi psychoactif que terreux, est très savoureux. HPI s’inscrit pleinement dans l’ADN de nos fictions d’aujourd’hui.

Chez TF1, notre mission principale est de mettre en avant des héros extrêmement forts et atypiques dont nous nous souvenons. Nous avons donc des visages différents avec leur singularité, comme Audrey Fleurot, qui a beaucoup contribué au personnage de Morgane, Isabelle Nanty (Munch) ou encore Tomer Sisley (Balthazar)… C’est une galerie d’acteurs pour laquelle nous voulions être en sécurité. -Mesuré.

Morgane Alvaro est avec sa blague surtout dans la rangée d’autres personnages hauts en couleur que nous avons déjà sur TF1, comme Sam (Natacha Lindinger) ou « The Replacement », joué par JoeyStarr. Elle dit à voix haute ce que vous pensez doucement. Elle est comme nous dans « plus, plus ». Nous sommes pour le mieux.

Pourquoi ne pas mettre plus de séries humoristiques irrespectueuses sur votre antenne, comme La Flamme de Canal?

Je pense qu’il n’y a pas de limites. Nous avons une grande liberté aujourd’hui. Ce qui fait ressortir nos décisions, c’est l’envie de se faire remarquer, de créer un événement …

(Elle rit.) A La Promesse, je ne vois pas comment on aurait pu aller plus loin … Aussi, le public est venu en masse et n’a pas lâché la série. Nous avons eu en moyenne plus de 7,1 millions de téléspectateurs.

Maison Close, la série que vous avez co-signée en tant que scénariste pour Canal en 2010, pourrait-elle avoir sa place sur votre grille aujourd’hui?

Tout dépend du traitement, mais il y a peu de choses qui nous retiennent. Il n’y a plus de tabous. De plus, l’une des héroïnes des Combattantes que nous sommes sur le point de tourner est une prostituée et travaille dans un bordel.

Parfois quand il s’agit de la réalisation on remarque encore des effets forts. On a le sentiment que vous vous souciez de ne laisser personne sur le bord de la route …

Vous savez, le spectateur devient de plus en plus exigeant, il est de plus en plus formé aux questions de fiction. Mais oui, la fiction de TF1 doit plaire au plus grand nombre: elle est populaire, familiale, généraliste et uniforme.

Comment expliquez-vous que le public se tourne de plus en plus vers la fiction française au détriment des séries américaines?

Je vois deux raisons à cela. Aujourd’hui, il y a une forte tendance à la hausse, une «premiumisation» de l’offre avec l’envie de franchir les frontières et d’explorer différents genres. Et puis je pense que dans une société de plus en plus globalisée le public a un réel appétit pour le «local» avec des séries qui nous ressemblent et qui parlent de nos préoccupations.

Cette «premiumisation» donne des séries comme Joséphine, Guardian Angel ou Camping Paradis une touche d’âge. N’êtes-vous pas tenté d’y mettre fin?

Bien sûr que non, ils font partie de TF1. Je pense que ces deux séries fonctionnent comme les Madeleines de Proust. Le public a grandi avec eux. Ils sont très chers au cœur du public. Ils fonctionnent très bien dans les répétitions en été. Nous filmerons également la 100e aventure de Joséphine.

Vous avez eu l’audace de prendre le risque d’installer deux feuilletons. Demain nous appartient et c’est là que tout commence dans le créneau stratégique du temps d’accès (avant le journal télévisé de 20h). Quelles sont vos conclusions? Je suis très heureux du succès de ces deux savons. Demain nous appartient et est le leader de son segment avec une moyenne de 3,8 millions de téléspectateurs par nuit. Et avec Here Everything Begins, nous avons gagné plus de 20 points pour l’objectif des 15-24 ans. Ces feuilletons nous permettent d’établir un dialogue entre parents et enfants sur des questions telles que le harcèlement, l’homophobie ou la violence à l’égard des femmes. ITC (c’est là que tout commence, ndlr), c’est un peu comme le nouveau Beverly Hills. C’est un vrai phénomène chez les jeunes, et il apparaît fréquemment dans les top tweets (terme utilisé pour désigner les sujets les plus commentés sur Twitter, ndlr). Et cela sans jamais exclure les parents. C’est exactement ce que nous essayons de faire chez TF1.

Nos fictions dépassent souvent 30 à 40% de part de marché pour les jeunes cibles. Je suis très intéressé par l’idée de séduire ce public plus volatile, mais aussi plus exigeant, qui utilise beaucoup de fiction. Pour cette raison, nous mettons l’accent sur la série pour jeunes adultes, comme ce sera le cas avec Fugueuse, qui raconte comment une jeune fille issue d’une bonne famille se prostitue par amour. C’est surtout la preuve que la télévision traditionnelle, qualifiée de mourante, continue d’être unifiée.

Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la diversité et à l’égalité des chances, a récemment salué les valeurs promues par Here of inclusion. Tout commence. Cette reconnaissance est-elle importante pour vous?

Oui, s’il vous plaît. Il est important que nos programmes modifient les paramètres. Nous avons des personnages transgenres, homosexuels … Je vous rappelle qu’une famille impressionnante a déjà conclu un mariage gay (2013, ndlr). Nous diffuserons prochainement Il est elle avec Odile Vuillemin et Jonathan Zaccaï, qui traitent du sujet de la dysphorie de genre. Nous voulons rester en phase avec la société et participer à l’évolution des mentalités.

L’adaptation ne consiste pas seulement à traduire et à filmer les scripts. Anne Viau, directrice artistique de la fiction du groupe TF1

On vous reproche souvent de multiplier les adaptations de séries à des créations originales. Comment réagissez-vous à cette polémique?

(Elle sourit) Ah, j’en entends parler à chaque fois! Je suis assez décomplexé à ce sujet. Je ne pense pas que Red Bracelets, Sam ou je promets qu’ils auraient eu le même succès si nous avions diffusé la série dont ils ont été adaptés. La personnalisation ne consiste pas seulement à traduire des scripts et à enregistrer. Je ne suis pas contre les adaptations et les créations originales. Et puis nous avons un large catalogue de créations originales, dont HPI, Munch, La Promesse, Balthazar ou Syndrom E.

Syndrome E n’est qu’une des séries TF1 les plus attendues. Pouvez-vous nous en dire un peu plus?

Il s’agit de l’adaptation du premier roman de Franck Thilliez dans lequel se rencontrent ses deux enquêteurs Sharko et Hennebelle. Cette mini-série est produite par Laure de Butler, à qui l’on doit La Promesse. Le tournage commencera bientôt et je vous montrerai également le casting. Les deux héros sont interprétés par Vincent Elbaz et Jennifer Decker de la Comédie-Française. Et autour d’eux, vous trouverez Emmanuelle Béart, Kool Shen, Michèle Bernier, Richard Bohringer, Anne Charrier, Bérengère Krief, Dominique Blanc, Samy Seghir et Marius Colucci. Un casting cinq étoiles populaire de tous horizons.

Ils sont sur le point de diffuser une histoire française qui revient sur l’affaire du petit Grégory. Les récentes avancées de l’enquête vont-elles changer quelque chose?

Non, cela ne changera rien, car nous voulions raconter ce drame principalement du point de vue d’un gendarme et d’un journaliste. Il s’agit davantage d’une réflexion sur une époque et ses dérives dans le traitement médiatique des procédures judiciaires. Nous l’avons fait dans le respect des victimes et des protagonistes. Tout ce qui est raconté dans cette série provient de déclarations, de témoignages et de procès-verbaux. Surtout, il ne s’agit pas de prendre parti.

Comme je vous l’ai dit, nous allons faire une nouvelle série historique, Les Combattantes. L’idée est d’effacer un peu le genre, de le mettre à jour et de faire des parallèles avec les problèmes actuels, en particulier le statut de la femme. L’histoire se déroule pendant la Première Guerre mondiale et suit le sort de quatre femmes, une religieuse, une prostituée, un capitaine d’industrie et une jeune infirmière qui remplaceront les hommes partis au combat. Avec Camille Lou, Audrey Fleurot, Julie de Bona et Sofia Essaïdi.

Le casting ressemble beaucoup au Charity Bazaar. N’avez-vous pas peur de fatiguer le public et d’éliminer l’effet de surprise en appelant trop souvent certains artistes?

L’idée est de retrouver ces trois héroïnes dans une nouvelle période tourmentée de l’histoire. Elle est au cœur du concept de cette collection. Ce sont aussi des actrices que nous aimons beaucoup et avec qui nous entretenons une relation privilégiée. Mais nous tournons avec de nombreuses autres actrices comme Cécile Bois, Mathilde Seigner, Marilou Berry, Muriel Robin et Sylvie Testud. Notre panel est très large. Désormais, il est vrai que TF1 veut être un vivier de talents. Oui, on aime développer des comédiens dont on a vu la naissance, comme c’est le cas avec Camille Lou, Clément Rémiens ou Julie de Bona. Nous faisons de même avec les scénaristes et les réalisateurs.

Si vous lisez un tweet élogieux de Stephen King à propos de La Mante qu’il a vu sur Netflix, c’est vrai que vous êtes étonné. Anne Viau

La collaboration avec Netflix au Bazar de la Charité a été fructueuse et a fait rayonner une création française dans le monde entier. Il est important de faire connaître notre savoir-faire hors de nos frontières. Quand nous lisons un tweet élogieux de Stephen King à propos de La Mante qu’il a vu sur Netflix, il est vrai que nous sommes étonnés. Nous resterons bien sûr ouverts à d’autres collaborations avec des plateformes si le projet est adapté.

La prévisualisation de certaines de vos fictions sur la plateforme française Salto ne fait pas trop mal à votre public?

(Elle sourit.) Non , im Au contraire, il fait travailler le bouche à oreille. C’est vertueux. Nous sommes souvent dans le top 10 de Salto. Et cela n’a pas empêché Gloria ou La Promesse d’atteindre un public sur notre antenne.

Je regarde beaucoup de séries (elle rit) et je ne le cache pas, j’aime Le Bureau des Légends, mais j’aime aussi comme A French Village ou pas non plus, ne fais pas ça, ne fais pas ça.

Yves Rénier est décédé le 24 avril. Peut-on dire qu’il était un acteur emblématique sur TF1?

Oui, nous avions une relation privilégiée avec lui. Merci, bien sûr, au commissaire Moulin, mais aussi à de nombreuses autres fictions comme les dolmens. Il avait également réalisé Jacqueline Sauvage et récemment La Traque (sur l’affaire Fourniret, ndlr). Il y a quelques jours, il était à l’antenne dans un épisode de Leo Mattei. Nous sommes tristes. Avec ses rires, son humour et ses positions, il manque au public.

LETTRE DES MÉDIAS. Le géant Bertelsmann étudie activement l’idée d’une fusion de M6 et TF1 proposée par Bouygues. Une opération aussi séduisante que complexe.

L’acteur et réalisateur est décédé samedi d’une crise cardiaque à l’âge de 78 ans. Une disparition qui a provoqué une vague d’émotions.

L’acteur et réalisateur de 78 ans est décédé d’une crise cardiaque dans sa maison de Neuilly-sur-Seine dans la nuit de vendredi à samedi.

LOFT STORY A 20 ANS. La télé-réalité a radicalement changé depuis 2001, mais elle a popularisé de nouvelles pratiques qui ont imprégné toutes les émissions.

Je ne sais pas si je vais regarder cette série, mais un certain commentateur misogyne a dû avoir de sérieux problèmes avec ses professeurs pour toujours ne pas pouvoir ouvrir une Bescherelle ou activer un correcteur orthographique! Ses paroles ne sont pas appréciées.

Les anglo-américains et moi sommes déçus par les séries françaises. Après tout, dans ce cas, on nous aura assuré que les femmes peuvent être intelligentes …

Un problème avec les femmes ou un problème de QI?
Les deux mon général!

Qui n’a jamais pensé à la montée du populisme face à un épisode du Machiavellian Game of Thrones ou du Black Baron? Ou les mérites – ou pas – de la transparence en politique quand on regarde l’emprunt? Le succès planétaire de La Casa de Papel ne reflète-t-il pas la montée de la pensée «anti-système» dans nos démocraties? Qu’est-ce que les grandes histoires contemporaines de la série nous apprennent de manière plus pragmatique sur le pouvoir, ses enjeux et ses jeux, comment les conquérir et les conserver?

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